Chine: L'abandon du «zéro Covid» en pleine explosion des cas inquiète à l'étranger

Aux Etats-Unis, des responsables ont déclaré mardi que des restrictions d'entrée pour les voyageurs venant de Chine était envisagées, après que le Japon et l'Inde ont imposé des tests PCR obligatoires aux arrivants chinois (AFP).
Aux Etats-Unis, des responsables ont déclaré mardi que des restrictions d'entrée pour les voyageurs venant de Chine était envisagées, après que le Japon et l'Inde ont imposé des tests PCR obligatoires aux arrivants chinois (AFP).
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Publié le Jeudi 29 décembre 2022

Chine: L'abandon du «zéro Covid» en pleine explosion des cas inquiète à l'étranger

  • L'annonce de Pékin lundi sur la fin le 8 janvier des quarantaines obligatoires à l'arrivée a été accueillie dans la joie par les Chinois
  • La nouvelle a été reçue d'une toute autre manière à l'étranger, alors que la Chine fait face à la plus importante vague de contaminations au monde, amplifiée par l'apparition de nouveaux variants

PÉKIN: La fin brutale ce mois-ci de la politique du "zéro Covid" en Chine alors que le pays connaît une explosion des cas a suscité l'inquiétude de plusieurs pays, dont les Etats-Unis, qui vont exiger des tests négatifs pour les voyageurs chinois.

L'annonce de Pékin lundi sur la fin le 8 janvier des quarantaines obligatoires à l'arrivée a été accueillie dans la joie par les Chinois.

Cette décision marque la disparition prochaine du dernier vestige de la politique du "zéro Covid" chinoise qui isolait le pays depuis près de trois ans et a suscité fin novembre des manifestations d'une ampleur inédite depuis des décennies. Elle a déclenché une ruée vers les vols internationaux et les prix des billets ont explosé.

La nouvelle a été reçue d'une toute autre manière à l'étranger, alors que la Chine fait face à la plus importante vague de contaminations au monde, amplifiée par l'apparition de nouveaux variants.

Aux Etats-Unis, un responsable sanitaire a annoncé mercredi que son pays allait exiger un test Covid négatif pour les voyageurs arrivant par avion de Chine.

A partir du 5 janvier, "tous les voyageurs par avion âgés de deux ans et plus venant de Chine devront faire un test pas plus de deux jours avant leur départ", et ce indépendamment de leur nationalité ou leur statut vaccinal, a déclaré ce responsable sanitaire.

Auparavant, un autre responsable, sous couvert d'anonymat, avait déclaré : "La communauté internationale est de plus en plus préoccupée par les poussées actuelles de Covid-19 en Chine et par le manque de données transparentes, notamment de données sur les séquences génomiques virales, communiquées par la RPC" (République populaire de Chine).

Tests obligatoires

Le Japon a décidé de rétablir à partir de vendredi les tests PCR obligatoires pour les voyageurs provenant de Chine continentale.

L'île de Taïwan, que la Chine revendique comme faisant partie de son territoire, a également annoncé qu'elle procèderait à des contrôles du virus sur les voyageurs en provenance du continent.

En Europe, l'Italie, durement frappée par la pandémie de Covid-19 en 2020, a annoncé mercredi que les voyageurs venant de Chine seraient soumis à des tests obligatoires.

A Paris, le président Emmanuel Macron a "demandé des mesures adaptées de protection" des Français au gouvernement, qui assurait mercredi "suivre très attentivement l'évolution de la situation en Chine".

A Bruxelles, la Commission européenne a convoqué une réunion jeudi pour "discuter (...) de possibles mesures pour une approche coordonnée" des Etats de l'UE face à l'explosion des cas de Covid en Chine.

"A la lumière de la situation de la pandémie en Chine", l'exécutif européen réunira jeudi un comité réunissant des représentants des ministères de la Santé des Vingt-Sept, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la Commission.

L'objectif est de "discuter avec les Etats membres et les agences européennes (de santé) de l'UE de possibles mesures pour une approche européenne coordonnée", a-t-elle précisé.

Le soudain revirement de politique sanitaire opéré par Pékin a mis fin à près de trois années de tests de masse, confinements et quarantaines prolongées qui ont sérieusement perturbé les chaînes d'approvisionnement du pays ainsi que l'économie chinoise, la deuxième plus importante au monde.

Hôpitaux et crématoriums sont submergés pendant que des habitants font état de pénuries de médicaments contre la fièvre alors que la progression du virus parmi le 1,4 milliard d'habitants reste largement incontrôlée.

Interrogé sur les restrictions annoncées par le Japon, le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé mardi les Etats à maintenir des mesures "scientifiques et appropriées" contre le Covid et qui "ne perturbent pas" les échanges humains.

Tous les voyageurs arrivant en Chine devaient observer une quarantaine obligatoire depuis mars 2020. D'abord d'une durée de trois semaines, elle a été réduite à une seule en juin, puis à cinq jours le mois dernier.

L'abolition de cette règle en janvier signifiera aussi la reclassification du Covid-19 en maladie infectieuse de catégorie B, permettant aux autorités d'assouplir les contrôles.

Mardi, les autorités migratoires chinoises ont aussi annoncé la reprise graduelle de l'octroi de passeports pour le "tourisme" et les "visites d'amis à l'étranger" à partir du 8 janvier.

Cette reprise épidémique hivernale survient à quelques semaines du Nouvel an lunaire fin janvier, au cours duquel des millions de personnes voyageront pour retrouver leurs proches.

«Impossible» à mesurer

Les autorités chinoises ont reconnu que l'étendue de la vague épidémique était maintenant "impossible" à mesurer et ont réduit le nombre de critères permettant d'imputer un décès au Covid.

Le Centre de prévention et de contrôle des maladies chinois a répertorié mercredi 5.231 nouvelles contaminations et trois morts du coronavirus à l'échelle nationale, des chiffres probablement sous-estimés car les malades n'ont plus besoin de se déclarer.

Les autorités utilisent des données recueillies lors de sondages en ligne, de visites à l'hôpital, de demandes de médicaments contre la fièvre et d'appels d'urgence pour "combler les défauts dans les chiffres (officiels) rapportés", a expliqué mardi un responsable du contrôle des maladies, Yin Wenwu.

Face aux manques de médicaments de base, les autorités pékinoises prévoient de distribuer du Paxlovid, un traitement oral, dans des hôpitaux locaux et des cliniques communautaires.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.


De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington 

Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
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  • A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours
  • Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels

WASHINGTON: Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (13H00 GMT) au département d'Etat, d'après un diplomate proche du dossier.

A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours.

Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

L'armée israélienne a encore annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages. Selon l'agence de presse libanaise ANI, des bombardements se sont produits dans le sud du pays, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.

En dépit de la trêve, Israël continue de viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le conflit a tué des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, où les autorités dénombrent plus de 2.800 morts, dont au moins 200 enfants.

Lors de la dernière réunion le 23 avril à Washington entre Israéliens et Libanais, Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

Mais cette rencontre ne s'est pas concrétisée, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.