Le 5e Festival international du tourisme saharien: découvrir le Hoggar, Tassili n’Ajjer et les Ksour

Tadrat Rouge, Djanet Algérie. (Photo fournie).
Tadrat Rouge, Djanet Algérie. (Photo fournie).
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Publié le Jeudi 22 décembre 2022

Le 5e Festival international du tourisme saharien: découvrir le Hoggar, Tassili n’Ajjer et les Ksour

  • «Nous avons des atouts et d’énormes potentialités naturelles, culturelles, architecturales et touristiques dont fourmillent les Ksour millénaires du Sud algérien pour faire de l’Algérie une destination phare du tourisme»
  • «Le tourisme saharien est un excellent produit d’appel permettant de promouvoir la destination Algérie dans sa globalité»

PARIS: Artisans, agences de voyages et professionnels du tourisme de vingt-quatre willayas du Sud algérien et tour-opérateurs de plusieurs pays africains et européens ont pris part à la 5e édition du Festival international du tourisme saharien, organisée du 9 au 11 décembre 2022 dans la perle du Sud algérien: Ghardaïa. Initiée par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, en partenariat avec la ville hôte, cette manifestation internationale avait pour objectif de promouvoir des produits touristiques innovants destinés aux Algériens et aux touristes étrangers. Au programme, des activités culturelles, artistiques et sportives étaient proposées au public en marge du festival, dont une exposition d’artisanat et une présentation de l’art culinaire de la région.

Cite Sefar
Cité Séfar, Tassili N'jjar. (Photo fournie).

«Nous avons des atouts et d’énormes potentialités naturelles, culturelles, architecturales et touristiques dont fourmillent les Ksour millénaires du Sud algérien pour faire de l’Algérie une destination phare du tourisme respectueux de la culture et de l’environnement et une destination touristique incontournable dont plusieurs sites sont classés patrimoine de l’humanité», souligne Yacine Hamadi, ministre du Tourisme et de l’Artisanat lors de son allocution.

Patrimoine mondial de l’humanité

Inscrits au patrimoine mondial de l’humanité, les sites du Hoggar, du Tassili n’Ajjer et les Ksour figurent parmi les nombreux produits d’appel pour assurer l’attractivité du tourisme saharien. «Le Tassili Hoggar est un patrimoine culturel et naturel qui a plus de huit mille ans d’Histoire», indique le ministre à la presse nationale. «La grande civilisation du Tassili témoigne de la richesse de notre Histoire millénaire. L’Algérie recèle un immense potentiel qui s’étend des oasis à l’est, aux dunes de la Saoura à l’ouest en passant par les Ksour de Ghardaïa.»

Issiliden
Issiliden, Djanet, Illizi. (Photo Fournie).

Interrogé par Arab News en français sur l’attractivité du tourisme saharien, Sofiane Lesage, fondateur et directeur général de Riwaya Travel, explique que la tendance de la demande mondiale s’oriente vers le tourisme écoresponsable et, à ce titre, l’Algérie propose une multitude de destinations encore inexplorées. «Le tourisme saharien est un excellent produit d’appel permettant de promouvoir la destination Algérie dans sa globalité. Sur le marché mondial, chaque pays dispose d’une destination phare comme Pétra en Jordanie, les pyramides pour l’Égypte ou encore AlUla pour l’Arabie saoudite.»

Séfar, la plus grande cité troglodyte au monde

Pour Sofiane Lesage, le produit phare du Sahara algérien concerne le site Séfar, une cité mystérieuse de l’ère préhistorique, située au cœur du Tassili n’Ajjer, à plus de deux mille kilomètres de la capitale. «Séfar est la plus grande ville troglodyte du monde. Elle dispose d’un trésor unique au monde, le plus grand musée à ciel ouvert de l’époque néolithique, composé de plus de quinze mille dessins et peintures rupestres; des gravures rupestres qui représentent des scènes de vie quotidienne, de chasse, dont certaines datant de plus de douze mille ans.»

«De plus en plus de visiteurs y découvrent la civilisation des Touaregs, une population connue pour la générosité de son accueil et son envie de faire connaître sa culture tribale.»

«Cette cité n’était pas accessible aux touristes depuis quatre décennies. Désormais, de plus en plus de visiteurs y découvrent la civilisation des Touaregs, une population connue pour la générosité de son accueil et son envie de faire connaître sa culture tribale.» Il cite ainsi la fête annuelle de Sebiba à Djanet, qui accueille des tribus d’Algérie, de Libye, du Niger, du Mali et du Burkina Faso et qui mérite d’être découverte par les touristes locaux et étrangers.

Riwaya
Les dunes du désert algérien. (Photo fournie).

Afin d’assurer la préservation des sites historiques, Sofiane Lesage plaide pour «l’instauration d’une taxe étatique touristique qui permettrait de mettre à contribution les touristes dans la réhabilitation des parcs nationaux». Il donne en exemple l’accès aux sites classés comme le Kilimandjaro en Tanzanie. Pour lui, il est nécessaire de mettre en place ces mesures pour cataloguer et organiser les voyages dans le sud afin d’éviter la détérioration des paysages sacrés et les graffitis sur les sites.

Enfin, pour promouvoir le tourisme saharien, qui attire des milliers de touristes algériens et étrangers, une liaison aérienne entre Paris et Djanet a été inaugurée le 17 décembre 2022, en partenariat avec le tour-opérateur français Point Afrique Voyages.


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.