Syrie: «Sans intervention médicale», l'ancienne épouse britannique de Daech «est condamnée à mourir»

Un membre des forces de sécurité syriennes kurdes Asayish monte la garde lors d'une inspection des tentes du camp d'Al-Hol, qui abrite des proches de combattants présumés de Daech. (AFP)
Un membre des forces de sécurité syriennes kurdes Asayish monte la garde lors d'une inspection des tentes du camp d'Al-Hol, qui abrite des proches de combattants présumés de Daech. (AFP)
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Publié le Lundi 05 décembre 2022

Syrie: «Sans intervention médicale», l'ancienne épouse britannique de Daech «est condamnée à mourir»

  • L'inaction du gouvernement britannique dans l'affaire Layla équivaut à de la « barbarie », déclare le Dr. David Nicholl
  • À la suite d'un autre appel vidéo Zoom en novembre, Nicholl a découvert que l'état de Layla s'était considérablement aggravé, un éclat d'obus dans son cou s'étant dangereusement rapproché de l'aorte

LONDRES : Une ancienne épouse britannique de Daech détenue dans un camp de prisonniers du nord-est de la Syrie mourra sans intervention médicale, l'inaction du gouvernement britannique équivalant à de la « barbarie », a déclaré un neurologue au Times.

La femme d'une quarantaine d'années, qui porte le pseudonyme de Layla, s'est d'abord rendue en Syrie pour rejoindre Daech pendant le conflit dans le pays.

Suite à la désintégration du groupe terroriste et à la détention de milliers d'anciens combattants et de leurs familles, Layla - qui est épileptique et partiellement paralysée à la suite d'une blessure par un éclat d'obus - a demandé à plusieurs reprises de l’aide médicale au neurologue consultant du National Health Service, le Dr. David Nicholl.

Mais malgré ses avertissements répétés au gouvernement selon lesquels Layla mourra sans secours médical urgent, le gouvernement n'a pas encore répondu.

Il l'a d'abord examinée en ligne à la fin de l'année dernière. À la suite d'un autre appel vidéo Zoom en novembre, Nicholl a découvert que l'état de Layla s'était considérablement aggravé, un éclat d'obus dans son cou s'étant dangereusement rapproché de l'aorte.

Il a déclaré : « Elle est malade, risque de mourir et doit être sortie de là et ramenée immédiatement. C'est totalement inhumain. »

Layla, qui est titulaire d'un diplôme universitaire et a occupé un poste de haut niveau dans le secteur public au Royaume-Uni avant de se rendre en Syrie avec son mari, a été victime d’un accident vasculaire cérébral en 2019. « Elle a subi des blessures neurologiques qui ont changé sa vie à la suite de son accident vasculaire cérébral », a ajouté Nicholl.

« Elle ne parle pas arabe, il lui est donc difficile de comprendre les conseils médicaux qu'on lui donne ».

« Cela me trouble que mon évaluation précédente n'ait toujours pas été suivie d'action, son transfert continue d’etre urgent demeure toujours ».

« Tout à ce sujet est un gâchis. Son fils également vulnérable assiste à tout cela et se trouve là où aucun enfant ne devrait être ».

Layla s’est livrée au Sunday Times en juin et a affirmé : « Je n'ai jamais été une menace. » Elle a ajouté : « Quoi que les gens pensent que j'ai fait, je suis prête à être jugée. J'ai fait une erreur, pourquoi mon fils devrait-il payer ? »

La vie dans le camp est vraiment, vraiment dure. C'est dur de marcher sur les pierres avec mes béquilles. Je suis gênée de devoir demander de l'aide pour tout, la tente est si chaude et quand il y a du vent toute la structure bouge ».

Le groupe de défense des droits humains Reprieve a également appelé le gouvernement britannique à agir de toute urgence et à secourir Layla.

L'organisation a envoyé une lettre au ministre des Affaires étrangères James Cleverly qui disait : « Son état est devenu critique et un médecin sur place lui a dit que sans intervention chirurgicale urgente, elle mourrait. Cela nécessite une assistance médicale immédiate qui ne peut pas être fournie dans l'est de la Syrie ».

En réponse aux appels, Cleverly a déclaré au Times : « Je ne suis pas à l'aise d'aborder des cas spécifiques. Ils sont difficiles, ils sont sensibles, nous examinons tous les cas.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.