L'ambassadeur de l'Union européenne salue le partenariat à long terme avec l'Égypte

L'Union européenne (UE) souhaite renforcer ses relations économiques et politiques avec l'Égypte, déclare Christian Berger, l'envoyé de l'UE au Caire. (Délégation de l'Union européenne en Égypte)
L'Union européenne (UE) souhaite renforcer ses relations économiques et politiques avec l'Égypte, déclare Christian Berger, l'envoyé de l'UE au Caire. (Délégation de l'Union européenne en Égypte)
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Publié le Vendredi 16 décembre 2022

L'ambassadeur de l'Union européenne salue le partenariat à long terme avec l'Égypte

  • M. Berger souligne le rôle de l'Égypte en tant que maillon important des chaînes d'approvisionnement régionales
  • Le ministre égyptien du Commerce et de l'Industrie, Ahmed Samir, s'est récemment entretenu avec M. Berger sur les moyens de stimuler la coopération économique

LE CAIRE: L'Union européenne (UE) souhaite renforcer ses relations économiques et politiques avec l'Égypte, déclare Christian Berger, l'envoyé du bloc au Caire.
M. Berger souligne le rôle de l'Égypte en tant que maillon important des chaînes d'approvisionnement régionales, tout en affirmant qu’il existe un partenariat à long terme et de relations solides avec le pays dans tous les domaines.
Il dit son espoir que la période à venir voie une coopération significative entre les deux parties, notamment dans le domaine du transfert de technologie et de l'industrie pharmaceutique.
L'émissaire ajoute que les relations de l'UE avec les pays, en particulier les partenaires stratégiques tels que l'Égypte, sont fondées sur des visions à long terme, car le bloc possède des accords et des partenariats de longue date avec eux; certains d’entre eux sont de nature commerciale.
Il indique que des discussions sont en cours sur le transfert de technologies européennes vers le pays, non seulement dans un but d'investissement, mais aussi pour soutenir la recherche et l'innovation dans les institutions, les entreprises et les universités égyptiennes.
M. Berger met en avant les discussions entre les entreprises égyptiennes et européennes sur ce sujet lors d'une rencontre avec un certain nombre de journalistes.
Il indique en outre que des discussions sont en cours sur le développement de l'industrie pharmaceutique.
Les entreprises égyptiennes ont des capacités, notamment dans la production de vaccins pour lutter contre plusieurs maladies, précise M. Berger.
Lorsqu'on lui demande s'il pense que les relations avec l'Union européenne manquent d'un mécanisme d'alerte précoce et de réponse aux crises, il répond que l'UE cherche à se doter de systèmes qui lui permettent de le faire.
Il souligne que des discussions ont eu lieu avec plusieurs organes et organisations, comme la Ligue arabe, sur des thèmes environnementaux et sur la manière dont les systèmes pourraient réagir rapidement aux questions sur ce sujet ou aux catastrophes naturelles.
Le ministre égyptien du Commerce et de l'Industrie, Ahmed Samir, s'est récemment entretenu avec M. Berger sur les moyens de stimuler la coopération économique.
Les deux parties sont convenues de travailler ensemble sur la promotion des opportunités d'investissement pour les entreprises européennes en Égypte ainsi que sur les mesures incitatives proposées par le gouvernement égyptien.
M. Samir a déclaré en septembre dernier que le volume des échanges commerciaux entre l'Égypte et l'UE s'élevait à environ 29,6 milliards de dollars l'année dernière (1 dollar = 0,94 euro), contre environ 23,8 milliards de dollars en 2020, soit une augmentation de 24,5%.
L'UE est le deuxième marché mondial pour les exportations égyptiennes, a-t-il précisé, ajoutant que le gouvernement du pays avait pour objectif d'adopter les technologies industrielles européennes avancées.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".