Prendre son envol pour lutter contre les turbulences financières à l’échelle mondiale

L'écosystème capital-risque du Royaume a totalisé plus de 550 millions de dollars de financement au cours des deux premiers trimestres, dépassant le produit total de l’année 2021. (Reuters)
L'écosystème capital-risque du Royaume a totalisé plus de 550 millions de dollars de financement au cours des deux premiers trimestres, dépassant le produit total de l’année 2021. (Reuters)
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Publié le Lundi 02 janvier 2023

Prendre son envol pour lutter contre les turbulences financières à l’échelle mondiale

  • Alors que le secteur privé joue un rôle de plus en plus important dans le développement économique du Royaume, la formation brute de capital fixe nominale a augmenté de 36,2% en glissement annuel
  • Les nouveaux permis d’investissement ont augmenté de 8,8% au troisième trimestre pour atteindre le nombre de neuf cent vingt-huit contre huit cent cinquante-trois au même trimestre un an auparavant

RIYAD: L’Arabie saoudite est un marché attrayant et en plein essor grâce à sa remarquable croissance économique alimentée par le pétrole. Le pays se concentre par ailleurs, de manière exemplaire, sur les objectifs de l’initiative Vision 2030 qui lui permet de se positionner comme l’une des principales destinations propices aux investissements à travers le monde.
«Notre nation dispose de solides capacités d’investissement que nous exploiterons pour stimuler notre économie et diversifier nos revenus», déclare le prince héritier, Mohammed ben Salmane, dans le rapport du troisième trimestre de l’Economic and Investment Monitor.
Le Royaume a principalement l’intention d’y parvenir grâce à la Stratégie nationale d’investissement pour faire de l’Arabie saoudite une destination d’investissement durable et de classe mondiale.
La Stratégie nationale d’investissement vise à tripler le volume d’investissement, évalué par la formation brute de capital fixe, pour atteindre 2 000 milliards de riyals saoudiens (530 milliards de dollars; 1 dollar = 0,94 euro) ou 30% de son produit intérieur brut (PIB). Elle prévoit également d’augmenter le volet global de l’investissement intérieur de la formation brute de capital fixe à 1 650 milliards de riyals saoudiens, ce qui équivaut à un taux de croissance annuel moyen de quelque 9%.
Le prince héritier a déclaré lors du lancement du plan directeur de l’initiative Vision 2030 en 2016: «Nous avons l’intention de proposer de meilleures possibilités de partenariats avec le secteur privé grâce à notre position au cœur des mondes arabe et islamique, nos principales capacités d’investissement et notre emplacement géographique stratégique.»
Alors que le secteur privé joue un rôle de plus en plus important dans le développement économique du Royaume, la formation brute de capital fixe nominale a augmenté de 36,2% en glissement annuel pour atteindre 248 milliards de riyals saoudiens au deuxième trimestre de cette année, selon le ministère de l’Investissement.
Le secteur privé représentait 86% de la formation brute de capital fixe dans le pays et elle a augmenté de 31,4% au deuxième trimestre de 2022 par rapport à la même période un an auparavant. En revanche, la part du secteur public a augmenté de 75,6%.
En pourcentage du PIB nominal, cependant, la formation brute de capital fixe a légèrement baissé à 23,6% au deuxième trimestre contre 24,7% au même trimestre de 2021.

Croissance soutenue
Le Royaume a également pris des mesures remarquables pour attirer les investissements étrangers dans le pays, comme la mise en place de la gouvernance, des réformes du marché du travail et de nouvelles initiatives pour les investisseurs étrangers.
Ses objectifs dans le cadre de la Stratégie nationale d’investissement incluent une multiplication par vingt des investissements directs à l’étranger (IDE) pour atteindre 5,7% du PIB d’ici à 2030.
Les entrées d’IDE dans le Royaume ont augmenté de 6,6% au deuxième trimestre, par rapport au premier trimestre de 2022, révèle le ministère de l’Investissement d’Arabie saoudite.
Les IDE ont enregistré une augmentation de 46,5% en glissement annuel au deuxième trimestre si l’on exclut l’accord de 12,4 milliards de dollars de la Saudi Arabian Oil Co. avec EIG et Mubadala pour vendre 49% de sa filiale, Aramco Oil Pipelines Co.
Les données publiées par le ministère mettent également en évidence une augmentation substantielle de 178,9% en glissement annuel du nombre de transactions conclues, atteignant le nombre de cinquante-trois au troisième trimestre de 2022.
Entre janvier et septembre, le Royaume a conclu deux cent trois transactions, affichant une augmentation de 133,3% par rapport à la même période en 2021.
Lors de l’évaluation de la répartition sectorielle, il semble clair que le secteur de l’entrepreneuriat et de l’innovation est le plus attrayant pour les investisseurs, avec quarante-sept transactions conclues au troisième trimestre.
Deux nouveaux accords ont été conclus au troisième trimestre de 2022 dans les secteurs de la biotechnologie, de l’éducation et de la formation, tandis que la santé et la fabrication de pointe ont réalisé une transaction chacun.
Les Émirats arabes unis (EAU) sont le pays ayant signé le plus grand nombre d’accords – soit dix. Les îles Caïmans et les îles Vierges britanniques ont suivi avec quatre et trois contrats, respectivement, au troisième trimestre de 2022.

Une rentabilité maximale
En outre, le rapport du ministère saoudien de l’Investissement note que, jusqu’au troisième trimestre de cette année, le nombre de permis d’investissement a augmenté de quinze mille, ce qui représente une augmentation stupéfiante de 527,4% en glissement annuel.
Les nouveaux permis d’investissement ont augmenté de 8,8% au troisième trimestre pour atteindre le nombre de neuf cent vingt-huit contre huit cent cinquante-trois au même trimestre un an auparavant. Cela n’inclut pas les permis délivrés dans le cadre de l’application de la loi antidissimulation.
Plus précisément, le secteur de l’immobilier a été multiplié par cinq en glissement annuel au troisième trimestre pour atteindre trente nouveaux permis, marquant l’augmentation la plus importante parmi toutes les activités enregistrées.
La principale activité où de nouveaux permis ont été délivrés est la construction, avec deux cent trente-quatre permis au troisième trimestre.
Le commerce de gros et de détail arrivait juste derrière, avec deux cent trente-trois nouveaux permis délivrés, tandis que la fabrication arrivait en troisième position avec cent quatre-vingt-six nouveaux permis entre juillet et septembre.
Le Royaume continue d’attirer les investisseurs locaux et internationaux. Les transactions enregistrées dans la fourchette allant de 1 à 5 millions de dollars ont atteint un niveau record au premier semestre de l’année, selon le Saudi Arabia Venture Investment Report du premier semestre de cette année.
«Les sommets enregistrés par le royaume d’Arabie saoudite au premier semestre de 2022 reflètent le vif intérêt manifesté par les investisseurs mondiaux et régionaux pour l’écosystème capital-risque», ajoute le rapport sur l’investissement en capital-risque.
L’écosystème capital-risque du Royaume a totalisé plus de 550 millions de dollars de financement au cours des deux premiers trimestres, dépassant le produit total de 2021.
«L’Arabie saoudite se fixe un objectif de croissance pour les investissements nationaux privés et internationaux dans le Royaume. Il s’agit d’un objectif sans précédent dans son ambition et son ampleur», peut-on lire sur le catalogue de la Stratégie nationale d’investissement.
«Le Royaume l’a déterminé en sachant qu’il s’agit d’une stratégie vitale – l’augmentation des investissements est le pilier de la réalisation des objectifs économiques et sociaux plus larges et plus diversifiés de l’initiative Vision 2030», est-il également écrit.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le pétrole flambe, la tech recule: les marchés sous pression avant la Fed

Un tableau d'affichage boursier présente l'indice de référence sud-coréen, le KOSPI, après la clôture de la séance à Séoul, le 28 juillet 2026. (AFP)
Un tableau d'affichage boursier présente l'indice de référence sud-coréen, le KOSPI, après la clôture de la séance à Séoul, le 28 juillet 2026. (AFP)
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  • Les marchés mondiaux restent sous pression face à la flambée du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient, tandis que les investisseurs attendent la décision de la Fed sur les taux
  • Les valeurs technologiques, notamment les fabricants de puces et acteurs de l’IA, subissent de fortes ventes, alors que les secteurs de l’énergie profitent de la hausse du brut

PARIS: Les marchés mondiaux hésitent mercredi, tiraillés entre le regain des tensions au Moyen-Orient qui fait bondir les prix du pétrole, la poursuite du repli des valeurs technologiques et l'attente de la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed).

"Les marchés ont de nouveau été pris dans les turbulences, au cours des dernières 24 heures, entre la volatilité des prix du pétrole et la poursuite de la chute des valeurs liées aux semi-conducteurs", résume Jim Reid, économiste pour Deutsche Bank.

Les cours du brut ont bondi à la suite de la reprise des frappes au Moyen-Orient. Vers 15H45 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord flambait de 7,66% à 90,53 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, grimpait de 7,03% à 84,83 dollars.

Donald Trump a averti que les États-Unis allaient frapper "fort" l'Iran après des tirs iraniens contre des bases américaines en Jordanie, relançant, après quelques jours d'accalmie, le conflit au Moyen-Orient.

"Cette escalade a renforcé les inquiétudes concernant une guerre régionale prolongée, notamment en raison des risques pesant sur les routes d'approvisionnement pétrolier, les coûts du transport maritime et les anticipations d'inflation", souligne Patrick Munnelly de Tickmill Group.

- Nouveau record pour le "footsie"  -

"Contrairement à certaines séances précédentes, ces tensions géopolitiques n'ont toutefois pas entraîné un repli généralisé du marché", remarque M. Munnelly.

En Europe, la Bourse de Londres a terminé en hausse de 0,34% peu après que son indice phare, le FTSE 100 a battu un nouveau record historique en séance, proche des 11.000 points. Il profite en effet de sa faible exposition aux valeurs technologiques, plombées à travers le monde, et du poids des minières et pétrolières dans sa composition.

Les valeurs énergétiques se sont illustrées avec la flambée du brut, BP gagnant 3,39% et Shell 2,75% à Londres. A Oslo, le géant Equinor a grimpé de 4,00%. Eni a flambé de 7,09% à Milan.

La Bourse de Francfort a, elle, terminé quasi à l'équilibre (-0,01%).

"Seule l'absence d'ADN technologique soutient en ce moment l’indice phare allemand", estime Andreas Lipkow de CMC Markets. "Alors que de nombreux autres indices subissent de fortes pressions vendeuses pour cette raison, les investisseurs se tournent davantage vers les actions de la vieille économie."

- Ventes massives dans la tech -

A New York, vers 15H45 GMT, le Dow Jones perdait 1,64%, l'indice Nasdaq reculait de 1,32% et l'indice élargi S&P 500 cédait 0,97%.

Les valeurs de fabricants de composants électroniques cèdent du terrain, à l'image du mastodonte Nvidia (-2,57%), AMD (-5,76%), Broadcom (-2,28%) ou Micron (-5,48%).

En Europe, Infineon a terminé en baisse de 5,69% à Francfort. Le géant des machines spécialisées pour la gravure de puces ASML a reculé de 1,89% à Amsterdam.

Le recul de la "tech" et de l'IA se fait surtout sentir à la Bourse de Séoul, son indice phare Kospi ayant terminé sur une chute de 5,98%  plombé par la dégringolade de SK Hynix (-9,61%). Ses prévisions de dépenses d'investissement inquiètent les investisseurs.

Pour Stephen Innes, gérant de SPI AM, "l'onde de choc reste largement concentrée sur l'univers de l'IA, où une quantité excessive de capitaux s'était concentrée sur un nombre trop restreint de valeurs."

Les investisseurs attendent désormais la publication des résultats trimestriels des géants de la tech américaine Microsoft et Meta (Facebook, Instagram) mercredi après la clôture de Wall Street. Ils seront suivis par ceux d'Apple et Amazon jeudi.

- L'attention sur la Fed -

La nouvelle flambée des cours du brut survient alors que les investisseurs attendent, à 14H00, heure locale (18H00 GMT), la décision du comité de politique monétaire de la Fed à propos de ses taux directeurs.

Les acteurs du marché misent sur un statu quo, mais, fait inhabituel, ils attribuent encore une probabilité supérieure à 30% à un relèvement d'un quart de point, selon l'outil de veille du CME, FedWatch.

"Si la Fed décidait effectivement de relever ses taux (...), cette décision ne serait pas fondée sur la situation actuelle du marché du travail ou sur les dernières données d'inflation, mais relèverait plutôt d'une logique de gestion des risques, au cas où ces indicateurs se dégraderaient à l'avenir", estime Kathleen Brooks, directrice de la recherche à XTB. 


Talc et cancer : Johnson & Johnson propose 5,5 milliards de dollars pour clore la bataille judiciaire

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  • J&J récuse que ses produits à base de talc aient pu être à l'origine de cancers, mais a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada en 2020
  • J&J a déjà réglé la majorité des litiges accusant sa poudre de talc de contenir des traces d’amiante, jugées responsables de cancers

NEW YORK: Johnson & Johnson (J&J) est prêt à payer 5,5 milliards de dollars pour régler des dizaines de milliers de procédures judiciaires liées à des produits à base de talc accusés de provoquer des cancers ovariens, a annoncé le géant pharmaceutique américain lundi.

La proposition d'accord vise à mettre un terme à des années de bataille judiciaire en couvrant 76.000 plaintes, soit presque tous les recours liés à ces produits qui pèsent encore sur le groupe basé dans le New Jersey, selon la même source.

J&J récuse que ses produits à base de talc aient pu être à l'origine de cancers, mais a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada en 2020.

Pour Erik Haas, vice-président du groupe chargé du contentieux, les plaintes "manquent de fondement scientifique".

La proposition sur la table "permet à l’entreprise de tourner la page de cette affaire et de rester concentrée sur sa mission: développer des médicaments et des dispositifs qui sauvent des vies", a-t-il déclaré dans un communiqué.

J&J a déjà réglé la majorité des litiges accusant sa poudre de talc de contenir des traces d’amiante, jugées responsables de cancers.

Le géant américain est également visé par une plainte au Royaume-Uni, déposée en 2025 sur la base d'accusations similaires.

Le cabinet qui a engagé cette procédure devant la Haute Cour de Londres dit représenter plus de 3.000 plaignants et estime que le montant du dédommagement réclamé pourrait s'élever "à plus d'un milliard de livres" (1,3 milliard d'euros).

Les plaignants affirment qu’eux-mêmes ou un membre de leur famille ont développé différents types de cancer de la plèvre, du péritoine ou des ovaires après avoir utilisé la poudre pour bébé de J&J.

Le produit incriminé avait été retiré du marché britannique en 2023, trois ans après les Etats-Unis et le Canada

 

 


Devoir de vigilance : TotalEnergies fait appel de la décision lui enjoignant d'intégrer les émissions CO2 de ses clients

TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance. (AFP)
TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance. (AFP)
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  • Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 25 juin que le plan de vigilance actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027
  • Le devoir de vigilance, introduit dans le droit français en 2017, impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement

PARIS: TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance.

"Imposer à des entreprises du secteur de l'énergie ou de la défense, de l'aéronautique ou de l'automobile… un contrôle des risques résultant de l'utilisation de leurs produits par leurs clients n'apparaît pas conforme aux objectifs de la loi, ni aux principes de sécurité juridique et de liberté d'entreprendre", fait valoir le géant français de l'énergie dans son communiqué.

Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 25 juin que le plan de vigilance actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027.

Le devoir de vigilance, introduit dans le droit français en 2017, impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement liés à leurs activités et à celles de leurs partenaires commerciaux, et de mettre en oeuvre des "mesures de vigilance raisonnable" pour les prévenir.

L'injonction du tribunal a été assortie de l'exécution provisoire, ce qui signifie que le groupe doit s'y conformer immédiatement, et que son appel ne suspend pas la décision.

TotalEnergies précise avoir décidé de faire appel "après délibération de son conseil d'administration".

Dans son communiqué, le groupe s'appuie sur la décision du ministère public, qui a "estimé que le changement climatique est un phénomène mondial qui est +l'affaire de tous mais essentiellement une responsabilité de la communauté internationale des Etats+".

TotalEnergies argue également que "la loi sur le devoir de vigilance vise à responsabiliser les entreprises sur les risques d'atteinte résultant de leurs activités, de celles de leurs filiales et de leurs fournisseurs et sous-traitants, mais ne vise pas les activités de leurs clients sur lesquelles l'entreprise ne dispose pas de contrôle".

"Ce n'est pas TotalEnergies qui décide si un automobiliste choisit de rouler à l'essence, au biodiesel ou avec un véhicule électrique", ajoute le géant pétrogazier.

Ce dossier s'inscrit dans une vague mondiale de contentieux climatiques visant les multinationales.

Dans une affaire similaire, la Cour suprême des Pays-Bas doit notamment se prononcer en dernière instance sur le groupe Shell, après l'annulation en appel d'un jugement historique de 2021 qui lui ordonnait de réduire ses émissions de 45% d'ici 2030.