Twitter va interdire à ses utilisateurs de promouvoir des réseaux sociaux concurrents

Un écran de téléphone affiche le compte Twitter d'Elon Musk avec une photo de lui en arrière-plan (Photo, AFP).
Un écran de téléphone affiche le compte Twitter d'Elon Musk avec une photo de lui en arrière-plan (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 19 décembre 2022

Twitter va interdire à ses utilisateurs de promouvoir des réseaux sociaux concurrents

  • Il devient par exemple prohibé de tweeter: «Merci de me suivre @Identifiant sur Instagram»
  • Mettre en avant sa dernière photo Instagram, ou une publication Facebook, expose ainsi l'utilisateur de Twitter à une suspension de son compte

WASHINGTON: Twitter va désormais interdire à ses utilisateurs de publier des liens vers des réseaux sociaux concurrents, comme Facebook ou Instagram, au moment où la plateforme d'Elon Musk est sous le coup de critiques pour avoir suspendu plusieurs comptes de journalistes.

"Twitter n'autorise plus la promotion gratuite de certains réseaux sociaux sur Twitter", a annoncé la plateforme dimanche.

Sept plateformes sont concernées: Facebook, Instagram, Mastodon, Truth Social, Tribel, Post et Nostr. Ainsi que "des agrégateurs de liens vers des réseaux sociaux comme linktr.ee, lnk.bio", est-il précisé.

Il devient par exemple prohibé de tweeter: "Merci de me suivre @Identifiant sur Instagram".

Mettre en avant sa dernière photo Instagram, ou une publication Facebook, expose ainsi l'utilisateur de Twitter à une suspension de son compte. Et s'il mentionne l'un de ses autres comptes dans sa biographie ou dans son nom, la sanction est la même, avertit le réseau.

"Si des violations à la règle restent un acte isolé ou une première infraction, nous pourrons prendre un certain nombre de mesures allant de la suppression d'un ou plusieurs tweets jusqu'au verrouillage temporaire de compte(s)", détaille Twitter.

Mais les contrevenants sont prévenus: "Toute récidive entraînera une suspension permanente".

Ces nouvelles règles sont annoncées alors que de nombreux utilisateurs de Twitter ont récemment dit envisager de migrer vers d'autres plateformes, ce qui préoccupe très probablement le nouveau patron de l'entreprise basée à San Francisco.

Le changement a aussi suscité l'incompréhension de Jack Dorsey, le cofondateur de Twitter, société qu'il a quittée en 2021. "Pourquoi?", a-t-il sobrement tweeté.

Après la suspension de certains comptes en vertu de la nouvelle politique, dont celui de l'investisseur Paul Graham, M. Musk a nuancé sa décision. Il a tweeté qu'au lieu de cibler des tweets individuels, la politique se limiterait à "suspendre des comptes uniquement lorsque l'objectif +principal+ de ce compte est la promotion de concurrents".

Il a ensuite affirmé: "A l'avenir, il y aura un vote pour des changements politiques majeurs. Mes excuses. Cela ne se reproduira plus."

Ultérieurement, il a même soumis au vote des utilisateurs du site son avenir de PDG de Twitter. "Dois-je quitter la direction de Twitter?" a-t-il tweeté, leur demandant de cliquer sur oui ou non.

"Je respecterai les résultats de ce sondage", a-t-il assuré, le vote étant ouvert jusqu'aux premières heures de lundi.

Inquiétude
Depuis son rachat par le patron de Tesla et SpaceX fin octobre, pour 44 milliards de dollars, les règles de modération mises en place sur Twitter par Elon Musk, autoproclamé défenseur de la liberté d'expression, suscitent l'inquiétude.

Il a, ces derniers jours, supprimé puis rétabli les comptes de plusieurs journalistes américains, de CNN, du New York Times et du Washington Post notamment, faisant réagir l'Union européenne et l'ONU. La vice-présidente de la Commission européenne l'a même menacé de sanctions.

Le multimilliardaire avait d'abord, mercredi, suspendu @elonjet, un compte qui rapportait automatiquement les trajets de son jet privé, puis les comptes de journalistes qui avaient ensuite tweeté à propos de cette décision, les accusant de mettre sa famille en danger.

Ceux-ci ont été rétablis samedi, mais certains ont indiqué avoir été sommés d'effacer certaines publications s'ils voulaient pleinement utiliser la plateforme.

Et, samedi soir, le compte Twitter d'une journaliste du Washington Post, Taylor Lorenz, a à son tour été suspendu pendant plusieurs heures.

"Elon Musk a suspendu mon compte Twitter", a affirmé sur son blog la journaliste, qui couvre le secteur des technologies pour le Washington Post.

Son compte a été rétabli dimanche, et elle a envoyé un tweet à 12H38 (17H38 GMT).

Musk suspend un nouveau compte Twitter de journaliste

Le compte Twitter d'une journaliste du Washington Post a été suspendu dimanche, sur décision d'Elon Musk selon elle, au lendemain du rétablissement de plusieurs comptes de journalistes, le patron multimilliardaire évoquant une "suspension temporaire" liée à la "divulgation antérieure de données personnelles".

"Elon Musk a suspendu mon compte Twitter", affirme sur son blog Taylor Lorenz, qui couvre le secteur des technologies pour le Washington Post.

Taylor Lorenz explique avoir posé via Twitter une question à Elon Musk, pour un article qu'elle est en train d'écrire, car elle n'arrivait pas à le joindre par les canaux traditionnels.

Messages contradictoires
Le patron multimilliardaire de la plateforme avait, plus tôt dans la journée, déclaré sur Twitter qu'il s'agissait d'une "suspension temporaire due à une divulgation antérieure de données personnelles par ce compte".

Son tweet répondait à Eric Weinstein, directeur général de Thiel Capital - société d'investissement fondée par Peter Thiel, investisseur et soutien de Donald Trump - qui l'interrogeait sur le sujet.

"À 20H30 (01H30 GMT), j'ai tenté de le joindre sur Twitter pour obtenir un commentaire", précise-t-elle, ajoutant que lorsqu'elle s'est ensuite "connectée (à Twitter) pour voir s'il avait répondu à notre requête, j'étais suspendue. Je n'ai reçu aucune communication de la part de l'entreprise sur les raisons de ma suspension ou sur les conditions que j'ai violées".

Elon Musk a envoyé des messages contradictoires depuis qu'il dirige Twitter, rétablissant des comptes qui en étaient auparavant bannis, dont celui de Donald Trump.

Mais il a aussi suspendu celui de Kanye West après la publication de plusieurs messages jugés antisémites et refusé le retour sur la plateforme du complotiste d'extrême droite, Alex Jones.


Les chemins de fer saoudiens battent des records en 2025 : 14 millions de passagers et 30 millions de tonnes de fret

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
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  • Le transport de 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025 a permis de supprimer 2 millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume et d’économiser 139 millions de litres de carburant
  • Cela a également entraîné une réduction des émissions de carbone de 364 000 tonnes, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne

​​​​​​RIYAD : Les chemins de fer saoudiens (Saudi Arabia Railways, SAR) ont annoncé des résultats opérationnels record pour l’année 2025, consolidant leur position comme un pilier des secteurs logistique et touristique du Royaume.

SAR a transporté plus de 14 millions de passagers, soit une augmentation significative par rapport aux 11,2 millions de passagers enregistrés en 2023, soulignant l’adoption croissante du rail tant pour les déplacements quotidiens que pour les pèlerinages, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

De même, le transport de fret a fortement progressé, passant d’environ 24 millions de tonnes en 2023 à 30 millions de tonnes en 2025, stimulé par la demande industrielle accrue et la logistique minière.

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail, le réseau a permis de supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume, entraînant une économie de 139 millions de litres de carburant.

Cela s’est également traduit par une réduction de 364 000 tonnes d’émissions de carbone, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne.

Ces chiffres soulignent le rôle central de SAR dans la réalisation de la Stratégie nationale des transports et de la logistique (NTLS) et de la Vision 2030 de l’Arabie Saoudite, en offrant un réseau à la fois efficace et durable sur le plan environnemental.

“Dream of the Desert”

Une réalisation marquante de 2025 a été le lancement officiel du Dream of the Desert, le premier train de luxe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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Le ministre des Transports et des Services Logistiques et président de SAR, Saleh Al-Jasser, a dévoilé le premier wagon du “Dream of the Desert” en octobre dernier lors du FII9. (Photo SPA)

Développé en partenariat avec le groupe italien de luxe Arsenale, ce service a redéfini le tourisme ferroviaire. Le train comprend 40 cabines de luxe sur mesure, offrant une expérience de « croisière ferroviaire » inspirée de l’Orient Express classique, mais avec une identité saoudienne unique. L’itinéraire traverse le Royaume de Riyadh à Al Qurayyat, en s’arrêtant sur des sites culturels clés tels que Ha’il et Al-Jouf, transformant ainsi le voyage lui-même en destination.

Dans un mouvement majeur pour tirer parti du Transit-Oriented Development (TOD), SAR a annoncé la création d’un fonds immobilier de 6 milliards SAR axé sur La Mecque.

Ce fonds est dédié au développement de terrains premium adjacents à la gare du Haramain High Speed Railway à La Mecque. L’initiative vise à améliorer l’expérience des pèlerins en construisant des hôtels à grande capacité, des centres commerciaux et des unités résidentielles directement connectés à la gare. Ce développement permet non seulement de diversifier les sources de revenus de SAR, mais soutient également l’objectif du gouvernement d’accueillir 30 millions de pèlerins pour la Omra chaque année en intégrant parfaitement transport et hébergement.

Reconnaissance internationale

À l’international, l’engagement de SAR pour l’excellence a été reconnu. SAR est devenue la première entreprise à recevoir le prestigieux prix de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) pour les trains touristiques longue distance.

La cérémonie s’est tenue au siège de l’Union à Paris, en France, avec la participation de grandes compagnies ferroviaires mondiales.

L’UIC, organisation ferroviaire mondiale, a décerné le prix en reconnaissance de l’innovation de SAR dans l’intégration du tourisme de luxe à l’infrastructure ferroviaire lourde.

Cette distinction consolide la réputation de SAR pour la qualité de ses services et place le Royaume comme destination de premier plan pour les passionnés de chemins de fer et les voyageurs de luxe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.