Macron doit s’opposer à l’expulsion de l’avocat franco-palestinien

L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri (Photo, Fournie).
L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri (Photo, Fournie).
Short Url
Publié le Dimanche 04 décembre 2022

Macron doit s’opposer à l’expulsion de l’avocat franco-palestinien

  • Le citoyen français Hamouri, qui est en détention administrative depuis mars, risque d'être expulsé dès dimanche
  • L'avocate du groupe de défense des droits de l'hommea qualifié la suppression de la résidence de Hamouri de «mesure drastique qui viole le droit fondamental d'une personne à vivre dans sa patrie»

LONDRES: Plusieurs organisations caritatives et groupes d'activistes ont appelé le président français, Emmanuel Macron, à agir immédiatement contre l'expulsion de l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri par les autorités israéliennes.

Ce jeudi, Israël a annoncé qu'il avait retiré à Hamouri sa résidence à Jérusalem et qu'il prévoyait de l'expulser vers la France, affirmant qu'il était un «activiste d'un groupe militant interdit».

Le citoyen français Hamouri, qui est maintenu depuis mars en détention administrative —un mécanisme qui permet aux autorités israéliennes de détenir des suspects sans accusation pendant des mois — risque d'être expulsé dès dimanche, bien qu'il réside depuis toujours à Jérusalem.

Son accusation, tel qu'annoncée par le ministère israélien de l'Intérieur, est un «manquement à l'allégeance» envers l'État d'Israël, confirmée pour la première fois le 29 juin de l'année dernière. Il n'a pas été condamné dans le cadre de cette procédure.

Israël affirme que Hamouri est membre du Front populaire de libération de la Palestine, un groupe considéré comme une organisation terroriste par Israël et les États-Unis.

Il est avocat pour Adameer, un groupe de défense des droits qui aide les prisonniers palestiniens et qu'Israël a interdit pour ses liens présumés avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Il a déjà passé sept ans en prison après avoir été condamné pour un complot présumé visant à tuer un rabbin éminent, mais a été libéré lors d'un échange de prisonniers avec le Hamas en 2011.

Human Rights Watch, l'ACAT-France, Amnesty International France, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme exhortent Macron à demander immédiatement aux autorités israéliennes de libérer Hamouri.

Ils ont affirmé que cette décision créait un dangereux précédent pour les défenseurs des droits de l'homme et les avocats palestiniens à Jérusalem, qui pourraient être systématiquement pris pour cible sur cette base.

L'avocate du groupe de défense des droits de l'homme HaMoked, Dani Shenhar, a qualifié la suppression de la résidence de Hamouri de «mesure drastique qui viole le droit fondamental d'une personne à vivre dans sa patrie».

Elle poursuit: «En tant que membre de la population indigène de Jérusalem, Hamouri ne doit aucune allégeance à l'État d'Israël, le fait que cette décision ait été prise en grande partie sur la base de preuves secrètes ne fait qu’aggraver l'injustice.»

La Cour suprême d'Israël a autorisé cette semaine l'expulsion après avoir rejeté un pourvoi en cassation fait par HaMoked.



 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.