Le gouvernement espagnol veut freiner l'inflation dans le secteur alimentaire

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors d'une conférence de presse de fin d'année à la suite d'une réunion du cabinet, au palais de la Moncloa à Madrid, le 27 décembre 2022. (Photo de Pierre-Philippe Marcou / AFP)
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors d'une conférence de presse de fin d'année à la suite d'une réunion du cabinet, au palais de la Moncloa à Madrid, le 27 décembre 2022. (Photo de Pierre-Philippe Marcou / AFP)
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Publié le Mardi 27 décembre 2022

Le gouvernement espagnol veut freiner l'inflation dans le secteur alimentaire

  • Réuni pour le dernier conseil des ministres de l'année, le gouvernement a également décidé d'accorder une aide de 200 euros aux familles les plus modestes
  • Il s'agit là des deux mesures phares d'un nouveau paquet d'aides anti-crise d'une valeur de 10 milliards d'euros

MADRID: Le gouvernement de gauche espagnol a annoncé mardi une série de mesures pour aider les plus modestes, destinées à atténuer l'impact de l'inflation dans le secteur alimentaire, dont la suppression totale de la TVA sur les denrées de première nécessité.

Réuni pour le dernier conseil des ministres de l'année, et à moins d'un an des prochaines élections générales en Espagne, le gouvernement a également décidé d'accorder une aide de 200 euros aux familles les plus modestes.

Il s'agit là des deux mesures phares d'un nouveau paquet d'aides anti-crise d'une valeur de 10 milliards d'euros, qui porte à 45 milliards d'euros le total des mesures prises cette année par le gouvernement du Premier ministre Pedro Sánchez pour aider les Espagnols à faire face à l'explosion de l'inflation résultant en grande partie du conflit en Ukraine.

Par rapport aux précédents paquets d'aides, qui ciblaient en priorité l'énergie (électricité et gaz), les mesures prises mardi sont centrées sur les produits alimentaires, dont la hausse sur un an a atteint 15,3% en novembre.

Durant les six prochains mois, "la TVA baissera de 4% à 0% pour toutes les denrées de première nécessité", comme le pain, le lait, le fromage, les fruits, les légumes ou les céréales, a déclaré M. Sánchez lors d'une conférence de presse.

La TVA sur l'huile et les pâtes passera, elle, de 10% à 5%.

L'autre mesure choc adoptée mardi matin porte sur la mise en place d'une aide de 200 euros, versée une fois, au bénéfice des familles dont les revenus n'excèdent pas 27 000 euros par an, afin de "compenser la hausse des prix des produits alimentaires", a expliqué M. Sánchez.

Depuis l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février, le gouvernement espagnol a multiplié les aides pour aider les ménages les plus modestes à faire face à l'inflation, qui a explosé dans toute l'Europe.

Après avoir atteint un pic de 10,8% en juillet, son plus haut niveau depuis 38 ans, l'inflation a progressivement ralenti pour se situer à 6,8% en novembre. Mais cette baisse ne touche pas encore le secteur de l'alimentation, dont les prix continuent de grimper.

«Tardives et insuffisantes»

Les mesures prises au cours de l'année par l'exécutif prenant fin le 31 décembre, le gouvernement devait impérativement décider cette semaine de leur éventuel maintien.

M. Sánchez a ainsi annoncé la prorogation pour six mois supplémentaires d'un taux de TVA réduit à 5% sur l'électricité et le gaz. De même, l'arrêt des services de base aux plus vulnérables qui ne peuvent payer leurs factures restera interdit en 2023.

Dans le domaine du logement, M. Sánchez a annoncé la prorogation pour une année supplémentaire de la limitation à 2% de la hausse des loyers, normalement ajustés annuellement d'un montant égal à celui de l'inflation. Et les expulsions restent suspendues pour les six prochains mois.

Il s'agissait là d'une exigence du parti de gauche radicale Podemos, partenaire des socialistes au sein de la coalition gouvernementale.

De même, la réduction des tarifs des transports publics urbains est maintenue pour toute l'année 2023.

En revanche, la ristourne de 20 centimes par litre de carburant, dont bénéficient actuellement tous les automobilistes sera réservée, à partir du 1er janvier, aux "secteurs les plus touchés" par l'inflation, à savoir les transporteurs, les agriculteurs, les compagnies maritimes et les pêcheurs, a encore déclaré M. Sanchez.

Ces mesures surviennent dans un climat politique très tendu, à moins d'un an des prochaines élections générales, qui auront lieu au plus tard en décembre 2023.

Elles ont aussitôt suscité les critiques du principal parti d'opposition, le Parti populaire (PP, droite conservatrice), que les sondages donnent en tête si les élections avaient lieu aujourd'hui.

"Tardives et insuffisantes", a jugé la secrétaire générale du PP, Cuca Gamarra, à propos de ces aides.

M. Sánchez avait anticipé ces critiques en assurant, graphique à l'appui, que "l'Espagne a réduit l'inflation comme aucun autre pays européen".


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.