Drame de l’immigration clandestine: noyade d’un universitaire yéménite au large des côtes espagnoles

Des migrants tentent de nager, depuis un bateau qui coule, vers Ceuta, l'enclave espagnole en Afrique du Nord, le 18 mai 2021. (EPA)
Des migrants tentent de nager, depuis un bateau qui coule, vers Ceuta, l'enclave espagnole en Afrique du Nord, le 18 mai 2021. (EPA)
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Publié le Jeudi 15 décembre 2022

Drame de l’immigration clandestine: noyade d’un universitaire yéménite au large des côtes espagnoles

  • Dhef Allah al-Thaifani se serait noyé lorsque le bateau transportant des immigrants illégaux en provenance du Maroc s'est renversé dans les eaux adjacentes à la ville espagnole de Ceuta
  • Cette tragédie a suscité de nouvelles revendications en faveur de la fin du conflit au Yémen et des avertissements aux Yéménites pour qu'ils ne tentent pas la dangereuse traversée vers l'Europe

AL-MUKALLA: Un Yéménite titulaire d'un doctorat qui venait d'obtenir un diplôme dans une université au Maroc a été retrouvé mort au large des côtes espagnoles après que le bateau dans lequel il voyageait pour rejoindre l'Europe a chaviré.
Dhef Allah al-Thaifani se serait noyé lorsque le bateau transportant des immigrants illégaux en provenance du Maroc s'est renversé dans les eaux adjacentes à la ville espagnole de Ceuta.
Cette tragédie a suscité de nouvelles revendications en faveur de la fin du conflit au Yémen et des avertissements aux Yéménites pour qu'ils ne tentent pas la dangereuse traversée vers l'Europe.
Selon le site d'information yéménite Al-Masdar Online, Dhef Allah al-Thaifani avait obtenu un doctorat en pensée islamique moderne à l'université Mohammed V de Rabat.
Il aurait perdu son poste au ministère yéménite de la Dotation après avoir été remplacé par un parent d'un haut fonctionnaire du ministère, qui aurait demandé au gouvernement de le réintégrer et de rétablir son salaire.
Sa femme est décédée d’un cancer en 2019.
Ali Al-Fakih, rédacteur en chef d'Al-Masdar Online, déclare à Arab News : «Alors que la guerre s'éternise, de nombreuses élites incapables de rentrer au pays ont commencé à chercher des conditions de vie plus sûres en Europe.»
La guerre au Yémen a commencé à la fin de l’année 2014 lorsque les Houthis, soutenus par l'Iran, ont pris le pouvoir et se sont dispersés dans tout le pays. Des milliers de Yéménites ont été chassés de chez eux et nombre d’entre eux ont fini par trouver refuge dans les zones contrôlées par le gouvernement dans les pays voisins, ou plus loin.
En novembre dernier, trois jeunes Yéménites ont été découverts morts au large de l'île grecque de Samos après que leur bateau a chaviré sous l'effet de vents violents. Ils faisaient partie d’un groupe de douze immigrés clandestins qui avaient quitté la province turque d'Izmir en bateau pour l'Europe.
Le flux d'immigrés clandestins yéménites tentant d'entrer en Europe par la Pologne via la Biélorussie a incité l'ambassade du Yémen à Varsovie à déconseiller à ses citoyens d'entrer en Pologne en raison des mesures de sécurité strictes et de plusieurs décès.
Les responsables ont écrit dans un Tweet: «L'ambassade à Varsovie rappelle à tous nos citoyens de ne pas se laisser attirer par des groupes de passeurs et de ne pas chercher à entrer illégalement sur le territoire polonais.»
Selon les médias, des groupes de passeurs basés au Yémen, ainsi que d'autres dans des pays tels que l'Égypte, ont été impliqués dans le transport illégal de Yéménites vers des points de transit dans des nations comme la Turquie ou la Biélorussie, et leur ont ensuite indiqué de traverser la frontière vers les territoires de l'Union européenne (UE).
L'année dernière, de nombreux Yéménites sont morts de froid à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, tandis que l'ambassade du Yémen en Pologne en a évacué un certain nombre.
M. Al-Fakih souligne que «l'afflux de Yéménites en Europe a augmenté, bien que leur nombre soit relativement faible par rapport à celui des migrants provenant d'autres pays déchirés par la guerre, comme la Syrie, l'Afghanistan et la Palestine».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.