LONDRES: La plus grande librairie du Moyen-Orient en Europe est sur le point de fermer après quarante-quatre ans d’activité, rapporte The Guardian.
Al Saqi Books, à Londres, évoque la flambée des prix des livres en langue arabe et les conséquences économiques du Brexit pour expliquer cette situation.
La librairie, créée en 1978, vend une large gamme de livres consacrés au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord ainsi que des livres en langue arabe d’une grande diversité.
Al Saqi Books fermera ses portes le 31 décembre, indique sa directrice, Salwa Gaspard, qui avait ouvert la librairie avec André Gaspard et Mai Ghoussoub après avoir quitté le Liban.
Cette décision est «difficile», souligne-t-elle, «parce qu’elle est le fruit des récents défis économiques, comme la forte flambée des prix des livres en langue arabe».
La boutique importait la plupart de ses livres du Liban, ce qui est devenu très difficile en raison de la crise économique du pays, qui a entraîné une flambée des prix, affirme la directrice.
«Les éditeurs ont dû augmenter les prix pour rester sur le marché, puisque le coût du papier et de l’expédition a effectivement doublé», indique-t-elle.
«Un autre facteur est le taux de change: il ne nous est plus favorable compte tenu du fait que nous avions l’habitude de payer en dollars.»
«Bien sûr, il y a aussi la hausse du coût de la vie au Royaume-Uni. Les frais associés à l’exploitation de la librairie sont désormais trop élevés.»
«Nous avions l’habitude de vendre de nombreux livres à l’Union européenne, ce qui n’est plus possible en raison des droits de douane [consécutifs au Brexit], entre autres.»
«Les bibliothèques arabes du Royaume-Uni – une autre partie importante de notre activité – achètent beaucoup moins de livres. Et nous avons perdu une grande partie de notre clientèle, car les visiteurs arabes en provenance de l’étranger ne sont plus aussi nombreux.»
«Il y a aussi un problème générationnel là-bas: les jeunes s’arrêtent moins souvent dans la librairie que leurs parents.»
Malgré la fermeture, les petites filiales d’édition d’Al Saqi Books – Saqi Books et Dar Al Saqi –resteront ouvertes.
Dans un communiqué, la librairie se décrit comme «un chef de file non seulement pour les expatriés du Moyen-Orient, mais aussi pour les visiteurs de toute la région qui désirent obtenir des œuvres interdites dans leur propre pays».
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
La demi-finale a démarré à 21H00 (19H00 GMT) avec, outre Israël, le Monténégro, l'Estonie, la Géorgie, le Portugal, Saint-Marin, la Croatie, la Suède, la Pologne, la Belgique, la Lituanie, la Serbie, la Finlande, la Moldavie et la Grèce.
Alors que ces 15 pays candidats foulent la scène de la Stadthalle à Vienne, les groupes audiovisuels publics de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie ont annoncé qu'ils ne diffuseront pas le plus grand télécrochet mondial, qualifié de "cirque" par le groupe slovène RTV.
Les trois pays ont décidé de ne pas envoyer de candidat en raison de la présence d'Israël à qui ils reprochent la conduite de la guerre à Gaza en représailles à l'attaque le 7 octobre 2023 du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol.
Tout comme l'Islande et les Pays-Bas, qui en revanche diffuseront l'événement auquel 35 pays au total prennent part.
Lors de la seconde demi-finale le 14 mai, l'Albanie, le Danemark, l'Arménie, la Roumanie, Chypre, la Suisse, la Norvège, l'Azerbaïdjan, le Luxembourg, Malte, la Bulgarie, l'Australie, l'Ukraine, la République tchèque et la Lettonie tenteront leur chance.
Les points des jurys seront combinés aux résultats d'un vote du public, pour déterminer les dix chansons qualifiées lors de chaque demi-finale.
Ces 20 chansons rejoindront les titres présélectionnés de l'Autriche, gagnante de l'année dernière à Bâle, en Suisse, et qualifiée d'office pour la finale samedi.
La France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni viennent automatiquement compléter le tableau, en raison de leur statut de principaux contributeurs financiers.
Cercueils
Le député français Thomas Portes (gauche radicale) a aussi évoqué l'Eurovision mardi en conférence de presse à l'Assemblée nationale à Paris.
"Laisser Israël sur la scène de l'Eurovision n'est pas neutre", a-t-il déclaré. "C'est laisser faire, c'est banaliser les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité".
Quelques dizaines de militants propalestiniens ont déposé des cercueils dans le centre de la capitale autrichienne pour protester contre la participation d'Israël.
"Bien sûr, la musique devrait être quelque chose d'universel. La musique devrait rassembler les gens, mais pas de cette manière", a déclaré à l'AFP Karin Spindlberger, une manifestante de 67 ans.
Pour Martin Green, le directeur de l'Eurovision, "c'est très sain que deux points de vue puissent s'exprimer simultanément dans la même ville".
"Chacun respecte l’espace de l’autre, l'Autriche étant un pays qui permet à chacun d'exprimer son point de vue, et je pense qu'elle peut en être très fière", a-t-il déclaré mardi en conférence de presse.
Amichai Chikli, le ministre israélien des Affaires étrangères, s'est inquiété lundi dans un communiqué d'une "forte poussée, coordonnée, de discours antisémites et anti-israéliens autour de l'Eurovision 2026".
"J'ai donné instruction d'élargir la surveillance et les alertes en temps réel", a-t-il ajouté.
Boy George
Parmi les favoris du concours, le candidat israélien Noam Bettan, chante en hébreu, français et anglais. Sa vidéo a été vue 3,4 millions de fois sur la chaîne YouTube officielle de l'Eurovision, une performance bien au-dessus de la moyenne.
La Finlande et la Grèce devraient aussi passer l'étape de ces demi-finales comme une formalité.
Akylas Mytilineos, le candidat envoyé par Athènes, 27 ans, raconte avoir dû faire de la musique dans la rue pour payer les factures.
Il se définit comme queer et sa chanson, "Ferto", soit "Ramène ça!", est un morceau électro-pop sur la cupidité et la quête de richesse matérielle.
Interrogés par l'AFP dimanche, Linda Lampenius et Pete Parkkonen, les candidats de la Finlande, n'ont pas semblé stressés par leur statut de chouchous des parieurs.
"Le ressenti doit venir du cœur", explique ce duo composé d'une violoniste de 56 ans et d'un chanteur de 36 ans qui fait mouche avec un titre, "Liekinheitin", "Lance-flamme", interprété en finnois.
Boy George, star des années 1980, va faire une apparition lors du passage de la chanteuse Senhit, qui représente Saint-Marin.







