Pourquoi la dinde de Noël connaît une demande croissante en Arabie saoudite

Le processus de préparation d'une dinde pour la cuisson au four dure environ six jours. Le chef Dalal a confié à Arab News ses secrets les mieux gardés pour parfaire sa dinde. (Fournie)
Le processus de préparation d'une dinde pour la cuisson au four dure environ six jours. Le chef Dalal a confié à Arab News ses secrets les mieux gardés pour parfaire sa dinde. (Fournie)
Les clients de Yawmiyat qui commandent de la dinde à ces occasions sont principalement des Saoudiens et des Libanais, le chef Dalal ayant déclaré que les étrangers ne représentent que 5 à 7 % de sa clientèle. (Fournie)
Les clients de Yawmiyat qui commandent de la dinde à ces occasions sont principalement des Saoudiens et des Libanais, le chef Dalal ayant déclaré que les étrangers ne représentent que 5 à 7 % de sa clientèle. (Fournie)
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Publié le Samedi 24 décembre 2022

Pourquoi la dinde de Noël connaît une demande croissante en Arabie saoudite

  • Dalal Hajj Ibrahim, cheffe libanaise de 60 ans et propriétaire de Yawmiyat Catering, est réputée pour servir l’une des meilleures dindes de Riyad
  • La majorité des clients de Yawmiyat qui commandent des plats de dinde sont des Saoudiens et des Libanais. Les autres étrangers représentent environ 5 à 7% de sa clientèle

RIYAD: Le dîner de Noël serait incomplet sans une délicieuse dinde traditionnelle. C’est pourquoi, à l’approche des fêtes de fin d’année, les ménages qui célèbrent cette fête à Riyad sont à la recherche du meilleur endroit pour acheter leur volaille.

Des dindes entières peuvent être achetées de chez Carrefour et Lulu Hypermarket dans la capitale saoudienne, mais la préparation d’une dinde de A à Z est un processus long et difficile. De nombreuses familles se tournent donc vers des plats déjà préparés pour gagner du temps et éviter la pagaille.

«Depuis que je me suis installée à Riyad au début de l’année, j’ai commencé à chercher une dinde faite maison afin d’organiser un repas de Thanksgiving pour mes amis saoudiens», raconte Mildred, 32 ans, originaire des Philippines, à Arab News. «J’ai entendu parler de Yawmiyat Catering et il a la meilleure dinde que j’ai jamais essayée. Ne le dites pas à ma mère!»

Dalal Hajj Ibrahim, cheffe libanaise de 60 ans et propriétaire de Yawmiyat Catering, est réputée pour servir l’une des meilleures dindes de Riyad. Bien qu’elle vende principalement de la cuisine libanaise et d’autres plats d’inspiration arabe, ses plats de fête se sont avérés particulièrement populaires.

«Nous servons deux plats spéciaux par jour afin que nos clients aient l’impression d’être invités chez leurs amis pour un repas chaleureux», déclare Mme Ibrahim à Arab News.

Elle confie qu’elle est une lectrice avide de livres de cuisine et de recettes depuis l’âge de 20 ans. «J’ai toujours aimé cuisiner pour ma famille et mes amis et organiser des dîners et des fêtes. J’ai donc concrétisé cette passion dans la cuisine familiale et chaleureuse de Yawmiyat», indique-t-elle.

Au début, Yawmiyat ne proposait pas de dinde au menu. Ce n’est qu’après avoir constaté un manque sur le marché de la restauration pour Thanksgiving et Noël qu’elle en a fait sa spécialité.

«Depuis que j’ai ouvert Yawmiyat il y a quatre ans, les gens ne cessaient de m’appeler avant les occasions spéciales comme Thanksgiving et Noël pour me demander de préparer une dinde pour eux», se souvient-elle.

«J’ai donc fait mes recherches sur le marché saoudien de la dinde et j’ai constaté que seuls les hôtels cinq étoiles et très peu de nouveaux restaurants servent des festins à la dinde.»

La majorité des clients de Yawmiyat qui commandent des plats de dinde sont des Saoudiens et des Libanais. Les autres étrangers représentent environ 5 à 7% de sa clientèle. En effet, de nombreux Saoudiens musulmans ont adopté la tradition de ce repas de fête après l’avoir expérimentée à l’étranger.

«J’ai adoré passer la saison d’hiver à Washington en raison de l’atmosphère festive», affirme à Arab News Abdallah Khalid, 28 ans, qui était étudiant à l’université George Washington aux États-Unis. «Chaque année, j’étais invité à dîner chez un ami pour fêter Thanksgiving.»

Chaque année, depuis son retour à Riyad, M. Khalid célèbre Thanksgiving avec sa famille.

Les clients chrétiens de Dalal Ibrahim sont également reconnaissants de trouver une saveur familière. Mic, un Sud-Africain du Cap basé en Arabie saoudite, assure à Arab News que, malgré son éloignement de son pays, il célèbre toujours Noël.

«La dinde est assez importante à Noël. C’est un mets très délicat. D’habitude, on se contente de poulet, mais ce n’est pas assez bon pour les célébrations et l’ambiance chaleureuse.»

Mic décrit son réveillon de Noël parfait: «La famille et les amis, la musique, la bonne compagnie, une dinde dorée et croustillante et des discussions jusqu’aux petites heures du matin et de célébrer l’occasion.»

Les musulmans étant une importante minorité en Afrique du Sud, Mic estime que la coexistence religieuse est un aspect qu’il apprécie dans sa vie au Cap.

«D’où je viens, à la fin du ramadan, nous faisons la fête avec nos amis en partageant un repas d’iftar avec eux et leurs familles. Ils se réjouissent également de partager la joie de Noël avec nous.»

Il faut environ six jours à Mme Ibrahim pour préparer une dinde pour le four. Cette dernière doit d’abord être décongelée pendant trois jours au réfrigérateur avant d’être marinée dans une solution de sucre et de sel avec des légumes pendant vingt-quatre à quarante-huit heures pour attendrir et parfumer la viande.

Ensuite, un mélange de beurre et d’herbes fraîche est injecté avec un mélange de beurre et d’herbes fraîches.

«La quatrième étape est l’ajout des épices, selon les préférences», précise la cheffe. «Ma recette de dinde signature se caractérise par un mélange d’assaisonnements arabe et américain pour créer ma saveur personnelle.»

Ses clients semblent préférer la recette moyen-orientale, servie avec une farce au riz, remplie d’épices, de fruits secs de saison et de châtaignes.

Concernant le processus de cuisson, la dinde est cuite pendant une heure pour chaque kilo, et arrosée toutes les trente minutes. «Il est très important de couvrir la dinde pendant la cuisson pour qu’elle ne perde pas son humidité et ses jus», explique la cheffe.

Pendant les trente dernières minutes, la dinde est découverte et remise au four afin d’obtenir un extérieur doré et croustillant.

Il y a quelques années, la quasi-totalité de la viande de dinde du Royaume était importée de la société américaine Butterball LLC. «Heureusement, l’Arabie saoudite dispose maintenant de fermes pour faire paître la dinde et cette fraîcheur fait vraiment toute la différence dans le résultat final», souligne Mme Ibrahim.

«Nos clients comprennent que le processus est long et passent donc la commande une semaine à l’avance. Nous acceptons les commandes par téléphone ou les clients sans rendez-vous.»

Selon Mme Ibrahim, les meilleurs accompagnements à servir avec la dinde sont la soupe de potiron, les pommes de terre, les carottes, le gingembre, la sauce aux canneberges, la sauce au jus de viande et la farce au pain. «Une salade d’accompagnement à base de betteraves, de noix de pécan et de potiron est également un excellent moyen de stimuler votre palais», ajoute-t-elle.

«Tout ce temps passé à prendre soin de la dinde se concrétise par ce moment unique où les proches sont réunis confortablement autour du festin. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles elle est servie lors d’occasions spéciales, en raison de l’amour que l’on met à la préparer.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le président somalien à Asharq Al-Awsat: Travailler avec des partenaires de l'Arabie saoudite pour annuler la reconnaissance du Somaliland par Israël

 Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman rencontre le président somalien Hassan Sheikh Mohamud. (File/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman rencontre le président somalien Hassan Sheikh Mohamud. (File/SPA)
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  • M. Mohamud a souligné que l'unité de la Somalie est une "ligne rouge", ajoutant que Mogadiscio a pris des positions fermes pour protéger la souveraineté nationale
  • S'adressant à Asharq Al-Awsat, M. Mohamud a déclaré que son gouvernement agissait en étroite coordination avec ses partenaires, dont l'Arabie saoudite, pour préserver la stabilité et protéger la Corne de l'Afrique

RIYAD: Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a dévoilé une stratégie politique et juridique à trois volets pour annuler ce qu'il a décrit comme une reconnaissance israélienne de la région sécessionniste du Somaliland, avertissant qu'une telle décision menace la souveraineté de la Somalie et la stabilité régionale.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, M. Mohamud a déclaré que son gouvernement agissait en étroite coordination avec ses partenaires, dont l'Arabie saoudite, pour préserver la stabilité et protéger la Corne de l'Afrique de ce qu'il a qualifié d'"escalade irréfléchie".

Sans nommer de pays en particulier, le dirigeant somalien a déclaré que certains États de la région pourraient voir dans la reconnaissance israélienne une occasion de poursuivre "des intérêts étroits et à court terme au détriment de l'unité de la Somalie et de la stabilité régionale".

"Je ne souhaite pas nommer un ou plusieurs pays en particulier", a-t-il déclaré. "Mais il est clair que certains pourraient considérer cette reconnaissance comme une occasion de réaliser des gains limités.

Il a souligné que l'unité de la Somalie était une "ligne rouge", ajoutant que Mogadiscio avait adopté des positions fermes pour protéger la souveraineté nationale. "Nous mettons en garde contre le risque d'être induits en erreur par l'aventurisme israélien imprudent", a-t-il déclaré.

Trois étapes parallèles

M. Mohamud faisait référence à la reconnaissance, annoncée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, de la République autoproclamée du Somaliland en tant qu'État indépendant.

"J'affirme avec la plus grande clarté et fermeté que toute reconnaissance du Somaliland en tant qu'État indépendant constitue une violation flagrante de la souveraineté et de l'unité de la République fédérale de Somalie", a-t-il déclaré.

Il a qualifié cette démarche de grave violation du droit international, de la charte des Nations unies et des résolutions de l'Union africaine qui prônent le respect des frontières héritées de l'Afrique.

Sur cette base, la Somalie a adopté et continuera à appliquer trois mesures parallèles, a-t-il révélé.

La première consiste en une action diplomatique immédiate par l'intermédiaire des Nations unies, de l'Union africaine et de l'Organisation de la coopération islamique afin de rejeter et d'invalider juridiquement et politiquement cette reconnaissance.

M. Mohamud a déclaré que la Somalie avait demandé et obtenu une session formelle du Conseil de sécurité des Nations unies pour traiter ce qu'il a qualifié de "violation israélienne flagrante" de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Somalie.

Cette session, a-t-il ajouté, constitue une victoire diplomatique importante pour Mogadiscio, compte tenu notamment du fait que la Somalie est actuellement membre du Conseil.

Il a exprimé sa "profonde gratitude" pour les déclarations de solidarité et de condamnation émises par l'Union africaine, la Ligue arabe, l'OCI, le Conseil de coopération du Golfe, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et l'Union européenne, entre autres.

La deuxième étape consiste à coordonner une position arabe, islamique et africaine unifiée. M. Mohamud a félicité l'Arabie saoudite pour avoir été l'une des premières à publier une déclaration claire rejetant toute atteinte à l'unité de la Somalie.

Il a déclaré que la position saoudienne reflétait l'engagement de longue date du Royaume en faveur de la souveraineté de l'État et de l'intégrité territoriale, renforcé par le soutien "ferme et de principe" du cabinet saoudien à la Somalie dans ce qu'il a décrit comme un moment délicat.

La troisième étape est axée sur le renforcement du dialogue national interne afin d'aborder les questions politiques dans le cadre d'un État somalien unique, à l'abri de toute ingérence ou de tout diktat extérieur.

Sécurité régionale

M. Mohamud a prévenu que si rien n'était fait, la reconnaissance pourrait créer un "dangereux précédent et compromettre la paix et la sécurité régionales et internationales".

Il a ajouté que cela pourrait encourager les mouvements séparatistes non seulement dans la Corne de l'Afrique, mais aussi dans toute l'Afrique et le monde arabe, citant les développements dans des pays tels que le Soudan et le Yémen comme preuve du coût élevé de la fragmentation de l'État.

"Il s'agit d'une artère maritime mondiale vitale et d'un élément essentiel de la sécurité nationale arabe", a-t-il déclaré en faisant référence à la mer Rouge.

"Toute tension politique ou sécuritaire le long de la côte somalienne affectera directement le commerce international et la sécurité énergétique.

Il a ajouté que l'instabilité aurait des répercussions sur les États riverains de la mer Rouge, en particulier l'Arabie saoudite, l'Égypte, le Soudan, l'Érythrée, le Yémen et la Jordanie. "Préserver l'unité de la Somalie est la pierre angulaire de la sécurité collective de la mer Rouge", a-t-il déclaré.

Point d'appui stratégique

M. Mohamud a affirmé que l'objectif d'Israël allait au-delà de la reconnaissance politique.

"Nous pensons que l'objectif va au-delà d'un geste politique", a-t-il déclaré à Asharq Al-Awsat. "Il comprend la recherche d'un point d'appui stratégique dans la Corne de l'Afrique, près de la mer Rouge, permettant d'exercer une influence sur le détroit de Bab al-Mandeb et menaçant la sécurité nationale des États riverains de la mer Rouge.

Il a décrit cette initiative comme un test de la détermination somalienne, arabe et africaine sur les questions de souveraineté et d'unité territoriale, soulignant que l'opposition de la Somalie à la sécession est une position nationale de principe et durable largement soutenue dans les mondes arabe et africain, "en premier lieu par l'Arabie saoudite".

Il a rejeté toute tentative visant à faire de la Somalie un champ de bataille pour les rivalités régionales ou internationales. "Nous ne permettrons pas que la Somalie devienne une arène pour le règlement de conflits qui ne servent pas les intérêts de notre peuple ou la sécurité de notre région", a-t-il déclaré.

Liens avec l'Arabie saoudite

En ce qui concerne les relations entre l'Arabie saoudite et la Somalie, M. Mohamud a décrit le partenariat comme étant "profondément enraciné et stratégique, enraciné dans une histoire et une religion partagées et dans une destinée commune". L'Arabie saoudite, a-t-il déclaré, "reste un partenaire central dans le soutien à la stabilité, à la reconstruction et au développement de la Somalie, ainsi qu'à la sécurité de la mer Rouge".

Il a exprimé son admiration pour la Vision 2030 de l'Arabie saoudite et les gains économiques et de développement réalisés sous la direction du Gardien des deux saintes mosquées, le roi Salman bin Abdulaziz, et du prince Mohammed bin Salman, prince héritier et Premier ministre.

Interrogé sur la récente décision du Cabinet saoudien rejetant toute tentative de diviser la Somalie, M. Mohamud a déclaré que le gouvernement fédéral l'avait reçue avec "beaucoup d'appréciation et de soulagement."

Selon lui, cette position prolonge le soutien historique du Royaume à l'unité territoriale et à la souveraineté de la Somalie, renforce la stabilité régionale et envoie un message important à la communauté internationale sur la nécessité de respecter la souveraineté des États et de s'abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures.


Le ministre saoudien des AE en Éthiopie pour discuter des développements régionaux

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane (AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane (AFP)
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  • Le prince Faisal rencontrera le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali pour "discuter des développements dans la région et des efforts déployés pour parvenir à la paix et à la stabilité régionales"
  • Cette visite fait suite à l'accueil par l'Arabie saoudite du ministre éthiopien des affaires étrangères, Gedion Timothewos, pour des entretiens à Riyad au début du mois

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, est arrivé mercredi dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba pour une visite officielle, a indiqué le ministère.

Le prince Faisal rencontrera le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali pour "discuter des développements dans la région et des efforts déployés pour parvenir à la paix et à la stabilité régionales", selon le communiqué publié sur X.

Cette visite fait suite à l'accueil par l'Arabie saoudite du ministre éthiopien des affaires étrangères, Gedion Timothewos, pour des entretiens à Riyad au début du mois.


Soudan: deux enfants tués et 12 blessés dans une frappe de drones sur une école 

Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR

KHARTOUM: Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP.

La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR.

Al-Rahad se trouve près d'El-Obeid, ville stratégique sur la route reliant l'ouest du pays à la capitale Khartoum, et dont les FSR cherchent désormais à s'emparer, après la prise en octobre d'El-Facher, dernier bastion de l'armée dans la région occidentale du Darfour.

Plus de 115.000 personnes ont depuis fui le Kordofan, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".