L'année 2022 en dix événements marquants dans le monde

Au Pakistan, des inondations historiques liées à une mousson hors norme tuent plus de 1.700 personnes et déplacent huit millions de personnes alors qu'un tiers du pays est sous l'eau. (AFP)
Au Pakistan, des inondations historiques liées à une mousson hors norme tuent plus de 1.700 personnes et déplacent huit millions de personnes alors qu'un tiers du pays est sous l'eau. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 31 décembre 2022

L'année 2022 en dix événements marquants dans le monde

  • La guerre entraîne le plus important afflux de réfugiés en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et coûte la vie à des milliers de soldats et de civils
  • Après une succession de scandales et une avalanche de démissions au sein de son gouvernement, le Premier ministre conservateur Boris Johnson démissionne en juillet

Invasion de l'Ukraine par la Russie, contestation en Iran, remise en cause du droit à l'avortement aux Etats-Unis: voici dix événements marquants de l'année 2022 dans le monde.

Poutine envahit l'Ukraine 

Le 24 février, Vladimir Poutine envahit l'Ukraine, plongeant le monde dans une crise inédite depuis la fin de Guerre froide. Face aux pays de l’OTAN qui affichent leur soutien à l’Ukraine, le président russe agite le spectre de l’arme nucléaire, en se disant prêt à utiliser "tous les moyens" dans son arsenal.

La guerre entraîne le plus important afflux de réfugiés en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et coûte la vie à des milliers de soldats et de civils.

Poutine - qui affirme vouloir "dénazifier" l'Ukraine - se retrouve très isolé diplomatiquement. Les Occidentaux infligent à la Russie des sanctions économiques, durcies au fil du temps, tout en livrant des armes à l'Ukraine qui obtient aussi le statut de candidat à l'UE.

Les témoignages abondent accusant l'armée russe d'exactions, dont des meurtres de civils, des actes de torture et des viols.

Les troupes russes renoncent au début de l'invasion à encercler la capitale, Kiev, où le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adresse quotidiennement aux dirigeants mondiaux pour réclamer leur soutien.

La guerre fait aussi planer la menace d’une crise alimentaire mondiale, en raison du blocus maritime imposé par la Russie en mer Noire. Un accord conclu en juillet permet à l’Ukraine de progressivement recommencer à exporter son abondante production de céréales.

En septembre, Poutine décrète la mobilisation de quelque 300.000 réservistes et signe l'annexion de quatre territoires ukrainiens occupés dans la foulée de "référendums", alors que l’armée russe accumule les revers sur le terrain.

Après l'abandon de la région de Kharkiv (sa première prise), Moscou ordonne début novembre le retrait de ses forces de Kherson (Sud). La Russie lance des centaines de frappes de rétorsion contre les réseaux énergétiques ukrainiens, plongeant des millions d’Ukrainiens dans le noir à l’approche de l’hiver.

Une inflation tirée par la crise énergétique 

La flambée des prix, amorcée en 2021 par la désorganisation des chaînes de distribution combinée à la forte demande de produits et services essentiels au redémarrage des économies après le Covid, accélère en 2022 pour atteindre des niveaux inédits depuis des décennies. L’inflation devrait atteindre 8% au quatrième trimestre dans les pays du G20, grevant la croissance dans le monde en faisant monter les coûts de production des entreprises.

Elle est alimentée par la guerre en Ukraine qui plonge l’Europe dans une profonde crise énergétique. La Russie, sous le coup de sanctions occidentales, multiplie les représailles allant jusqu'à frapper le point faible de l'UE: sa dépendance au gaz russe. Ses exportations de gaz, notamment vers les très dépendantes Allemagne et Italie, sont en chute libre.

"L'économie mondiale subit sa plus grave crise énergétique depuis les années 1970", souligne l'OCDE.

La guerre fait également monter les cours des céréales, et par ricochet la nourriture des animaux.

En raison des restrictions sanitaires persistantes liées au Covid-19, des pénuries de puces électroniques, fabriquées majoritairement à Taïwan, ralentissent aussi de nombreux secteurs.

Pour maîtriser l'inflation, la Banque centrale américaine relève agressivement ses taux directeurs depuis mars, rendant l'emprunt de plus en plus coûteux, la Banque centrale européenne lui emboîtant le pas.

 

Revirement sur l'avortement aux Etats-Unis 

En juin, la Cour suprême des Etats-Unis rend à chaque Etat la liberté d'interdire les avortements sur leur sol, en enterrant l'arrêt emblématique "Roe v. Wade" de 1973. Après cette volte-face, une vingtaine d'Etats interdisent totalement ou limitent profondément le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), et ce sujet s'impose parmi les thèmes de la campagne des élections de mi-mandat.

En novembre, celles-ci ne débouchent pas sur la "vague" conservatrice qui était attendue par les soutiens de l'ancien président Donald Trump. Les démocrates conservent le contrôle du Sénat, et les républicains ne remportent qu'une courte majorité à la Chambre des représentants.

Donald Trump annonce malgré tout dans la foulée sa candidature à l'élection présidentielle de 2024. La bataille pour l'investiture républicaine promet d'être âpre, avec plusieurs autres candidats potentiels dont le gouverneur de Floride Ron DeSantis, étoile montante de la droite dure américaine.

La candidature de l'ex-président pourrait par ailleurs être entachée par d'éventuelles poursuites judiciaires, un procureur spécial ayant été nommé en novembre pour s'occuper de deux des nombreuses enquêtes le visant.

Instabilité politique au Royaume-Uni 

Après une succession de scandales et une avalanche de démissions au sein de son gouvernement, le Premier ministre conservateur Boris Johnson démissionne en juillet. Liz Truss est officiellement nommée pour lui succéder à Downing Street par la reine Elizabeth II deux jours avant le décès, le 8 septembre, de la souveraine, après 70 ans de règne. Le 10, Charles III est proclamé roi.

Premier ministre le plus éphémère dans l'histoire moderne du pays, Liz Truss tient seulement 44 jours avant de démissionner à son tour, ayant provoqué une crise politique et financière avec son programme économique radical.

Rishi Sunak arrive au pouvoir fin octobre, dans une période d'instabilité sans précédent au Royaume-Uni. Il est le cinquième Premier ministre britannique depuis le référendum sur le Brexit en 2016.

Des défis immenses attendent l'ex-banquier et ministre des Finances de 42 ans: inflation de plus de 10%, système de santé déclinant .... La fin d'année est marquée par une succession de grèves.

Événements climatiques extrêmes 

L'année 2022 voit se multiplier les catastrophes liées au réchauffement climatique.

L'été est le plus chaud jamais enregistré en Europe, records de températures et canicules provoquant sécheresse et dramatiques incendies (plus de 660.000 hectares de forêts brûlés de janvier à la mi-août dans l'UE, un record). Les glaciers des Alpes enregistrent une perte record de masse de glace.

Au moins 15.000 décès sont directement liés à cette chaleur sur le vieux continent, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

La Chine bat également des records de chaleur en août, et la sécheresse menace de famine la Corne de l'Afrique.

Incendies et déforestation atteignent de nouveaux records en Amazonie brésilienne.

Au Pakistan, des inondations historiques liées à une mousson hors norme tuent plus de 1.700 personnes et déplacent huit millions de personnes alors qu'un tiers du pays est sous l'eau.

Si les projections pour cette année se confirment, les huit années de 2015 à 2022 seront les plus chaudes jamais enregistrées, s'alarme l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Après des négociations difficiles, la conférence de l'ONU sur le climat (COP27) se termine le 20 novembre à Charm el-Cheikh (Egypte) avec un compromis sur l'aide aux pays pauvres affectés par le changement climatique, mais aussi sur un échec à fixer de nouvelles ambitions pour la baisse des gaz à effet de serre.

Révolte anti-voile durement réprimée en Iran 

Le 16 septembre, Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, décède à l'hôpital, trois jours après son arrestation par la police des mœurs qui lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire de la République islamique, imposant aux femmes le port du voile en public.

Sa mort déclenche une vague de manifestations à travers l'Iran, sans précédent depuis la Révolution islamique de 1979.

Les jeunes femmes sont à l'avant-garde de la contestation, certaines retirant et brûlant leur foulard en défiant les autorités sur des vidéos.

Les manifestations pour la liberté des femmes se transforment progressivement en un mouvement plus large dirigé contre le régime islamique, gagnant les rues, les universités et même les écoles, malgré la répression. Les autorités font état de plus de 300 morts, une ONG basée en Norvège en recense au moins 448.

Début décembre, le pouvoir fait un geste envers les manifestants, en annonçant la dissolution de la police des moeurs.

Chine: sacre de Xi et contestation du "zéro Covid" 

Le président chinois Xi Jinping est reconduit en octobre à la tête du Parti communiste, à l'occasion du 20e congrès du PCC, s'entourant de fidèles alliés pour devenir le dirigeant le plus puissant de la Chine moderne.

 

Pendant une décennie à la tête du pays, Xi Jinping a affiché un désir de contrôle, s'immisçant dans la quasi-totalité des rouages du pays, et essuyé des critiques internationales sur les droits humains.

Il entretient aussi une rivalité exacerbée avec les Etats-Unis.

Les tensions dans le détroit de Taïwan atteignent leur plus haut niveau depuis des années, à la suite de la visite de la présidente de la Chambre américaine des représentants Nancy Pelosi début août dans l'île autonome.

La Chine procède en représailles à des manoeuvres militaires terrestres et maritimes sans précédent depuis le milieu des années 1990. Et le président américain Joe Biden affirme que ses troupes défendront Taïwan si l'île venait à être envahie par la Chine.

La stratégie "zéro Covid" du pays, entraînant des confinements de quartiers ou villes entières dès l'apparition de foyers, déclenche fin novembre des manifestations d'une ampleur inédite depuis des décennies. Les autorités y réagissent par la répression, mais aussi par un assouplissement de leur politique sanitaire.

Destins contrastés de l'extrême droite 

Après quatre années au pouvoir, le président d'extrême droite du Brésil, Jair Bolsonaro, est battu de justesse par l'icône de la gauche Luiz Inácio Lula da Silva à l'élection présidentielle du 30 octobre, au terme d'une campagne délétère.

Lula, qui avait connu la prison pour corruption (2018-2019) avant de voir ses condamnations annulées par la justice, effectuera officiellement son retour au sommet de l'Etat brésilien le 1er janvier 2023. Son succès semble consacrer le retour en puissance de la gauche en Amérique Latine.

En Europe en revanche, les ultra-conservateurs engrangent des succès retentissants aux élections législatives dans plusieurs pays, à commencer en avril par la quatrième victoire d'affilée du parti du dirigeant nationaliste hongrois Viktor Orban.

En France, le Rassemblement National (extrême droite) de Marine Le Pen réalise une percée historique en juin, devenant le premier parti d'opposition à l'Assemblée nationale, où le chef de l'Etat Emmanuel Macron perd la majorité absolue.

Le parti nationaliste et anti-immigration, les Démocrates de Suède (SD) est le grand gagnant des élections de septembre, devenant la deuxième force politique du pays.

En Italie, Giorgia Meloni remporte une victoire historique en septembre avec son parti post-fasciste Fratelli d'Italia, et est nommée en octobre chef de gouvernement.

Espoir de paix en Ethiopie 

Après deux ans de conflit, le gouvernement fédéral éthiopien et les autorités rebelles de la région du Tigré (nord) signent le 2 novembre à Pretoria un accord de "cessation des hostilités", censé mettre fin à une guerre décrite par des ONG comme l'"une des plus meurtrières au monde". Après cinq mois de trêve, les combats avaient repris fin août.

Le conflit opposant depuis novembre 2020 l'Ethiopie, appuyée notamment par des forces de l'Erythrée voisine, aux autorités rebelles du Tigré a été marqué par de possibles crimes contre l'humanité commis par "toutes les parties" selon l'ONU. Il a déplacé plus de deux millions d’Ethiopiens.

Outre un désarmement des rebelles, l'accord de paix doit notamment permettre l'acheminement d'aide humanitaire au Tigré, quasiment coupé du monde et dont les six millions d'habitants sont privés de nourriture et de médicaments depuis plus d'un an. Le premier convoi d'aide depuis fin août arrive le 16 novembre.

Le Qatar hôte critiqué du Mondial 2022 

L'organisation du Mondial-2022 au Qatar - du 20 novembre au 18 décembre - entraîne un déluge de critiques sur le petit Etat du Golfe.

Le premier pays arabe à organiser l'événement est mis en cause à propos du traitement des travailleurs étrangers, des LGBT+ et des femmes, ou encore de la climatisation de ses stades à l'heure du réchauffement climatique.

Le sort des travailleurs migrants -rouages essentiels d'un pays où les Qataris ne représentent que 10% d'une population de trois millions d'habitants- est pointé du doigt. Certains médias avancent le chiffre de milliers de morts sur les chantiers, bilan que Doha dément, brandissant même la menace de poursuites judiciaires face aux critiques de l'Europe occidentale.

Suite à la menace de sanctions sportives par la Fifa, instance dirigeante du football mondial, aucune sélection ne fait porter à son capitaine le brassard anti-homophobie "One Love" quand débute le tournoi. Les critiques s'expriment par quelques gestes symboliques (bâillon mimé par les joueurs allemands, des ministres européens arborant le brassard arc-en-ciel en tribune), alors que la compétition bat son plein.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Short Url
  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.


De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington 

Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Short Url
  • A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours
  • Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels

WASHINGTON: Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (13H00 GMT) au département d'Etat, d'après un diplomate proche du dossier.

A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours.

Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

L'armée israélienne a encore annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages. Selon l'agence de presse libanaise ANI, des bombardements se sont produits dans le sud du pays, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.

En dépit de la trêve, Israël continue de viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le conflit a tué des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, où les autorités dénombrent plus de 2.800 morts, dont au moins 200 enfants.

Lors de la dernière réunion le 23 avril à Washington entre Israéliens et Libanais, Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

Mais cette rencontre ne s'est pas concrétisée, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.