Des centaines de Libériens manifestent contre le président Weah

Le président du Libéria, George Weah est en dehors du pays depuis le 31 octobre et attendu de retour officiellement dimanche après sept semaines d'absence. (Photo, AFP)
Le président du Libéria, George Weah est en dehors du pays depuis le 31 octobre et attendu de retour officiellement dimanche après sept semaines d'absence. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 17 décembre 2022

Des centaines de Libériens manifestent contre le président Weah

  • La manifestation avait lieu alors que les Libériens se battent au quotidien avec l'inflation et la pénurie des produits et des services de première nécessité dans l'un des pays déjà les plus pauvres du monde
  • L'ancienne star du foot a été élue en 2017 sur les promesses de combattre la pauvreté et la corruption

MONROVIA, LIBERIA: Quelques centaines de Libériens ont manifesté pacifiquement samedi contre le président George Weah près de Monrovia à l'appel de l'opposition qui l'accuse de tous les maux devant la dégradation des conditions de vie un an avant les élections, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Nous sommes fatigués de souffrir", proclamaient les slogans et les banderoles, reprenant l'intitulé donné par la coalition Collaborating Political Parties (CPP) à ce rassemblement devant le stade Samuel Kanyon Doe dans la banlieue de la capitale.

La manifestation avait lieu alors que les Libériens se battent au quotidien avec l'inflation et la pénurie des produits et des services de première nécessité dans l'un des pays déjà les plus pauvres du monde. M. Weah est en dehors du pays depuis le 31 octobre et attendu de retour officiellement dimanche après sept semaines d'absence.

Les Libériens doivent élire leur président et leurs parlementaires en octobre 2023.

“Nous sommes ici pour adresser un message au gouvernement et à la communauté internationale: cela fait trop longtemps que les Libériens souffrent", a dit à l'AFP James Kennedy Saylee, vice-président du comité d'organisation.

"La pauvreté se lit sur tous les visages libériens", a-t-il ajouté.

La coalition CPP, dont l'un des chefs, Alexander Cummings, s'annonce comme un des principaux adversaires de M. Weah à la présidentielle, accuse M. Weah d'incompétence mis aussi d'indifférence devant la situation des Libériens.

Elle a dénoncé l'absence prolongée de M. Weah qui s'est rendu depuis fin octobre à différents rendez-vous internationaux, dont la Coupe du monde de football au Qatar où son fils Timothy jouait sous le maillot de l'équipe américaine. Elle lui impute la persistance d'une corruption réputée endémique.

L'ancienne star du foot a été élue en 2017 sur les promesses de combattre la pauvreté et la corruption. M. Weah a été désigné par son parti candidat à sa propre succession pour 2023.

En plus des difficultés économiques, le gouvernement se débat avec l'organisation des élections et les troubles d'un recensement préalable au vote. Il est sous la pression du grand allié américain au sujet de la corruption.

Washington a sanctionné cinq hauts responsables libériens pour corruption présumée en trois ans. Dans une lettre ouverte publiée début décembre, l'ambassadeur américain à Monrovia Michael McCarthy prévenait que les Etats-Unis pourraient prendre davantage de sanctions dans les prochains mois dans la perspective d'élections "libres, crédibles et pacifiques".

M. Weah faisait partie des présidents de six pays africains où des élections sont prévues en 2023 à être reçus le 14 décembre par le président américain Joe Biden. Les dirigeants ont affirmé "leur engagement à tenir des élections libres, justes et transparentes", selon la Maison Blanche.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.