Les vœux de l’ambassadeur de France et de son épouse à leurs compatriotes en Arabie saoudite

L’ambassadeur de France, Ludovic Pouille, et son épouse Estelle Pagon-Pouille présentant leurs vœux au Français d’Arabie saoudite. (capture d’écran)
L’ambassadeur de France, Ludovic Pouille, et son épouse Estelle Pagon-Pouille présentant leurs vœux au Français d’Arabie saoudite. (capture d’écran)
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Publié le Mercredi 28 décembre 2022

Les vœux de l’ambassadeur de France et de son épouse à leurs compatriotes en Arabie saoudite

  • « Nous tenons à remercier la communauté française pour son engagement, son rôle actif dans le renforcement du partenariat stratégique franco-saoudien et dans le renforcement de l’amitié entre nos deux pays », déclare l’ambassadeur Ludovic Pouille
  • « La présence française en Arabie saoudite s’étend à tous les niveaux : économie, énergie, espace, nouvelles technologies, santé, éducation, divertissement, tourisme et culture » souligne Estelle Pagon-Pouille

JEDDAH : L’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, et son épouse, Estelle Pagnon-Pouille, ont présenté leurs vœux de Noël et de fin d’année à leurs compatriotes au royaume, dans un message Twitter sous forme de vidéo.

« Estelle et moi souhaitons à nos compatriotes en Arabie saoudite un joyeux Noël et d'excellentes fêtes de fin d'année. Merci pour votre engagement constant en faveur du partenariat stratégique franco-saoudien! » a lancé le diplomate en exergue de la vidéo, utilisant les mots dièse #JoyeuxNoël et #FranceKSA.

Le couple de diplomates, filmé devant un sapin illuminé, a partagé un message en deux parties.

S’exprimant la première, Estelle Pouille déclare :

« Chers compatriotes, en cette saison de partage, de tolérance et de paix, au cours de laquelle les gens se remémorent l’année écoulée, au premier chef l’exceptionnel parcours des Bleus en coupe du monde, Ludovic et moi vous souhaitons à tous, notamment personnel et élèves de nos trois écoles françaises en Arabie saoudite, de bonnes vacances méritées et de belles fêtes de fin d’année ».

Prenant la parole à son tour, l’ambassadeur Ludovic Pouille enchaîne : « Nous tenons à remercier la communauté française pour son engagement, son rôle actif dans le renforcement du partenariat stratégique franco-saoudien et dans le renforcement de l’amitié entre nos deux pays.

Nous avons assisté ensemble à des événements majeurs au cours des douze derniers mois. Tout d’abord, bien entendu, la visite, historique, du président de la République Emmanuel Macron à Jeddah, en décembre 2021, et la visite de SAR le prince héritier Mohammed Ben Salmane à Paris, en juillet 2022. Nous avons eu de nombreuses visites ministérielles dont la récente visite du ministre du Commerce extérieur et de l’Attractivité des Français à l’étranger, M. Olivier Becht, qui est venu à Riyad et à AlUla les 20, 21, 22 décembre. Nous avons reçu d’innombrables délégations d’entreprises et d’institutions françaises qui souhaitent participer à cette belle aventure saoudienne qu’est la Vision 2030 qui offre des opportunités immenses pour notre partenariat.

Ces visites sont un véritable témoignage de la relation solide entre nos deux pays ».

L’ambassadeur cède ensuite la parole à Mme Pagnon-Pouille qui poursuit : « La présence française en Arabie saoudite s’étend à tous les niveaux : économie, énergie, espace, nouvelles technologies, santé, éducation, divertissement, tourisme et culture. Cette année nous avons eu le plaisir de célébrer le 20ème anniversaire de la coopération franco-saoudienne en archéologie, avec le ministère de la Culture, la Commission royale pour AlUla et l’agence française à FalUla. Une célébration qui a mis en lumière une relation ancienne et continue entre la France et l’Arabie ; une fusion exceptionnelle entre experts français et saoudiens au service de la promotion du riche patrimoine de l’Arabie saoudite ».

Pour conclure, l’ambassadeur de France ajoute : « Chers amis, chers compatriotes, dans l’attente de nouvelles réalisations, de nouveaux projets, de nouvelles aventures pour l’année à venir, nous vous souhaitons un très joyeux Noël, de très belles fêtes de fin d’année et, un peu en avance, une très bonne année 2023 ».

« A très bientôt ! » lance de concert le couple de diplomates.

Pour la circonstance, Estelle Pouille est habillée en rouge et blanc, et l’ambassadeur en bleu.  Les couleurs de la France viennent ainsi draper symboliquement un message d’amitié qui réaffirme la qualité des relations entre les deux pays.


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
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  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.


L'Égypte condamne les attaques iraniennes contre la Jordanie, Bahreïn et le Koweït

La ligne d'horizon de Manama lors du troisième jour des essais de pré-saison de Formule 1 sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 28 février 2025. (File/AFP)
La ligne d'horizon de Manama lors du troisième jour des essais de pré-saison de Formule 1 sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 28 février 2025. (File/AFP)
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  • L'Egypte met en garde contre les attaques qui menacent la stabilité régionale et réaffirme son soutien aux Etats arabes du Golfe
  • Dans une déclaration, le ministère égyptien des affaires étrangères a exprimé la "pleine solidarité" du Caire avec les trois États du Golfe

DUBAI : L'Egypte a condamné mercredi les attaques iraniennes visant la Jordanie, Bahreïn et le Koweït, les décrivant comme une escalade dangereuse et une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des trois pays.

Le Koweït, Bahreïn et la Jordanie ont signalé des interceptions de drones, des sirènes de raids aériens et des tirs de missiles dans le cadre des attaques iraniennes contre des cibles liées aux États-Unis dans la région.

Dans une déclaration, le ministère égyptien des affaires étrangères a exprimé la "pleine solidarité" du Caire avec les trois États du Golfe et a affirmé son soutien aux mesures visant à protéger leur sécurité, leur stabilité et leurs biens nationaux.

Le ministère a déclaré que les attentats menaçaient la sécurité et la stabilité de l'ensemble de la région, soulignant que la sécurité des États arabes faisait "partie intégrante" de la sécurité nationale égyptienne et arabe.

L'Égypte a également réitéré son rejet de toute action qui porte atteinte à la souveraineté des États ou menace l'intégrité territoriale, tout en appelant à la désescalade et au respect du droit international afin de préserver la stabilité régionale.


Gaza: les discussions du Caire butent sur la question clef du désarmement

Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
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  • Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs"
  • Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté

LE CAIRE: Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes.

"Les consultations se poursuivent [...] dans un contexte de divergences nettes de vision [...] la question des armes restant le seul point de discorde", a déclaré à l'AFP une source politique palestinienne au fait des pourparlers.

Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs", soit l'Egypte, le Qatar et la Turquie.

Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

Validé par l'ONU, le plan de paix par étapes du président américain Donald Trump en vue de mettre fin à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur Israël, n'entrevoit au contraire qu'à très long terme la possibilité d'un retrait total des troupes israéliennes, qui contrôlent aujourd'hui environ 60% de ce territoire.

Et Israël continue d'exiger un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens avant toute progression dans la feuille de route fixée par M. Trump.

Plus tôt mardi, plusieurs sources palestiniennes impliquées dans les discussions avaient fait état d'un accord entre les différents mouvements pour que les groupes militarisés de la bande de Gaza remettent une partie de leurs armes à une instance palestinienne ad hoc, restant à créer.

Une telle proposition n'ayant a priori aucune chance d'être acceptée par Israël, "l'Egypte et les médiateurs travaillent à élaborer une nouvelle formule acceptable tenant compte de ce consensus", avait indiqué un des participants.

Parmi les mouvements présents au Caire figurent le Hamas, le Jihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) parmi les plus importants, mais pas le Fatah, la formation du président palestinien Mahmoud Abbas.

Les discussions du Caire se tiennent alors que les frappes israéliennes - visant, selon Israël, des membres de groupes armés - se poursuivent à un rythme quasi-quotidien en dépit du cessez-le-feu annoncé en octobre 2025.

Les parties se renvoient mutuellement la responsabilité de la situation, le Hamas accusant Israël de ne pas respecter ses engagements, notamment humanitaires.

Les pourparlers entre le Hamas et les médiateurs doivent reprendre mercredi, selon un dirigeant du mouvement islamiste.

Le Hamas a déjà plusieurs fois déclaré ne pas être opposé à rendre une partie de son arsenal, mais uniquement dans le cadre d'un processus politique palestinien.

Son ancien numéro un, Khaled Mechaal, a aussi évoqué un "gel" ou un "stockage" des armes, ce qui avait été immédiatement rejeté par Israël.