Le Parlement libanais échoue à élire un président, aucun espoir de déblocage à l'horizon

Short Url
Publié le Jeudi 08 décembre 2022

Le Parlement libanais échoue à élire un président, aucun espoir de déblocage à l'horizon

  • Voilà plus de deux mois que les députés tentent de désigner un successeur à Michel Aoun, sans succès pour l'instant
  • L'incapacité du Parlement libanais à élire un chef d'État est de nature à généraliser le vide institutionnel que subit le pays

BEYROUTH: Sans aucun espoir de renversement de tendance et pour le neuvième jeudi consécutif, le Parlement libanais a échoué dans l'une de ses principales missions constitutionnelles: celle d'élire un président de la République. De facto, le vide institutionnel se prolonge donc, sans aucun espoir de déblocage à l'horizon. Et pour cause, le principal candidat pressenti, Michel Moawad – fils du président de la République assassiné le 5 novembre 1989, dix-sept jours seulement après sa prise de fonction – ne parvient pas à être élu au fil des séances parlementaires électorales. 

Voilà plus de deux mois que les députés tentent de désigner un successeur à Michel Aoun, sans succès pour l'instant. Ce dernier a bouclé son mandat de six ans le 30 octobre dernier. Il n'a pas de successeur désigné. 

L'incapacité du Parlement libanais à élire un chef d'État est de nature à généraliser le vide institutionnel que subit le pays. Michel Aoun a en effet approuvé la démission du gouvernement par intérim de Najib Mikati, qui continuera  d'expédier les affaires courantes comme il le fait depuis des mois.

De fait, actuellement, le pays du Cèdre est donc totalement dénué de pouvoir exécutif.

Rien ne laisse en outre présager un déblocage sur le moyen terme, les députés ainsi que les différents partis politiques étant encore, pour l'heure, incapables de se mettre d'accord sur la composition d'un nouvel exécutif. Dans le même temps, ils restent sourds à l'injonction de la communauté internationale qui les exhorte à mettre fin à ce vide institutionnel afin de pouvoir entamer des réformes structurelles nécessaires pour tenter de redresser le pays.

Le Liban fait face en effet actuellement à la pire crise économique de son histoire moderne. 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.