L'ex-magnat des cryptomonnaies Sam Bankman-Fried plaide non coupable de fraude à New York

Le fondateur de FTX, Sam Bankman-Fried, quitte la Cour fédérale de Manhattan le 03 janvier 2023 à New York (Photo, AFP).
Le fondateur de FTX, Sam Bankman-Fried, quitte la Cour fédérale de Manhattan le 03 janvier 2023 à New York (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 04 janvier 2023

L'ex-magnat des cryptomonnaies Sam Bankman-Fried plaide non coupable de fraude à New York

  • À l'audience, le trader et entrepreneur, en costume et cravate sombres, ne s'est pas exprimé et a laissé son avocat Mark Cohen parler en son nom
  • La stratégie de Sam Bankman-Fried diffère de celle d'un ancien cadre dirigeant de FTX, Gary Wang, qui a plaidé coupable le mois dernier et collabore avec les autorités

NEW YORK: Le co-fondateur et ancien patron de la plateforme d'échanges de cryptomonnaies FTX, Sam Bankman-Fried, a plaidé non coupable mardi des huit chefs d'accusation retenus contre lui, devant un tribunal fédéral de New York.

Inculpé notamment pour fraude et association de malfaiteurs, "SBF", son surnom, avait été extradé fin décembre des Bahamas, où se trouvait le siège de FTX, puis remis en liberté à son arrivée à New York, moyennant une caution de 250 millions de dollars.

À l'audience, le trader et entrepreneur, en costume et cravate sombres, ne s'est pas exprimé et a laissé son avocat Mark Cohen parler en son nom.

La stratégie de Sam Bankman-Fried diffère de celle d'un ancien cadre dirigeant de FTX, Gary Wang, qui a plaidé coupable le mois dernier et collabore avec les autorités, tout comme Caroline Ellison, ancienne responsable d'Alameda Research, la plateforme soeur de FTX.

Spéculation et donations politiques

Sam Bankman-Fried est soupçonné d'avoir utilisé, avec des collaborateurs, des fonds déposés par des clients sur la plateforme de FTX pour réaliser des opérations financières spéculatives par le biais d'Alameda Research.

Outre les transactions à risque via Alameda, il est également soupçonné d'avoir investi une partie de cet argent dans de l'immobilier aux Bahamas et d'avoir effectué des donations à des personnalités politiques démocrates -- toujours avec des fonds de clients de FTX -- dont Joe Biden lors de sa campagne présidentielle.

Le juge fédéral Lewis Kaplan a fixé au 2 octobre la date de début du procès de celui qui fut un temps crédité d'une fortune estimée à 26 milliards, mais à tout perdu dans la faillite de FTX et Alameda.

La représentante du bureau du procureur fédéral de Manhattan, Danielle Sassoon, a estimé à quatre semaines la durée nécessaire au procès, quand les avocats du prévenu ont eux évoqué deux à trois semaines. Le juge Kaplan n'a pas tranché sur ce point.

Cinq des huit chefs d'accusation retenus contre Sam Bankman-Fried prévoient, chacun, une peine maximum de vingt ans de prison.

Actuellement assigné à résidence chez ses parents, en Californie, il est donc susceptible de passer le restant de ses jours en prison.

Les régulateurs américains alertent les banques sur les risques liés au cryptomonnaies

Pour les banques commerciales, l'activité liée aux cryptomonnaies est "très probablement incompatible avec des pratiques bancaires sûres et saines", indiquent dans un communiqué commun la Fed, l'instance fédérale chargée de garantir les dépôts bancaires (FDIC) et l'OCC, qui supervise deux tiers du système bancaire américain.

Ainsi, "compte tenu des risques importants mis en évidence par les défaillances récentes de plusieurs grandes sociétés de crypto-actifs, les agences continuent d'adopter une approche prudente et attentive concernant les activités et les expositions actuelles ou envisagées aux crypto-actifs dans chaque organisation bancaire", ajoutent-elles.

La Fed, la FDIC et l'OCC jugent "important que les risques liés au secteur des crypto-actifs qui ne peuvent être atténués ou contrôlés, ne migrent pas vers le système bancaire".

Cependant, les banques restent autorisées à fournir à leurs clients des services liés à ces actifs.

«SBF»

Depuis la faillite de FTX, le 11 novembre, Sam Bankman-Fried a plusieurs fois fait valoir publiquement qu'il n'était plus aux manettes d'Alameda Research depuis de nombreux mois, incriminant indirectement Caroline Ellison.

Une argumentation contestée par le ministère public, qui affirme que "SBF" est resté le principal décideur au sein d'Alameda jusqu'au dépôt de bilan de FTX.

Mme Sassoon a indiqué que le bureau du procureur fédéral de Manhattan, Damian Williams, prévoyait de produire dans les deux semaines à venir "des centaines de milliers de documents" à l'appui de ses accusations.

Le régulateur des produits financiers dérivés aux Etats-Unis, la CFTC, évalue à 8 milliards de dollars le total des fonds détournés de comptes de clients de FTX.

Danielle Sassoon a indiqué, toujours mardi, que le nombre de victimes des agissements supposés de Sam Bankman-Fried pourrait se situer "au-delà du million".


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".