La sœur du guide suprême iranien dénonce la «tyrannie» du régime

Badri Hosseini Khamenei, la sœur du guide suprême iranien, condamne désormais ouvertement la répression violente des manifestations nationales par les autorités (Photo, Reuters).
Badri Hosseini Khamenei, la sœur du guide suprême iranien, condamne désormais ouvertement la répression violente des manifestations nationales par les autorités (Photo, Reuters).
Short Url
Publié le Jeudi 08 décembre 2022

La sœur du guide suprême iranien dénonce la «tyrannie» du régime

  • La sœur de Khamenei a condamné son frère dans une lettre postée sur Twitter par son fils en exil
  • Sa fille a été arrêtée en novembre après avoir critiqué le régime dans une vidéo sur YouTube

LONDRES: Badri Hosseini Khamenei, la sœur du guide suprême iranien, a déclaré mercredi qu'elle espère voir bientôt le renversement de la «tyrannie» de son frère, ajoutant qu'il «n'a apporté que souffrance et oppression» à son peuple.

La famille de Khamenei est un fervent détracteur du régime islamique depuis 1979, après le renversement par la révolution du dernier Chah d'Iran, Mohammed Reza Pahlavi.

Khamenei et son mari, Ali Tehrani, se sont régulièrement élevés contre le gouvernement alors qu'ils étaient en exil en Irak dans les années 1980, a rapporté le Times. À leur retour en Iran en 1995, son mari, décédé en octobre, a été emprisonné pendant dix ans.

Selon le Times, Khamenei s'est depuis abstenue de dénoncer publiquement le régime lorsqu'elle vivait en Iran.

Toutefois, elle condamne désormais ouvertement la violente répression des manifestations nationales par les autorités.

Dans une lettre accablante postée sur Twitter par son fils Mahmoud Moradkhani, installé en France, Khamenei écrit: «Je pense qu'il est maintenant approprié de déclarer que je m'oppose aux actions de mon frère et j'exprime ma sympathie à toutes les mères qui pleurent les crimes du régime de la République islamique.

«Je suis désolé qu'en raison de problèmes physiques, je ne puisse pas participer aux mouvements de protestation comme je le devrais. Mais dans mon cœur et mon âme, je suis avec le peuple iranien.

«L'opposition et la lutte de notre famille contre ce système criminel ont commencé quelques mois après la révolution.

«Les crimes de ce régime, la suppression de toute voix dissidente, l'emprisonnement des jeunes les plus instruits et les plus attentionnés de ce pays, les peines les plus sévères et les exécutions à grande échelle ont commencé dès le début.»

La fille de Khamenei, Farideh Moradkhani, a été arrêtée pour la troisième fois le mois dernier après avoir appelé tous les gouvernements étrangers à cesser de soutenir Téhéran.

Le 25 novembre, la militante a décrit le régime de son oncle comme «meurtrier et tueur d'enfants» dans une vidéo publiée sur Youtube.

À ce sujet, Khamenei a ajouté: «Lorsqu'ils arrêtent ma fille avec une telle violence, il est clair qu'ils appliquent des milliers de fois plus de violence à d'autres garçons et filles opprimés qui sont soumis à une cruauté inhumaine.»

Khamenei a également affirmé que son frère n'écoutait pas «la voix du peuple iranien», mais qu'il prenait plutôt note des «mercenaires et des escrocs».

Elle a appelé les gardiens de la révolution à déposer leurs armes et à rejoindre le peuple «avant qu'il ne soit trop tard».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.