Les médiateurs omanais quittent Sanaa, les Houthis rejettent le renouvellement de la trêve

Un soldat yéménite monte la garde dans une rue d'Aden. Les médiateurs omanais, qui sont arrivés à Sanaa la semaine dernière, ont quitté la ville dimanche (Photo, Reuters).
Un soldat yéménite monte la garde dans une rue d'Aden. Les médiateurs omanais, qui sont arrivés à Sanaa la semaine dernière, ont quitté la ville dimanche (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 27 décembre 2022

Les médiateurs omanais quittent Sanaa, les Houthis rejettent le renouvellement de la trêve

  • Les Houthis refusent de prolonger le cessez-le-feu tant que le gouvernement yéménite ne paie pas les fonctionnaires dans tout le pays et qu'il ne partage pas les revenus du pétrole et du gaz
  • Ils menacent de reprendre les combats si leurs exigences ne sont pas respectées

AL-MUKALLA, Yémen: Les efforts pour renouveler la trêve négociée par l'ONU et rétablir la paix au Yémen ont été anéantis lorsque les médiateurs omanais ont quitté Sanaa sans aucun progrès signalé. Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont menacé de reprendre les combats si leurs exigences ne sont pas respectées. 

Les médiateurs omanais, qui sont arrivés à Sanaa la semaine dernière, ont quitté la ville dimanche après avoir rencontré de hauts responsables houthis et entendu leurs demandes de prolongation du cessez-le-feu et de participation à des négociations de paix pour mettre fin au conflit.

Les leaders houthis ont prévenu les Omanais qu'ils refusaient de prolonger le cessez-le-feu d'octobre tant que le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale ne payait pas les fonctionnaires dans tout le pays, y compris leurs combattants, et qu'il ne partageait pas avec eux les revenus du pétrole et du gaz. Ils ont menacé de reprendre de vastes opérations militaires si leurs exigences n'étaient pas respectées.

«Nos troupes sur le terrain ont imposé de nouvelles règles d'engagement, et l'autre partie doit comprendre que nous sommes entrés dans une nouvelle phase et que nous ne sommes actuellement soumis à aucun engagement dans le cadre de la trêve», a déclaré Mohammed Abdulsalam, négociateur en chef des Houthis.

Il a ajouté que les attaques contre les infrastructures pétrolières dans les régions contrôlées par le gouvernement se poursuivraient jusqu'à ce que les recettes soient partagées et les salaires payés.

M. Abdulsalam a ajouté que les Houthis avaient mené des discussions «fructueuses» avec les Omanais.

Le cessez-le-feu conclu sous l'égide de l'ONU, entré en vigueur le 2 avril et prolongé à deux reprises, a été rompu lorsque les Houthis ont refusé d'ouvrir les routes dans la ville assiégée de Taiz, une condition essentielle de l'accord, bien que le gouvernement yéménite ait autorisé la reprise des vols commerciaux au départ de l'aéroport de Sanaa et facilité l'arrivée de navires transportant du carburant dans le port de Hodeidah.

En octobre, les Houthis ont lancé des attaques de drones contre deux installations pétrolières dans les provinces méridionales de Hadramout et de Shabwa afin d'empêcher le gouvernement yéménite d'exporter du carburant. Par conséquent, l'une des installations a été fermée et les exportations de pétrole du pays ont été interrompues.

En réponse aux demandes des Houthis, un responsable du gouvernement yéménite a déclaré à Arab News que ce dernier ne paierait les salaires que sur la base de la grille de 2014, et après avoir retiré les noms des combattants houthis ou ceux ajoutés par la milice.

Le fonctionnaire, qui a requis l'anonymat, a ajouté que même si le gouvernement acceptait de verser les salaires, les Houthis ne paieraient pas les agents publics n'ayant pas signé leur code de conduite professionnel, un ensemble de règles et de directives que la milice a instaurées au début du mois et qui exigent que les travailleurs prêtent officiellement allégeance aux Houthis.

Najeeb Ghallab, sous-secrétaire au ministère yéménite de l'Information et analyste politique, a expliqué à Arab News que les Houthis avaient intensifié leur rhétorique de guerre lors de la visite de la délégation omanaise afin de montrer qu'ils contrôlent les décisions de paix ou de guerre, et afin d'empêcher quiconque de les interpeller au sujet des fonds publics qu'ils contrôlent.

«Aucune des revendications des Houthis concernant les salaires et les revenus n'est fondée. Ils exigent que le gouvernement yéménite partage les revenus, tout en refusant de payer les fonctionnaires dans les régions soumises à leur contrôle», a-t-il indiqué.

«Ils gèrent des revenus énormes qui suffiraient à payer tous les fonctionnaires.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.

 

 


Le prince héritier saoudien reçoit le président turc à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une séance de pourparlers au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah, à Riyad.

Une cérémonie officielle d’accueil a été organisée en l’honneur du président Erdogan, à l’issue de laquelle les deux dirigeants ont tenu une séance de discussions.

Le président turc est arrivé plus tôt dans la journée en Arabie saoudite pour une visite officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport international King Khalid par le vice-gouverneur de la région de Riyad, le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, ainsi que par plusieurs hauts responsables saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com