Tunisie: des opposants se disent visés par des enquêtes politiquement motivées

Le chef du Front de salut national, Ahmed Nejib Chebbi, a affirmé avoir été convoqué par la justice avec trois autres membres de son bloc (Photo, AFP).
Le chef du Front de salut national, Ahmed Nejib Chebbi, a affirmé avoir été convoqué par la justice avec trois autres membres de son bloc (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 03 janvier 2023

Tunisie: des opposants se disent visés par des enquêtes politiquement motivées

  • La plainte avait été déposée après que M. Chebbi a accusé Mme Moussi lors d'un discours le 25 décembre de chercher à réinstaurer en Tunisie une dictature sur le modèle de celle de Zine El Abidine ben Ali
  • «En 24 heures et sans que la plainte ne soit examinée, une décision de nous poursuivre a été prise», a déclaré M. Chebbi

TUNIS: La principale coalition d'opposition au président Kais Saied en Tunisie a accusé mardi le pouvoir d'instrumentaliser la justice pour la faire taire, en lançant des enquêtes contre plusieurs de ses membres.

Lors d'une conférence de presse à Tunis, le chef du Front de salut national, Ahmed Nejib Chebbi, a affirmé avoir été convoqué par la justice avec trois autres membres de son bloc, Ridha Belhadj, Chaïma Issa et Jawhar Ben Mbarek, à la suite d'une plainte déposée par une autre opposante, Abir Moussi.

La plainte avait été déposée après que M. Chebbi a accusé Mme Moussi lors d'un discours le 25 décembre de chercher à réinstaurer en Tunisie une dictature sur le modèle de celle de Zine El Abidine ben Ali, renversé en 2011 lors de la première révolte de Printemps arabe.

"En 24 heures et sans que la plainte ne soit examinée, une décision de nous poursuivre a été prise", a déclaré M. Chebbi, pour qui cet empressement judiciaire montre que "cette plainte est instrumentalisée par le pouvoir".

"Il s'agit d'une mauvaise mise en scène judiciaire à laquelle nous ne prendrons pas part", a-t-il affirmé. "Je ne répondrai pas à cette convocation, et si j'y suis conduit de force, je garderai le silence".

"Tout Tunisien libre, ou ayant une opinion indépendante, ou faisant partie de l'opposition, est pour Kais Saied un criminel", a ajouté M. Chebbi, qui avait appelé le chef de l'Etat à démissionner après l'abstention massive enregistrée le 17 décembre au premier tour d'élections pour un Parlement sans véritables pouvoirs.

"Nous menons une bataille existentielle, soit la démocratie et la liberté prévalent, soit c'est la tyrannie", a-t-il ajouté.

M. Chebbi a enfin annoncé la tenue d'une "grande manifestation" le 14 janvier pour marquer le 12ème anniversaire de la chute du régime de Ben Ali.

Par ailleurs, l'avocat Ayachi Hammami, qui défend des juges révoqués par M. Saied, a annoncé avoir été convoqué lui aussi par la justice dans le cadre d'une enquête pour diffusion de fausses rumeurs "dans le but de porter atteinte à la sûreté publique".

Selon l'avocat, sa convocation s'appuie sur un décret controversé promulgué en septembre par M. Saied et qui prévoit des peines de prison pour toute personne diffusant dans les médias ou sur les réseaux sociaux "de fausses informations ou des rumeurs mensongères".

Selon lui, cette convocation est liée à ses déclarations dans les médias fin décembre annonçant que le pôle judiciaire antiterroriste avait demandé à l'autorité de tutelle de la justice de lever l'immunité de 13 juges pour pouvoir les interroger en lien avec des présumés crimes "terroristes".

Trente-cinq ONG de défense des droits ont exprimé mardi dans un communiqué leur "solidarité absolue" avec M. Hammami face aux "accusations fabriquées" qui pèsent sur lui.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com