Un accord entre les organisations patronales française et algérienne pour renforcer la coopération économique

Kamel Moula et Geoffroy Roux de Bézieux, presidents du CREA et MEDEF. (Photo fournie)
Kamel Moula et Geoffroy Roux de Bézieux, presidents du CREA et MEDEF. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 04 janvier 2023

Un accord entre les organisations patronales française et algérienne pour renforcer la coopération économique

  • Les deux parties ont évoqué les opportunités pour le développement des échanges commerciaux et des exportations hors hydrocarbures
  • «L’objectif de cet accord est simple, il s’agit d’accentuer les flux d’affaires entre entreprises algériennes et françaises»

PARIS: Un protocole de partenariat entre le Conseil du renouveau économique algérien (Crea) et le Mouvement des entreprises de France (Medef) a été signé le 18 décembre 2022 par Kamel Moula, président du Crea, et Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, en présence d’Olivier Becht, ministre français en charge du Commerce extérieur, de l'Attractivité et des Français de l'étranger. «Le but de cet accord est d’aller vers un partenariat gagnant-gagnant de colocalisation et de coproduction. D’autres sujets prioritaires ont été évoqués entre les deux parties: la sécurité alimentaire, énergétique et sanitaire. On va identifier les entreprises de part et d’autre et mettre sur pied des missions en Algérie», a déclaré Kamel Moula lors de la cérémonie de signature.

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Fabrice Le saché, Porte-parole et vice-président du Medef et Avec Kamel Moula, Président du Crea  lors d'un point de presse à Alger. (Photo, Hakima Bedouani)

Les deux parties ont évoqué les opportunités pour le développement des échanges commerciaux et des exportations hors hydrocarbures. Selon le président de l’organisation patronale algérienne, les produits algériens, plus compétitifs, peuvent trouver une place sur le marché français.

Renouveau économique

Pour sa part, Geoffroy Roux de Bézieux souligne que «le renouveau est au centre des discussions entre les deux organisations patronales. Divers secteurs économiques sont concernés comme la santé, l’automobile ou encore l’agriculture et l’agroalimentaire.» 

Sollicité par Arab News en français, Fabrice Le Saché, porte-parole et vice-président du Medef, indique que cet accord s’inscrit dans la continuité du déplacement, il y a quelques mois, du président de l’organisation patronale française à Alger dont la visite avait pour objectif de développer les liens économiques et commerciaux.

«C’est par les projets que vivent les liens humains.» Fabrice Le Saché, porte-parole et vice-président du Medef

«Ces relations peuvent être réactivées d’abord et avant tout sur le plan économique et commercial pour construire des projets entre les deux pays.» Il précise que «c’est par les projets que vivent les liens humains». L’accord-cadre signé entre les deux organisations prévoit la mise en place d’un calendrier de travail et il désigne deux chefs d’entreprise référents qui seront chargés de suivre la continuité des affaires et le développement des relations entre les deux organisations. «L’objectif de cet accord est simple, il s’agit d’accentuer les flux d’affaires entre entreprises algériennes et françaises», affirme Fabrice Le Saché. 

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Rencontre entre les chefs d'entreprises des deux organisations patronales lors de la signature de l'accord cadre. (Photo fournie)

Pour y parvenir, le vice-président du Medef appelle à l’organisation de rencontres entre les chefs d’entreprise des deux rives de la Méditerranée. «Nous organiserons des missions et il appartiendra aux deux présidents de déterminer leurs agendas, notamment dans l’organisation des missions et l’identification des entreprises et des secteurs économiques retenus.»

Axes de coopération déjà identifiés

«Nos amis algériens nous ont fait part de leur volonté de concentrer nos premiers échanges autour de l’énergie, de la santé, de l’agriculture et de l’agroalimentaire; ce sont des axes de coopération déjà identifiés, avec deux transversales sur le numérique et la formation professionnelle qui irriguent la relation, quel que soit le secteur identifié. C’est sur cela que nous allons essayer d’amorcer nos relations économiques, en nous appuyant sur le succès des entreprises françaises en Algérie, comme c’est le cas pour Danone, ainsi que sur les réformes engagées positives, notamment dans le secteur de l’automobile», indique le vice-président du Medef. 

Il rappelle la volonté affichée du gouvernement algérien d’avancer sur d’autres secteurs, notamment à travers la régulation et la diversification, des décisions qui conviennent au secteur privé algérien et français. «Cela renforcera les liens de partenariats entre les entreprises privées algériennes et les entreprises privées étrangères, dont les entreprises françaises. Le renforcement du secteur privé est bénéfique pour tous. Le Medef s’inscrit dans cette volonté d’une Algérie nouvelle, avec, entre autres, la diversification et le renforcement du secteur privé.»

 


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.