Dans les cryptomonnaies, le Français Ledger prospère malgré la crise

Le modèle de Ledger repose sur la détention directe des cryptomonnaies (AFP)
Le modèle de Ledger repose sur la détention directe des cryptomonnaies (AFP)
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Publié le Dimanche 04 décembre 2022

Dans les cryptomonnaies, le Français Ledger prospère malgré la crise

  • Ledger est l'une des entreprises vedettes de la tech française avec son produit phare, un accessoire semblable à une clef USB qui permet aux internautes de stocker les codes sécurisés donnant directement accès à leurs cryptomonnaies mais aussi aux NFT
  • En novembre, les ventes de l'entreprise ont été «près de quatre fois supérieures» à celle d'octobre et Ledger devrait à la fin de l'année frôler la barre des six millions de portefeuilles vendus dans le monde

PARIS : Loin d'être freiné par la déroute de la plateforme d'échange de cryptomonnaies FTX, le fabricant français de portefeuilles sécurisés pour ces monnaies virtuelles Ledger bat actuellement «tous ses records» de vente, selon son PDG Pascal Gauthier.

«En novembre, on aura fait le meilleur jour de l'histoire de Ledger, la meilleure semaine et le meilleur mois», affirme le patron de l'entreprise.

Ledger est l'une des entreprises vedettes de la tech française avec son produit phare, un accessoire semblable à une clef USB qui permet aux internautes de stocker les codes sécurisés donnant directement accès à leurs cryptomonnaies mais aussi aux NFT, ces jetons numériques uniques qui reposent sur la même technologie: la chaîne de blocs ou «blockchain».

En novembre, les ventes de l'entreprise ont été «près de quatre fois supérieures» à celle d'octobre et Ledger devrait à la fin de l'année frôler la barre des six millions de portefeuilles vendus dans le monde, indique M. Gauthier, qui se refuse toutefois à toute indication de valeur.

Le chiffre d'affaires mensuel de Ledger «se chiffre en dizaines de millions d'euros», se borne-t-il à dire.

Pour Pascal Gauthier, l'écroulement spectaculaire de FTX, un poids-lourd mondial, et les autres faillites du même type ne font que conforter le modèle de Ledger, qui repose sur la détention directe des cryptomonnaies.

Le bitcoin, ethereum et autres cryptomonnaies ont été créés pour que les internautes puissent échanger de la valeur directement entre eux et pas pour permettre l'apparition de grandes plateformes où le particulier ne fait qu'ouvrir un compte et ne contrôle pas directement son bien, explique-t-il.

Ces plateformes peuvent peut-être jouer un rôle d'initiation, mais «une fois qu'on est dans la crypto, on ne devrait jamais leur laisser ses cryptomonnaies», souligne-t-il.

Malgré les milliards partis en fumée ces derniers mois pour FTX et consorts, Pascal Gauthier estime que les cryptomonnaies, sur le fond, confirment les espoirs placées en elles. Mais elles restent pour l'instant cantonnées à un univers plus adapté aux «geeks» qu'à monsieur et madame Tout-le-monde, admet-il: «On est encore à l'époque des +early adopters+ (NDLR précurseurs), pas celle du marché de masse.»

- «Prison» numérique -

Les «protocoles de finance décentralisée», qui permettent de prêter ou d'emprunter des cryptomonnaies sans intermédiaires, «fonctionnent et font ce qu'ils sont supposés faire», faillite de FTX ou non, affirme-t-il.

Les NFT, actifs numériques cousins de la cryptomonnaie et eux aussi stockables sur les portefeuilles Ledger, suscitent un véritable engouement dans le monde de l'art et parmi les grandes marques mondiales, souligne Pascal Gauthier.

«Toutes les marques de luxe qui font des objets uniques ou presque uniques et très chers vont associer leurs objets avec des NFT», qui seront «beaucoup plus pratique pour prouver l'authenticité du bien» qu'un certificat de papier.

Le NFT d'une montre de luxe, par exemple, pourra ainsi recenser toutes les interventions ou réparations faites par la marque, explique-t-il.

Pascal Gauthier est convaincu aussi que les NFT vont faire exploser le marché des cartes à collectionner - genre Pokemon ou Magic - qui quitteront la forme papier pour prendre la forme numérique.

«La crypto s'adapte bien à tout ce qui est rare, collectionnable, tout ce qu'on aime posséder, et l'être humain aime bien posséder», dit-il.

L'intuition fondamentale du bitcoin - permettre d'échanger de la valeur électroniquement sans passer par un intermédiaire - deviendra de plus en plus pertinente au fur et à mesure que l'argent liquide disparaîtra.

Les cryptomonnaies seront le seul moyen d'échapper à la «prison digitale qui est en train de se construire autour de nous», prédit-il.


Ryanair prévoit une hausse des prix des billets pour cet été de 5 à 10%

 Les prix des billets d'avion de la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair devraient augmenter de 5 à 10% l'été prochain par rapport à 2022, dans un contexte de forte inflation, a estimé mercredi à Lisbonne son directeur Michael O'Leary (Photo, AFP)
Les prix des billets d'avion de la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair devraient augmenter de 5 à 10% l'été prochain par rapport à 2022, dans un contexte de forte inflation, a estimé mercredi à Lisbonne son directeur Michael O'Leary (Photo, AFP)
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  • Le transporteur irlandais a annoncé lundi un bénéfice net de 211 millions d'euros au troisième trimestre décalé de l'exercice 2022/2023 contre une perte de 96 millions d'euros un an plus tôt
  • Au Portugal, la compagnie aérienne a annoncé 19 nouvelles destinations (Barcelone, Rome ou Toulouse) en provenance ou à destination des aéroports de Faro (sud) et Porto (nord)

LISBONNE: Les prix des billets d'avion de la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair devraient augmenter de 5 à 10% l'été prochain par rapport à 2022, dans un contexte de forte inflation, a estimé mercredi à Lisbonne son directeur Michael O'Leary.

"Je pense que cet été les prix des billets augmenteront de 5 à 10 %" par rapport à l'été dernier, dans un contexte international sans événement particulier, a expliqué M. O'Leary lors d'une conférence de presse.

Ryanair prévoit "une forte demande" pour cet été, portée notamment par le marché asiatique, après la levée des restrictions sanitaires en Chine, et par les clients américains "qui bénéficient d'un dollar fort", a-t-il ajouté.

Le transporteur irlandais a annoncé lundi un bénéfice net de 211 millions d'euros au troisième trimestre décalé de l'exercice 2022/2023, porté par le rebond de la demande notamment pour la période des fêtes de fin d'année, contre une perte de 96 millions d'euros un an plus tôt.

Au Portugal, la compagnie aérienne a annoncé 19 nouvelles destinations (Barcelone, Rome ou Toulouse) en provenance ou à destination des aéroports de Faro (sud) et Porto (nord).

Ryanair, qui comptera alors un total de 164 destinations depuis le Portugal, précise toutefois ne pas être en mesure de croître à Lisbonne "en raison de l'absence de créneaux de décollage" disponibles due, entre autres, à la saturation de l'aéroport et "des hausses des taxes aéroportuaires".

Le Portugal pourrait accueillir le nouveau centre de formation de Ryanair dans la région de Porto (nord), a indiqué le responsable de Ryanair en précisant que la décision sera connue dans les prochaines semaines.


Algérie/Qatar: signature d’une convention pour l’investissement dans la filière hôtelière

Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG du groupe HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du Conseil d’administration de la société qatarie  Retaj. (Photo fournie)
Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG du groupe HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du Conseil d’administration de la société qatarie Retaj. (Photo fournie)
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  • Abdelaziz Ali al-Naama, ambassadeur du Qatar en Algérie, indique que les relations entre les deux pays sont un modèle de l’intégration interarabe
  • «D’autres conventions et d’autres contrats seront conclus entre les deux pays», a indiqué Yacine Hammadi, le ministre algérien du Tourisme

PARIS: L’année 2022 a marqué l’entrée en vigueur d’un nouvel élan dans les relations entre l’Algérie et le Qatar. Le Haut-Commissariat algéro-qatari a tenu de nombreuses rencontres à Doha et à Alger afin d’accompagner les opérateurs économiques et de superviser les opportunités d’affaires entre les deux pays. Ces rencontres ont permis l’aboutissement d’accords de partenariat. Ils concernent notamment la création d’un hôpital algéro-qatari-allemand, l’accès au marché de la production laitière, le développement des activités et l’extension de la société de sidérurgie algéro-qatarie dans la zone industrielle de Bellara, et d’autres projets dans le secteur des transports. 

Dans un entretien pour Algérie Presse Service (APS), Abdelaziz Ali al-Naama, ambassadeur du Qatar en Algérie, indique que les relations entre les deux pays sont un modèle de l’intégration interarabe. «Les perspectives de coopération économique reposent sur la ferme conviction que les deux pays frères parviendront à un rapprochement plus étroit; c’est ce à quoi aspirent leurs directions éclairées.»

Le Qatar, un investisseur puissant 

Interrogé par Arab News en français sur le développement des relations bilatérales, Souhil Meddah, expert en ingénierie financière et en capitalisation, considère qu’elles sont «anciennes et historiques». Il ajoute que «les relations de l’Algérie avec les pays arabes sont appelées à être consolidées, avec un objectif de renforcement de la coopération économique». L’expert affirme que le Qatar, considéré comme un investisseur puissant et un très important bailleur de fonds, se positionne, comme beaucoup de pays, dans des espaces multipolaires, notamment dans la période post-Covid. 

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Souhil Meddah, expert en ingénierie financière et en capitalisation. (Photo fournie)

«Les accords de coopération conclus récemment entre les deux pays entrent dans le cadre de cette dynamique. D’un côté, l’Algérie, qui cherche à dynamiser et à diversifier son économie, peut être considérée comme une terre d’accueil pour les projets de partenariats.

«Les relations de l’Algérie avec les pays arabes sont appelées à être consolidées, avec un objectif de renforcement de la coopération économique», déclare l’expert Souhil Meddah.

Le Qatar apparaît quant à lui comme une zone de multipolarité dans un objectif de dynamisation économique et commerciale entre les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.» Souhil Meddah rappelle que l’Algérie réserve une place importante aux pays arabes, parmi lesquels le Qatar, dans ses projets de coopération économique.

L’Algérie et le Qatar ont procédé à la signature d’une convention-cadre qui porte sur le renforcement de la coopération et de l’investissement dans le domaine du développement et de la gestion des structures hôtelières. Elle concerne le groupe Hôtellerie tourisme et thermalisme (HTT) et la société qatarie Retaj Hotels Hospitality.  

 

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Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG du groupe HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du Conseil d’administration de la société qatarie  Retaj. (Photo fournie)

Promouvoir les unités hôtelières 

Signée le 2 janvier 2023 par Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG de HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du conseil d’administration de Retaj, en présence du ministre algérien du Tourisme, Yacine Hammadi, cette convention prévoit la mobilisation des investissements nécessaires pour promouvoir les unités hôtelières conformément aux standards internationaux et pour améliorer la qualité des services dans ce domaine. 

Cet accord permettra à la société qatarie d’apporter son assistance en matière de gestion, de réhabilitation et d’amélioration des services de soixante-treize établissements qui appartiennent au groupe algérien à travers le territoire national. «D’autres conventions et d’autres contrats seront conclus pour hisser le niveau des relations bilatérales dans divers domaines, notamment dans le secteur du tourisme», a indiqué Yacine Hammadi lors de la signature de l’accord. 

Rappelons que la délégation qatarie, conduite par le président du conseil d'administration du Groupe Retaj Hotel and Hospitality, qui est aussi vice-président du conseil d'administration du Fonds de développement du tourisme arabe et membre de l'Association des hôtels qataris, cheikh Nayef ben Eid al-Thani, a effectué une visite de travail en Algérie. Elle a été reçue par le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane. Son objectif est d’explorer les différentes opportunités offertes dans le secteur du tourisme.


Automobile: sixième mois de léger rebond pour le marché français

Le marché français des voitures neuves a poursuivi sa légère embellie au mois de janvier, avec 111.939 véhicules écoulés (+8,8%), a indiqué mercredi la Plateforme automobile (PFA), qui représente constructeurs et équipementiers. (AFP)
Le marché français des voitures neuves a poursuivi sa légère embellie au mois de janvier, avec 111.939 véhicules écoulés (+8,8%), a indiqué mercredi la Plateforme automobile (PFA), qui représente constructeurs et équipementiers. (AFP)
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  • Les ventes, ralenties par les pénuries de puces électroniques et les problèmes logistiques, restent cependant loin de leurs niveaux d'avant-crise
  • Les constructeurs avaient vendu plus de 150 000 véhicules en janvier 2019

PARIS: Le marché français des voitures neuves a poursuivi sa légère embellie au mois de janvier, avec 111.939 véhicules écoulés (+8,8%), a indiqué mercredi la Plateforme automobile (PFA), qui représente constructeurs et équipementiers.

Les ventes, ralenties par les pénuries de puces électroniques et les problèmes logistiques, restent cependant loin de leurs niveaux d'avant-crise: les constructeurs avaient vendu plus de 150.000 véhicules en janvier 2019.

Le mois de janvier 2023 a notamment été emmené par Dacia (+54% à 11.538 unités) qui classe sa Sandero en tête des ventes. Renault enregistre également un rebond avec 17.097 unités (+9,16%).

Le groupe Stellantis continue de souffrir fortement des problèmes logistiques, avec 33.782 voitures vendues (-9,48%), et des ventes limitées chez Peugeot comme chez Citroën.

Toyota, dont la Yaris Cross a été la voiture la plus produite en France en 2022, enregistre au contraire une belle performance avec 8.965 voitures vendues (+18%).

Le groupe Volkswagen affiche également un fort rebond avec 15.241 voitures vendues (+22%).

Les électriques ont représenté 13% des ventes en janvier, en léger recul par rapport la fin de l'année 2022.

Les hybrides et hybrides rechargeables ont représenté 32,5% des ventes, et les voitures à essence 38,7%.