Paris appelle Ankara à distinguer le PKK de la communauté kurde

Des Kurdes syriens tiennent une banderole avec des photos de trois victimes lors d'une manifestation dans la ville de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 25 décembre 2022, en réponse à une attaque meurtrière visant des membres de la communauté ethnique à Paris cette semaine (Photo, AFP).
Des Kurdes syriens tiennent une banderole avec des photos de trois victimes lors d'une manifestation dans la ville de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 25 décembre 2022, en réponse à une attaque meurtrière visant des membres de la communauté ethnique à Paris cette semaine (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 30 décembre 2022

Paris appelle Ankara à distinguer le PKK de la communauté kurde

  • Mme Colonna a «rappelé que le PKK, inscrit sur la liste européenne des organisations terroristes, devait être distingué d'autres mouvements kurdes non-violents»
  • La ministre a par ailleurs «souligné le caractère odieux» de l'attaque du 23 décembre

PARIS: La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a invité Ankara à distinguer le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste par la Turquie comme par l'Union européenne, de la communauté kurde, a indiqué le ministère.

Mme Colonna s'est entretenue au téléphone jeudi avec son homologue turc Mevlut Cavusoglu, une semaine après le meurtre à Paris de trois Kurdes attribué à un sexagénaire revendiquant un acte raciste.

Ankara avait convoqué l'ambassadeur de France en Turquie.

Selon le communiqué du Quai d'Orsay, Mme Colonna a "rappelé que le PKK, inscrit sur la liste européenne des organisations terroristes, devait être distingué d'autres mouvements kurdes non-violents", soulignant aussi "l'attachement de la France à la liberté de la presse et à la liberté d'expression".

La ministre a par ailleurs "souligné le caractère odieux" de l'attaque du 23 décembre.

Elle a assuré son homologue "que des mesures supplémentaires avaient été prises pour assurer la sécurité des lieux où se réunit la communauté kurde" et que "la protection des emprises diplomatiques turques sur l'ensemble du territoire national avait été rehaussée".

Aucun détail n'a pour autant été communiqué sur ces mesures, annoncées auparavant par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Lors de cet entretien bilatéral, M. Cavusoglu a dénoncé "la propagande noire" lancée par les milieux liés au PKK et à d'autres organisations kurdes turques, a indiqué le ministère des Affaires étrangères à Ankara.

Il s'est aussi insurgé contre "l'apparition de politiciens français devant les photos de terroristes et des torchons de l'organisation terroriste" (le PKK, ndlr), estimant que "ces activités de propagande ne devaient pas être autorisées".

Les relations bilatérales entre Paris et Ankara sont tendues sur de multiples dossiers, notamment le rôle de la Turquie au sein de l'Otan, la Syrie, la Méditerranée orientale et les migrants.


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.