Chan 2022: le Maroc attend une réponse de l'Algérie et menace de déclarer forfait

La sélection marocaine veut rejoindre Constantine via un vol direct de Rabat à bord d’un avion de Royal Air Maroc (RAM). (Photo, AFP)
La sélection marocaine veut rejoindre Constantine via un vol direct de Rabat à bord d’un avion de Royal Air Maroc (RAM). (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 04 janvier 2023

Chan 2022: le Maroc attend une réponse de l'Algérie et menace de déclarer forfait

  • La Fédération royale marocaine de football exige que la sélection marocaine puisse se rendre à Constantine – ville où se tiendra la compétition – par un vol direct depuis Rabat
  • Les rumeurs vont bon train quant au refus de l'Algérie d’accepter ce vol direct, et donc le forfait du Maroc

CASABLANCA: Une nouvelle brouille vient exacerber les tensions entre les voisins d’Afrique du Nord. Le canal Maroc-Algérie est encore une fois obstrué par une polémique qui ne dit pas son nom.

Le Maroc a en effet posé une condition pour sa participation à la 7e édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan) organisée par l'Algérie. La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a exigé que la sélection marocaine puisse se rendre à Constantine – ville où se tiendra la compétition – par un vol direct de Rabat à bord d’un avion de Royal Air Maroc (RAM). 

Si la requête semble plutôt simple, voire banale, il faut se rappeler que dans le cadre de la rupture de ses relations diplomatiques avec le Maroc, l’Algérie a annoncé, en septembre 2021, la fermeture de son espace aérien aux avions marocains civils et militaires. De ce fait, une telle requête atteint un autre niveau de sensibilité.

En réponse à la demande marocaine, le président du comité d’organisation du Chan 2022, Rachid Oukali, cité par le média en ligne algerien Tsa-algerie.com, a déclaré le 28 décembre que «le comité d’organisation est responsable du transport au niveau national, d’une ville à une autre. Les délégations participantes au Chan sont tenues d’assurer l’organisation de leur déplacement vers le lieu de déroulement de la compétition tant financièrement qu’en ce qui concerne le plan de vol». Affirmant que le comité n’est donc pas responsable de ce genre de question, il ajoute que «la plupart des délégations qui viendront participer au Chan feront des escales pour venir en Algérie».

Mardi 3 janvier, le ministre algérien de la Jeunesse et des Sports, Abderrazak Sebgag, cité par les médias algériens, a déclaré que «le ministère de la Jeunesse et des Sports n’est pas partie prenante dans ce dossier. En tant que pouvoirs publics, nous accompagnons et nous soutenons la Fédération algérienne de football qui est indépendante». 

La CAF s’en mêle 

Le Maroc n’y est pas allé de main morte et ne s’est pas seulement contenté de formuler ladite demande. Le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, a en effet expliqué dès le 27 décembre que la Fédération marocaine avait envoyé une correspondance à la Confédération africaine de football (CAF) pour que cette dernière fasse respecter le cahier des charges de la compétition, notamment en matière de facilitation des conditions des sélections nationales participantes à la Chan.

Fouzi Lekjaa, a également indiqué que le Maroc ne prendra pas part au championnat si les charges ne sont pas respectées, faisant notamment référence à l’ouverture d’une ligne directe pour l’avion qui transportera la sélection U-23 qui représente le Maroc.

En réaction, le ministre algérien de la Jeunesse et des Sports a déclaré que «la FAF (Fédération algérienne de football) va répondre à la CAF via les canaux officiels. L’Algérie a ses lois, sa souveraineté, qui sont au-dessus de toute considération». Pour Tsa-algerie.com, cette déclaration est synonyme d'un refus de l’Algérie d’autoriser un vol direct de la RAM entre Rabat et Constantine.

Les rumeurs vont bon train quant au refus de l'Algérie d’accepter ce vol direct, et donc le forfait du Maroc. Mais pour l’heure, aucune réponse officielle n’a encore été fournie par les autorités algériennes.

 


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.