Ludovic Pouille inaugure la nouvelle saison culturelle française en Arabie

L’ambassadeur a souligné l'importance d'un dialogue continu dans le cadre de cette nouvelle saison culturelle (Photo: Huda Bashatah).
L’ambassadeur a souligné l'importance d'un dialogue continu dans le cadre de cette nouvelle saison culturelle (Photo: Huda Bashatah).
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Publié le Samedi 01 octobre 2022

Ludovic Pouille inaugure la nouvelle saison culturelle française en Arabie

  • L'Arabie saoudite accueille cent cinquante mille francophones, cinq cents professeurs de français de diverses institutions et cinq alliances
  • La coopération franco-saoudienne trouve son expression à travers des mégaprojets qui façonneront le Royaume pour les décennies à venir

DUBAI: À l'occasion du lancement de la nouvelle saison culturelle française en Arabie saoudite, l'ambassadeur de France au Royaume a animé une soirée qui célébrait le dialogue culturel franco-saoudien. Cet événement s'est déroulé à la résidence de France à Riyad en compagnie de partenaires francophones et saoudiens.

«Vous rendez la culture française présente au royaume d'Arabie saoudite», a lancé M. Pouille à un public composé d'artistes, d'entrepreneurs et d'officiels.

L’ambassadeur a souligné l'importance d'un dialogue continu dans le cadre de cette nouvelle saison culturelle. Il a par ailleurs salué les efforts conjoints des partenaires français et saoudiens, qui permettent le succès des différents événements culturels dans le Royaume. «Je tiens à remercier nos partenaires et amis saoudiens, artistes, professeurs, entrepreneurs, responsables du gouvernement saoudien pour leur contribution à renforcer au quotidien notre relation culturelle, à développer notre amitié et à emprunter ensemble un nouveau chemin», a-t-il ajouté.

Parmi les participants figuraient des partenaires de l'Union européenne et des pays francophones, l'Alliance française, dirigée par Zaher al-Munajjed, et l'équipe de l'ambassade de France, dirigée par Catherine Le Thomas.

L'Arabie saoudite accueille cent cinquante mille francophones, cinq cents professeurs de français de diverses institutions et cinq alliances. La présence française dans le Royaume est également marquée par un réseau d'écoles à Riyad, à Djeddah et à Khobar. On le voit, l’éducation est l'un des éléments clés de la collaboration entre les deux pays.

Parmi les participants figuraient des partenaires de l'Union européenne et des pays francophones, l'Alliance française, dirigée par Zaher al-Munajjed, et l'équipe de l'ambassade de France, dirigée par Catherine Le Thomas (Photo, fournie).
Parmi les participants figuraient des partenaires de l'Union européenne et des pays francophones, l'Alliance française, dirigée par Zaher al-Munajjed, et l'équipe de l'ambassade de France, dirigée par Catherine Le Thomas (Photo: Huda Bashatah).

Dans le cadre de sa Vision 2030, le Royaume a initié des événements de grande envergure qui lui permettent de se développer dans le but de devenir un pôle culturel, éducatif, touristique et sportif de niveau international. Parmi les événements d’envergure en Arabie saoudite, citons – entre autres – la Riyadh Season, la Jeddah Season, l’AlUla Season, le Festival international du film de la mer Rouge, la Biennale de Diriyah et la Biennale des arts islamiques de Djeddah, qui se tiendra bientôt.

«Nous sommes chanceux de vivre dans un contexte passionnant dans lequel l'Arabie saoudite s'ouvre rapidement et explore de nouvelles voies pour son avenir. Le Royaume assiste aujourd'hui à ce que le président Macron a qualifié de “révolution culturelle” lors de sa visite à Djeddah», a précisé l'ambassadeur.

L'Arabie saoudite accueille cent cinquante mille francophones, cinq cents professeurs de français de diverses institutions et cinq alliances (Photo, fournie).
L'Arabie saoudite accueille cent cinquante mille francophones, cinq cents professeurs de français de diverses institutions et cinq alliances (Photo: Huda Bashatah).

La «nouvelle saison culturelle française» en Arabie saoudite s'annonce prometteuse, avec des événements qui commencent à partir d’octobre. Le 20e anniversaire de la coopération franco-saoudienne dans le domaine de l'archéologie sera notamment célébré. Cet événement est un symposium de deux jours auquel participent les quinze missions archéologiques françaises qui collaborent avec des archéologues saoudiens à travers le Royaume, notamment dans les îles Farasan, à Hégra et à AlUla.

Le deuxième événement en préparation est le Digital November, qui vise à rapprocher l'art et le numérique en s'appuyant sur l'expertise française dans ce dernier domaine. Ce sera l'occasion de se rassembler autour des e-sports, avec l’organisation de tournois et d’autres activités.

L'artiste saoudienne Noura Bin Saidan, a réalisé en direct de la résidence une œuvre intitulée "AlUla-Paris",  illustrant l'amitié entre les deux pays (Photo: Huda Bashatah).
L'artiste saoudienne Noura Bint Saidan, a réalisé en direct de la résidence une œuvre intitulée "AlUla-Paris",  illustrant l'amitié entre les deux pays (Photo: Huda Bashatah).

D'autres projets de coopération culturelle s'articuleront autour de la musique, du cinéma, de la mode, du design et de la poésie, avec la Nuit annuelle de la poésie, qui aura lieu au mois de décembre.

La coopération franco-saoudienne trouve son expression à travers des mégaprojets qui façonneront le Royaume pour les décennies à venir.

La projet AlUla en est un exemple majeur. «La France travaille avec les autorités saoudiennes, notamment la Commission royale pour AlUla [RCU], pour le développement de cette belle région, qui est un joyau pour l'humanité, sur la base de l'accord intergouvernemental signé en avril 2018 lors de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane à Paris, grâce à la coopération entre la RCU et l'AfAlula [Agence française pour le développement d'AlUla]» a ajouté M. Pouille.

AlUla est le premier d'une série de projets qui visent à renforcer les liens bilatéraux.

Depuis la visite du président français à Djeddah, en décembre 2021, plusieurs accords ont été signés, dont la Villa Hégra, une ambitieuse institution d'art contemporain. Grâce à ces initiatives, le Royaume est en train de bâtir un pôle créatif et artistique, le premier du genre au Moyen-Orient.

En outre, un accord entre les ministères de la Culture des deux pays, qui constitue «le début d'une nouvelle ère de coopération entre la France et l'Arabie saoudite», selon les termes de l’ambassadeur, a été signé.

 


Le Hezbollah dénonce «l'agression israélienne persistante» au Liban malgré la trêve

Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
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  • "Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste
  • "Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah pro-iranien Naïm Qassem a condamné lundi les opérations israéliennes persistantes au Liban malgré la trêve, et réitéré son refus de négociations directes entre Israël et son pays.

Malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril et prolongée à l'issue de deux sessions de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, l'armée israélienne continue de mener des frappes meurtrières, surtout dans le sud du Liban, où elle démolit des bâtiments et interdit aux habitants de dizaines de localités de revenir.

"Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste.

"Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté.

Critiquant une diplomatie qui place le Liban "sous tutelle", il a plaidé pour "une diplomatie qui mène" à la cessation des hostilités et pour "des négociations indirectes" avec Israël.

"Les négociations directes sont une concession gratuite, sans résultat", a-t-il dit, vantant le comportement "légendaire" du Hezbollah au combat. "Ne trahissez donc pas la résistance", a-t-il ajouté, à l'adresse du pouvoir libanais, en défendant "l'unité nationale".

Entre le président libanais Joseph Aoun, décidé à mener des négociations directes avec Israël, et le Hezbollah pro-iranien qui s'y oppose, le fossé se creuse, et les divisions dans le pays s'accentuent.

L'ambassade américaine à Beyrouth a appelé jeudi à une rencontre entre le président libanais et le Premier ministre israélien, qui serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante".

Lundi, l'armée israélienne a mené une série de frappes après un nouvel avis d'évacuation adressé aux habitants de quatre localités dans le sud du Liban.

Selon les termes de l'accord de trêve publié par Washington, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense" contre le Hezbollah, qui s'oppose à cette clause et continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes malgré la trêve.

Les frappes israéliennes ont fait plus de 2.600 morts et déplacé plus d'un million de personnes depuis que le Hezbollah a relancé les hostilités le 2 mars, en soutien à son allié iranien, ciblé par une offensive israélo-américaine.


Un tanker touché par «des projectiles inconnus» au large des Emirats 

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  • "Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé
  • L'agence n'a pas précisé la provenance du navire

DUBAI: Un tanker a été touché par des "projectiles inconnus" dans le détroit d'Ormuz au large des Emirats arabes unis, sans faire de victime, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO lundi.

"L'UKMTO a reçu des informations faisant état d'un incident survenu à 78 milles nautiques (145 km, ndlr) au nord de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis", a annoncé l'agence sur X précisant que l'incident avait été signalé dimanche vers 19H40 GMT.

"Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé.

L'agence n'a pas précisé la provenance du navire.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine allait commencer lundi à escorter des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté"), qui a été dénoncé par les autorités iraniennes.

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.