L'Allemagne veut faciliter le limogeage des fonctionnaires extrémistes

La ministre allemande de l'intérieur Nancy Faeser à la chancellerie de Berlin, en Allemagne, le 14 décembre 2022. (Photo, AFP)
La ministre allemande de l'intérieur Nancy Faeser à la chancellerie de Berlin, en Allemagne, le 14 décembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 14 décembre 2022

L'Allemagne veut faciliter le limogeage des fonctionnaires extrémistes

La ministre allemande de l'intérieur Nancy Faeser à la chancellerie de Berlin, en Allemagne, le 14 décembre 2022. (Photo, AFP)
  • «Nous ne voulons pas que des extrémistes mettent en danger notre démocratie de l'intérieur, au sein même du service public», a déclaré Nancy Faeser
  • La ministre social-démocrate souhaite aussi un durcissement de la législation sur le port d'armes, déjà envisagé dans le contrat de la coalition gouvernementale

BERLIN: L'Allemagne veut faciliter le limogeage de fonctionnaires jugés "ennemis" de la démocratie et réfléchit à durcir sa législation sur le port d'armes, a annoncé mercredi la ministre de l'Intérieur après le démantèlement d'un réseau qui projetait un coup d'Etat. 

"Nous ne voulons pas que des extrémistes mettent en danger notre démocratie de l'intérieur, au sein même du service public", a déclaré Nancy Faeser devant la presse. 

Il y a une semaine, la police a démantelé une cellule nourrie à l'idéologie des "Reichsbürger", les "Citoyens du Reich", une mouvance qui ne reconnaît pas la République et a pris de l'ampleur avec les restrictions sanitaires contre la Covid-19. 

Selon le parquet fédéral, ce groupuscule envisageait de faire un putsch, avec comme point d'orgue la prise du Parlement. 

Parmi les 25 comploteurs présumés interpellés figurent une juge, ancienne députée de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), le parti d'extrême droite allemand, d'actuels et anciens officiers de la Bundeswehr (l'armée allemande) ainsi que des fonctionnaires de police. 

Notamment, selon la presse, un ancien commissaire de police de Hanovre déjà suspendu pour ses idées extrémistes et un policier de la même ville chargé des enquêtes sur l'extrême droite. 

Concrètement, Mme Faeser a dit préparer un projet de loi en vue de modifier le droit disciplinaire afin de "pouvoir à l'avenir retirer plus rapidement du service public les ennemis de la Constitution", préconisant de recourir à des décrets plutôt que d'engager des procédures devant les tribunaux. 

La ministre social-démocrate souhaite aussi un durcissement de la législation sur le port d'armes, déjà envisagé dans le contrat de la coalition gouvernementale. 

"Les armes de guerre semi-automatiques n'ont rien à faire dans les mains des personnes privées", a-t-elle jugé. 

Les négociations s'annoncent néanmoins ardues, le ministre de la Justice libéral Marco Buschmann s'étant déjà déclaré opposé au projet. 

Les perquisitions effectuées dans toute l'Allemagne avaient permis de découvrir des armes allant de l'arbalète jusqu'à des fusils et des munitions. 

Selon des informations ayant filtrées dans la presse ces derniers jours, les enquêteurs ont aussi mis la main sur un millier de "déclarations de confidentialité" de personnes qui avaient été approchées par le groupuscule. 

Les comploteurs présumés, parmi lesquels le prince Reuss Henri XIII est considéré comme une figure centrale, avaient aussi prévu de créer des "compagnies de protection de la patrie" dans toute l'Allemagne et des préparatifs en ce sens avaient déjà été entamés. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.