Syrie: Les Pays-Bas vont rapatrier douze femmes et 28 enfants proches de Daech

Cette décision intervient après qu'un tribunal néerlandais a recommandé en mai que les femmes soient renvoyées immédiatement aux Pays-Bas, ou qu'un engagement de retour soit ensuite pris dans les quatre mois (Photo, AFP).
Cette décision intervient après qu'un tribunal néerlandais a recommandé en mai que les femmes soient renvoyées immédiatement aux Pays-Bas, ou qu'un engagement de retour soit ensuite pris dans les quatre mois (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 02 novembre 2022

Syrie: Les Pays-Bas vont rapatrier douze femmes et 28 enfants proches de Daech

  • «Les femmes seront arrêtées après leur arrivée aux Pays-Bas et seront jugées», a précisé l’exécutif dans une lettre au Parlement
  • Pour des «raisons de sécurité et de confidentialité des personnes concernées», le gouvernement n'a pas indiqué d'où venait le groupe

LA HAYE: Le gouvernement néerlandais a annoncé mardi le rapatriement de Syrie de douze citoyennes soupçonnées d'infractions terroristes et de leurs 28 enfants, la plus grosse exfiltration de familles de djihadistes jamais organisée par les Pays-Bas.

"Les femmes seront arrêtées après leur arrivée aux Pays-Bas et seront jugées", a précisé l’exécutif dans une lettre au Parlement, qui vise grâce à cette opération spéciale à "empêcher l'impunité de ces douze suspectes".

Le tribunal du district de Rotterdam (ouest) avait en mai recommandé au gouvernement de rapatrier ou d'avoir pris un engagement concret dans ce sens pour ces douze femmes dans les quatre mois.

Pour des "raisons de sécurité et de confidentialité des personnes concernées", le gouvernement n'a pas indiqué d'où venait le groupe.

Les familles des djihadistes capturés ou tués en Syrie et en Irak se trouvent pour la plupart dans des camps administrés par les autorités kurdes qui réclament leur rapatriement dans leurs pays d'origine.

Leur retour s'est révélé une question délicate dans la plupart des pays de l'Union européenne - dont les Pays-Bas - depuis la chute en 2019 du "califat" de Daech.

Début 2022, le gouvernement néerlandais a récupéré cinq femmes de Daech et leurs onze enfants dans le camp de réfugiés kurdes d'Al Roj, dans le nord de la Syrie.

Une femme originaire de la ville de Gouda avait été en juin 2021 la première femme à être rapatriée sur le territoire néerlandais, avec ses deux jeunes garçons, du camp Al-Roj. Elle a été condamnée à 3 ans et demi de prison.

Paris a annoncé en juillet dernier un premier "rapatriement massif" depuis la chute du "califat" (35 mineurs et 16 mères), suivi d'un autre en octobre (15 femmes et 40 enfants).

Le Comité des droits de l'enfant de l'ONU avait estimé en février que la France avait violé les droits des enfants français retenus dans les camps en Syrie en omettant de les rapatrier.

L'Allemagne, qui s'est efforcée de procéder régulièrement à des opérations de rapatriement a annoncé début octobre le rapatriement de sept enfants et quatre femmes supplémentaires, considérant avoir réglé presque tous les cas connus de familles allemandes dans les camps de prisonniers djihadistes de Syrie.


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.