La Jordanie et l'Algérie ouvrent une nouvelle phase de coopération

Le roi Abdallah II de Jordanie et le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, se sont entretenus dimanche à Alger. (Petra)
Le roi Abdallah II de Jordanie et le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, se sont entretenus dimanche à Alger. (Petra)
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Publié le Lundi 05 décembre 2022

La Jordanie et l'Algérie ouvrent une nouvelle phase de coopération

  • Le roi Abdallah de Jordanie et le président algérien ont assisté à la signature de deux accords et de trois protocoles d'accord
  • Les deux gouvernements ont pour instruction de prendre des mesures visant à stimuler les investissements et les opportunités commerciales dans les deux pays

ALGER: Le roi Abdallah II de Jordanie et le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, ont ouvert une nouvelle phase dans leurs relations bilatérales.

Les deux dirigeants se sont entretenus dimanche à Alger pour discuter du renforcement de la coopération jordano-algérienne dans les domaines de la politique, de l'économie, du commerce, des investissements et de la défense, a rapporté la Jordan News Agency. 

Au cours de cette réunion, à laquelle étaient présents de hauts responsables des deux parties, a également été confirmé l'intérêt de maintenir la coordination et les consultations sur les causes arabes ainsi que sur d'autres questions d'intérêt commun.

Le roi Abdallah a réitéré l’importance de la cause palestinienne et la nécessité de protéger les droits légitimes des Palestiniens.

Il a appelé à un plan de paix juste et global basé sur une solution à deux États conduisant à la création d’un État palestinien indépendant et souverain selon les frontières de juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Il a également réaffirmé l'importance du maintien du statu quo historique et juridique de la mosquée Al-Aqsa.

À la suite de la réunion, les deux dirigeants ont assisté à la signature d'un accord sur les exemptions de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, ainsi que sur un programme de coopération entre la Jordan News Agency et le Service de presse algérien.

Trois protocoles d'accord ont également été signés, portant sur les consultations politiques, la coopération entre l'Institut jordanien de la diplomatie et l'Institut algérien de la diplomatie et des relations internationales, ainsi que la reconnaissance mutuelle entre les deux pays des certificats de qualification maritime pour les marins, les programmes d'éducation et la formation maritime.

Le roi Abdallah et le président Tebboune ont en outre demandé à leurs gouvernements respectifs de prendre les mesures nécessaires pour encourager les investisseurs et les entreprises à étudier les opportunités d'investissement et commerciales dans les deux pays.

Les gouvernements ont également été invités à aller de l'avant dans des accords qui élargiraient la collaboration dans les domaines de la santé, de l'énergie, du tourisme médical, de l'hôtellerie, des transports, de la formation aéronautique, de l'enseignement supérieur et des échanges culturels entre les universités.

Les économistes ont salué les résultats de la visite officielle du roi Abdallah en Algérie.

Le sénateur jordanien Mazen Darwazah a indiqué que les investissements jordaniens en Algérie avaient progressivement augmenté au cours des deux dernières décennies, l'industrie pharmaceutique dépensant près d'un milliard de dollars.

Le coordinateur du Conseil commercial jordano-algérien, Khaled al-Soub, a précisé que la loi algérienne permettait aux investisseurs jordaniens d'élargir leurs projets et d'acquérir des actions auprès de partenaires étrangers.

L'expert en énergie Hachem Akel a affirmé que l'Algérie était riche en pétrole et en ressources naturelles et qu’il espérait que les importations d'énergie de la Jordanie augmenteraient une fois qu’elle aura reçu des prix préférentiels.

 Ce texte est la traduction d ;un article paru sur Arabnews.com


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.


L’Arabie saoudite intercepte des drones et des missiles à Al-Kharj, dans la province orientale et à Riyad

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  • Le ministère de la Défense indique que trois missiles balistiques ont été lancés en direction de la base aérienne Prince Sultan

RIYAD : Les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté et détruit quatre missiles et cinq drones visant différentes cibles dans le Royaume tôt vendredi, a annoncé le ministère de la Défense dans plusieurs publications sur X (anciennement Twitter).

Dans un premier message publié peu après minuit, le ministère a indiqué que trois missiles balistiques avaient été lancés en direction de la Prince Sultan Air Base dans le gouvernorat d’Al‑Kharj. Dans des messages ultérieurs, il a précisé qu’un drone avait été abattu dans la Eastern Province (Saudi Arabia) et un autre à Al-Kharj. Tôt dans la matinée, le ministère a annoncé qu’un missile de croisière avait également été intercepté à Al-Kharj, suivi de trois drones dans la région orientale de Riyadh.

Le barrage de vendredi fait suite à la neutralisation de trois missiles de croisière visant Al-Kharj, quelques heures seulement après l’interception d’une attaque de drone au-dessus de la raffinerie de Ras Tanura Refinery dans la province orientale. Al-Kharj est une zone industrielle majeure située à environ 80 kilomètres au sud-est de Riyad.

Le 3 mars, les défenses saoudiennes ont également intercepté huit drones près de Riyad et d’Al-Kharj. L’U.S. Embassy in Riyadh a été touchée par des drones le même jour, provoquant un incendie limité et des dégâts structurels mineurs. Malgré cette attaque, l’ambassadeur d’Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement nié toute implication de son pays dans une déclaration jeudi.

Cette nouvelle escalade intervient après une vaste campagne aérienne lancée samedi dernier par Israel et les États-Unis contre l’Iran, déclenchant une vague de frappes de représailles de Tehran contre des actifs régionaux.

Le conflit, qui s’est intensifié de manière spectaculaire le 28 février 2026, s’est étendu bien au-delà des frontières du Royaume. Tous les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont signalé des agressions, les frappes iraniennes dans la région du Golfe ayant fait au moins neuf morts.

Le secteur maritime a été sévèrement paralysé : une frappe de missile contre un navire commercial au large d’Oman a contribué à un embouteillage de 150 pétroliers près du détroit d’Ormuz, où le trafic pétrolier aurait chuté de 86 %.

Par ailleurs, l’Arabie saoudite a condamné fermement jeudi les attaques iraniennes de drones et de missiles contre Azerbaijan et l’espace aérien turc protégé par l’OTAN, qualifiant ces actes de « flagrants et lâches ».

Lors d’une réunion ministérielle extraordinaire tenue à Riyad le 1er mars, le CCG a affirmé le droit collectif des États membres à défendre leurs territoires contre ce qu’il a qualifié d’« agression iranienne perfide ».

À l’issue d’une réunion du Cabinet présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane le 3 mars, l’Arabie saoudite a déclaré qu’elle se réservait le « plein droit » de répondre. Le Cabinet a souligné que le Royaume prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son territoire, ses citoyens et ses résidents contre ces frappes persistantes. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.