Arabie saoudite: Le ministre de l'Énergie souligne les efforts en matière d'énergie propre avec une délégation européenne

Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane ben Abdelaziz, a reçu une délégation de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. (SPA)
Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane ben Abdelaziz, a reçu une délégation de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. (SPA)
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Publié le Mercredi 21 décembre 2022

Arabie saoudite: Le ministre de l'Énergie souligne les efforts en matière d'énergie propre avec une délégation européenne

  • Les participants ont discuté des efforts déployés par l'Arabie saoudite pour gérer les émissions de gaz par la capture, l'utilisation, le recyclage et le stockage du CO2
  • Le prince héritier et Premier ministre d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a lancé l'année dernière l'Initiative verte saoudienne

RIYAD: Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane ben Abdelaziz, a reçu une délégation de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. La réunion portait sur les efforts déployés par le Royaume en matière de durabilité ainsi que sur les moyens de dynamiser la coopération.

La conférence s’est déroulée mardi dernier à Riyad dans le bureau du ministre; elle était dirigée par le président de la commission, David James McEllister.  

Les participants se sont concentrés sur les efforts déployés par l'Arabie saoudite en vue de mener à bien la transformation dans le domaine de l'énergie grâce aux initiatives qu'elle entreprend au niveau local et régional.

En outre, ils ont évoqué les performances du Royaume en matière de technologies liées aux énergies propres dans le souci de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de promouvoir les sources d'énergies renouvelables.

La réunion de Riyad a également fait le point sur l'Initiative verte saoudienne et sur l'Initiative verte du Moyen-Orient.

Les participants ont aussi discuté des efforts déployés par l'Arabie saoudite pour gérer les émissions de gaz par la capture, l'utilisation, le recyclage et le stockage du CO2 dans le cadre de la stratégie d'économie circulaire du carbone à laquelle adhère le pays. Le plan d'action adopté par le Royaume pour devenir le premier exportateur mondial d'hydrogène propre a également été abordé.

Le ministre a par ailleurs souligné l'importance de la collaboration entre les pays exportateurs de pétrole au Moyen-Orient et les consommateurs que sont les pays européens, qui donnera un coup de fouet aux efforts des deux parties et les aidera à progresser.

Le ministre saoudien a également fait part des efforts déployés par le Royaume en faveur de l'innovation dans le secteur de l'énergie.

«La lutte contre le changement climatique renforcera la compétitivité, favorisera l'innovation et engendrera des millions d'emplois de qualité», a souligné le prince Mohamed ben Salmane ben Abdelaziz.

Il s'est exprimé en ces termes: «Les jeunes Saoudiens et les jeunes du monde entier rêvent d'un avenir plus propre, plus vert et plus inclusif. Il nous incombe de répondre à leurs attentes.»

L'Arabie saoudite entreprend un grand nombre d’initiatives dans le domaine de l'énergie propre. Elle consacre des millions de dollars au développement de technologies vertes; l'objectif est de proposer des solutions durables dans le cadre de son programme «zéro émission».

Le prince héritier et Premier ministre d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a lancé l'année dernière l'Initiative verte saoudienne. Depuis, plus de soixante initiatives ont été lancées dans le pays pour l'aider à atteindre ses trois objectifs: réduction des émissions, reboisement, protection des terres et des mers.

Lors du forum de l'initiative verte saoudienne de cette année, qui s'est tenu au mois de novembre dernier en marge de la COP27, le prince héritier a déclaré: «Nous mettons en place une nouvelle ère verte dans la région; nous menons tous cette transition et nous en récoltons les fruits, persuadés que les incidences du changement climatique touchent non seulement l'environnement naturel, mais aussi l'économie et la sécurité de nos nations.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com