Les finances saoudiennes en bonne santé, selon le gouverneur de la Banque centrale

Fahad Almubarak a félicité le secteur bancaire pour «sa solvabilité financière, son efficacité opérationnelle, son bon niveau de liquidité et sa capacité à faire face aux défis actuels». (SPA/Archive)
Fahad Almubarak a félicité le secteur bancaire pour «sa solvabilité financière, son efficacité opérationnelle, son bon niveau de liquidité et sa capacité à faire face aux défis actuels». (SPA/Archive)
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Publié le Jeudi 08 décembre 2022

Les finances saoudiennes en bonne santé, selon le gouverneur de la Banque centrale

  • La Banque centrale saoudienne continuera à gérer ses réserves de change sur la base de «politiques d'investissement équilibrées»
  • Le ministre des Finances, Mohammed al-Jadaan, a déclaré qu'un excédent prévu de 16 milliards de riyals saoudiens reflète les investissements antérieurs judicieux du Royaume dans son secteur pétrolier et gazier

RIYAD: Les conditions monétaires en Arabie saoudite sont rassurantes, grâce à des politiques prudentes, et le secteur bancaire du pays continue de bénéficier de bons niveaux de liquidité, a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque centrale saoudienne.
Fahad Almubarak souligne que la banque continuerait à gérer ses réserves de change sur la base de «politiques d'investissement équilibrées».
Il ajoute que «malgré les circonstances exceptionnelles dans le Royaume et dans le monde, l'économie saoudienne a prouvé sa grande capacité à résister aux chocs. Les conditions monétaires dans le Royaume sont rassurantes grâce à la politique monétaire prudente de la Banque centrale.»
M. Almubarak a félicité le secteur bancaire pour «sa solvabilité financière, son efficacité opérationnelle, ses bons niveaux de liquidité et sa capacité à relever les défis actuels».
Ses propos ont suivi l'approbation du budget de l'État pour l'année fiscale à venir, qui prévoit un excédent de 16 milliards de riyals saoudiens (4,3 milliards de dollars: 1 dollar = 0,95 euro) et une croissance du produit intérieur brut de 3,1 %, selon le ministère des Finances.
À l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue à Riyad mercredi, le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, a déclaré que l'excédent prévu reflète les investissements antérieurs réalisés par le Royaume dans son secteur pétrolier et gazier, ainsi que la croissance dans les secteurs non pétroliers, alors que les responsables mettent en œuvre le programme Vision 2030 du pays pour la diversification économique.
«Nous avons investi énormément d'argent alors que les gens ne le faisaient pas», indique-t-il. «Nous ne glorifions pas l'excédent; pour nous, ce n'est pas vraiment une grande nouvelle, c'est quelque chose que nous attendions. Nous avons travaillé pour réduire nos dépenses, pour augmenter nos revenus non pétroliers.»
Il ajoute que les «décisions difficiles» qui ont été prises ne sont pas susceptibles d'être annulées sur la base de l’excédent de cette année ni de celui prévu l'année prochaine.
«La dernière chose que nous souhaitons est de changer de politique à la hâte», confirme-t-il.
L'excédent sera distribué au cours du premier trimestre de l’année 2023, et la majeure partie sera utilisée afin d’augmenter les réserves du Royaume, précise M. Al-Jadaan. Une partie ira au Fonds national de développement et une autre «pourrait être» transférée au fonds souverain, indique-t-il. Il a également déclaré qu’il était prévu des dépenses militaires à hauteur de 259 milliards de riyals saoudiens dans le budget 2023.
«Nous avons écouté la bénédiction du Gardien des deux Saintes Mosquées et l’annonce du budget lors de la session du cabinet, qui a tenu compte de la croissance rapide à laquelle le Royaume a assisté et de la réalisation de nombreux objectifs dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume», déclare-t-il dans des commentaires diffusés sur la chaîne de télévision Al-Ekhbariya.
(Avec Reuters et AFP)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.