Mondial - Maroc: En-Nesyri, le sens du sacrifice

L'attaquant marocain #19 Youssef En-Nesyri célèbre après avoir marqué le deuxième but de son équipe lors du match de football du groupe F de la Coupe du monde Qatar 2022 entre le Canada et le Maroc au stade Al-Thumama de Doha le 1er décembre 2022. (AFP)
L'attaquant marocain #19 Youssef En-Nesyri célèbre après avoir marqué le deuxième but de son équipe lors du match de football du groupe F de la Coupe du monde Qatar 2022 entre le Canada et le Maroc au stade Al-Thumama de Doha le 1er décembre 2022. (AFP)
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Publié le Vendredi 09 décembre 2022

Mondial - Maroc: En-Nesyri, le sens du sacrifice

  • Walid Regragui aussi adore le profil de son avant-centre. «Personne n'estime El-Nesyri a sa juste valeur», estime le sélectionneur
  • «Le sens du sacrifice il l'avait déjà très jeune, on n'a pas eu beaucoup de travail dans ce domaine», raconte le formateur de Youssef En-Nesyri

DOHA: Ses entraîneurs louent le don de soi de Youssef En-Nesyri, avant-centre et premier défenseur du Maroc, prêt à cavaler aussi contre le Portugal, samedi (16h00), pour atteindre les demi-finales d'une Coupe du monde.

"Le sens du sacrifice il l'avait déjà très jeune, on n'a pas eu beaucoup de travail dans ce domaine", raconte à l'AFP Nasser Larguet, formateur de Youssef En-Nesyri.

Contre le Portugal, "il va aussi défendre", assure l'ancien technicien de l'Olympique de Marseille. "Il est très utile pour aller au tampon avec les défenseurs, pour créer des brèches pour Hakim Zyech ou Sofiane Boufal et les milieux qui viennent de derrière".

Au Mondial-2022, "je le reconnais dans les efforts qu'il fait, l'abnégation", poursuit Larguet, ancien Directeur technique national du Maroc et aujourd'hui DTN de l'Arabie saoudite.

En-Nesyri est "un garçon que j'ai découvert la première fois dans le sport scolaire, à Fez. Il avait 11 ans, il m'avait impressionné à la fois pour sa vitesse et sa puissance. Nous les joueurs marocains nous sommes plutôt endurants, nous courons beaucoup mais ne proposons pas de changements de rythme comme il sait le faire" poursuit le technicien, qui a relancé la formation marocaine à l'Académie Mohamed VI, dont En-Nesyri est membre de la première promotion.

«Il court partout»

La "deuxième caractéristique" du buteur du Séville FC, "c'est une frappe de balle incroyable, déjà à 11 ans, et un jeu de tête qui n'est pas non plus une habitude au Maroc, on pratique plus le jeu court dans les quartiers", poursuit Larguet.

Walid Regragui aussi adore le profil de son avant-centre. "Personne n'estime El-Nesyri a sa juste valeur", estime le sélectionneur. "C'est un talent, qui fait ce que je lui demande, il court partout et il pense toujours à l'équipe. C'est pour ça qu'il a gardé sa place de titulaire, pas seulement avec moi mais avec les précédents sélectionneurs".

Et il marque aussi. Contre le Canada (2-1), le Sévillan a signé un but, devenant le premier marocain buteur lors de deux Coupes du monde.

"Il a marqué du pied droit", note Larguet, "il m'a étonné, d'ordinaire il aurait fait un crochet pour se mettre sur le gauche, or il a instantanément tiré du pied droit."

"Je suis fier d'avoir marqué dans deux Coupes du monde, je dédie cet exploit à ma famille et à tous ceux qui m'ont soutenu", a raconté le joueur, qui a souvent pris la foudre et a moins joué cette saison à Séville, 15 matches en tout (deux buts) dont six titularisations seulement.

«On m'a beaucoup critiqué»

"On m'a beaucoup critiqué, on a douté de mes qualités, mais grâce à Dieu j'ai réussi à prouver aux gens qu'ils avaient tort et que je mérite de défendre les couleurs de l'équipe nationale", a lancé En-Nesyri.

"La confiance de l'entraîneur m'a beaucoup aidé, et je ne l'ai pas déçu", a-t-il ajouté.

"Je travaille toujours dur pour que l'équipe gagne, que je marque ou non", confiait-il à Marca en janvier 2021. "Mon travail va bien au-delà du but. A Séville, il faut courir et presser sans cesse, tu as à peine le temps de respirer."

Dans son style, l'Andalou était déjà à l'origine du premier but contre les "Canucks", Zyech a profité de son pressing sur le gardien de but. La récompense de ses efforts.

"Au départ, c'était un garçon très soliste", rembobine pourtant Larguet. "Il jouait beaucoup pour lui. Ce n'était pas pour me déplaire pour un attaquant, il était opportuniste devant le but, il frappait dans toutes les positions, on a gardé ses caractéristiques, en lui apprenant à jouer plus collectif."

En-Nesyri "est très généreux, des fois ça lui joue des tours devant le but, il perd un peu d'efficacité tellement il a donné dans la phase défensive et la phase de construction, mais il rend énormément de services. Je suis heureux de le voir le prouver au plus haut niveau."


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.

 


A Gaza, rats, puces et parasites prolifèrent dans les camps de déplacés

Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
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  • Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique
  • "J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab

KHAN YOUNES: Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre.

Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique, alors que les températures montent.

"J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab, un déplacé gazaoui vivant sous une tente près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

"Je ne peux pas dormir de la nuit car je dois constamment veiller sur les enfants", explique à l'AFP cet ouvrier du bâtiment de 32 ans, originaire de Bani Suheila.

Dans les campements dressés en bord de mer, les rongeurs peuvent facilement creuser des galeries dans le sable, sous les parois des tentes et s'introduire dans les cuisines et les garde-manger construits avec les moyens du bord.

Infestation de gale 

La quasi-totalité de la population de Gaza a été déplacée par les ordres d'évacuation israéliens et les frappes aériennes menées durant la guerre contre le Hamas, déclenchée par l'attaque sans précédent du groupe islamiste palestinien en Israël en octobre 2023.

Selon les Nations Unies, 1,7 million d'habitants du territoire palestinien - sur un total de plus de deux millions - vivent toujours dans des camps, dans l'impossibilité de rentrer chez eux, ou dans les zones restées sous contrôle militaire israélien, malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.

Dans ces installations, "les conditions de vie se caractérisent par des infestations de vermine et de parasites", a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies après des visites de terrain en mars.

A l'hôpital Al-Aqsa, dans le centre de Gaza, Hani al-Flait, chef du service de pédiatrie, explique que son équipe est quotidiennement confrontée à des cas d'infections cutanées, notamment de gale.

Elles sont d'autant plus graves "que ces enfants et leurs familles vivent dans des conditions déplorables, sans installations sanitaires de base ni accès à l'eau potable", dit-il à l'AFP. "A cela s'ajoute la pénurie de traitements adaptés".

Eaux usées 

"Nous vivons dans des tentes et des écoles inondées d'eaux usées", déplore auprès de l'AFP Sabreen Abou Taybeh, dont le fils souffre d'une infection ressemblant à la varicelle.

"Je l'ai emmené chez des médecins et à l'hôpital, mais ils ne font rien. Comme vous le voyez, l'éruption persiste" dit-elle en montrant les taches rouges qui recouvrent le torse et le dos du garçonnet.

Ghalia Abou Selmi raconte lutter tous les jours contre les souris. Elles ont rongé la parure qu’elle avait préparée pour le mariage de sa fille, "une véritable catastrophe".

Quant aux puces, "elles provoquent des allergies cutanées, non seulement chez les enfants, mais aussi chez les adultes", poursuit cette femme de 53 ans, en triant des vêtements troués dans la tente qui lui sert désormais de maison.

Sa famille, explique-t-elle, a été déplacée 20 fois depuis octobre 2023 et n’est toujours pas retournée chez elle, dans la ville d’Abasan al-Kabira, près de la frontière avec Israël.

Malgré le cessez-le-feu, Israël continue de contrôler tous les accès à Gaza, avec des inspections strictes et des refus fréquents de livraisons d’aide, selon les ONG et les Nations Unies.

Cette situation provoque des pénuries de multiples produits de base, des médicaments au carburant en passant par les vêtements et la nourriture.

Des frappes aériennes et des échanges de tirs entre l’armée israélienne et ce qu’elle présente comme des combattants du Hamas ont encore lieu presque quotidiennement.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas, au moins 777 personnes ont été tuées par l'armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu.

Israël recense de son côté cinq soldats tués à Gaza durant la même période.


Liban: les négociations visent à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud affirme Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
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  • "Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales"
  • Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban.

"Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales", a-t-il indiqué.

Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise "dans les négociations bilatérales", qui seront "séparées" d'autres discussions en cours, en référence aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.