Des boulangers aux soignants, le gouvernement tente d'éteindre les incendies

Des ministres de Bercy aux députés, et jusqu'au chef de l’État, toute la majorité s'est relayée ces derniers jours au chevet des boulangers, qui étaient montés au créneau, se disant pris à la gorge par l'explosion de leurs factures d'électricité. (Photo, AFP)
Des ministres de Bercy aux députés, et jusqu'au chef de l’État, toute la majorité s'est relayée ces derniers jours au chevet des boulangers, qui étaient montés au créneau, se disant pris à la gorge par l'explosion de leurs factures d'électricité. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 05 janvier 2023

Des boulangers aux soignants, le gouvernement tente d'éteindre les incendies

  • Des ministres de Bercy aux députés, et jusqu'au chef de l’État, toute la majorité s'est relayée ces derniers jours au chevet des boulangers, qui étaient montés au créneau, se disant pris à la gorge par l'explosion de leurs factures d'électricité
  • Elisabeth Borne a annoncé dès mardi que les petites et moyennes entreprises (PME) pourraient «demander le report du paiement de leurs impôts et cotisations sociales» pour soulager leur trésorerie

PARIS: Boulangers, petites entreprises, soignants: Emmanuel Macron et son gouvernement multiplient en cette rentrée les attentions à l'égard des secteurs en crise pour tenter d'apaiser les foyers de tensions avant la mobilisation sociale annoncée contre la réforme des retraites. 

Des ministres de Bercy aux députés, et jusqu'au chef de l’État, toute la majorité s'est relayée ces derniers jours au chevet des boulangers, qui étaient montés au créneau, se disant pris à la gorge par l'explosion de leurs factures d'électricité. 

Alors que le Rassemblement national s'est emparé de ce malaise pour dénoncer "l'indifférence du gouvernement Macron" et plaider pour une sortie du marché européen de l'électricité, il était urgent pour l'exécutif de répondre aux angoisses de ces artisans emblématiques du "savoir-faire à la française". 

Elisabeth Borne a annoncé dès mardi que les petites et moyennes entreprises (PME) pourraient "demander le report du paiement de leurs impôts et cotisations sociales" pour soulager leur trésorerie. 

Mais la Première ministre a rappelé mercredi à l'ordre ses troupes contre la tentation d'apporter une solution budgétaire coûteuse pour l’État à chaque problème. Le gouvernement a donc surtout haussé le ton à l'égard des fournisseurs d'énergie. 

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a ainsi fait savoir que les boulangers pourraient résilier leur contrat d'électricité sans frais en cas de hausse "prohibitive". Et Emmanuel Macron a vivement exhorté jeudi les fournisseurs d'énergie à "renégocier" d'ici la fin du mois d'éventuels "contrats excessifs" avec l'ensemble des très petites entreprises (TPE), dont plusieurs secteurs commencent à réclamer à leur tour de nouvelles aides. 

« Fusion » entre les colères  

"J'en ai comme vous assez qu'on ait des gens qui, sur la base de la crise, fassent des profits excessifs", a-t-il martelé. 

Cette "opération baguette" a été relayée par nombre de députés de la majorité, qui se sont affichés auprès de boulangers de leur circonscription, et par le parti présidentiel Renaissance, qui va distribuer en urgence un tract aux commerçants et artisans pour rappeler les aides gouvernementales. 

L'exécutif était déjà intervenu avant Noël pour mettre la pression sur la direction de la SNCF, confrontée à une grève des contrôleurs de trains en pleines fêtes de fin d'année. 

Car si des manifestations et des grèves semblent inéluctables après la présentation, mardi prochain, de la réforme des retraites, le pouvoir redoute plus que tout qu'elles viennent se greffer sur d'autres mouvements d'humeur. Et guette l'étincelle inattendue qui pourrait embraser un climat social inflammable. 

"On est beaucoup plus en alerte sur des sujets moindres, les boulangers, les contrôleurs", glisse une source gouvernementale, évoquant "l'irruption de sujets qui apparaissent très sectoriels mais qui peuvent produire une fusion entre eux, et qui révèlent une colère". 

Toujours dans le souci de déminer ces colères, le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti a dévoilé jeudi son plan pour améliorer le fonctionnement de la justice, dont les acteurs se disent en "souffrance". 

Quant aux soignants, avec un système de santé "à bout de souffle" de l'aveu même du gouvernement, le président Macron doit leur adresser vendredi ses vœux avec des annonces à la clé. 

L'enjeu est là aussi de calmer les esprits, alors que des milliers de médecins généralistes ont manifesté jeudi à Paris pour obtenir une revalorisation de la consultation, et que le deuxième syndicat de la fonction publique hospitalière, FO-Santé, a appelé à la "grève illimitée" à partir du 10 janvier. 

Surtout, le chef de l’État, soucieux de se montrer "à l'écoute" des Français, met en scène ces derniers jours son agacement face à une administration et des ministres qu'il juge parfois trop distants. 

"Mettez-vous toujours du côté des Français", a-t-il lancé mercredi lors du Conseil des ministres de rentrée. "Les gens ne pensent pas 'en moyenne'", "arrêtez de leur parler 'en moyenne'", s'est-il exclamé, caricaturant les présentations souvent technocratiques des dispositifs d'aide mis en place par l’État. 

Jeudi, devant les boulangers réunis pour la galette de l’Épiphanie à l’Élysée, il a longuement pesté contre les numéros verts qui "ne marchent pas" et autres "sites internet" qui renvoient vers "des circulaires absolument illisibles ou des tableaux incompréhensibles". 


La France va signer un accord de partenariat stratégique avec l'Arménie

Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
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  • La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants
  • Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

EREVAN: Emmanuel Macron achève mardi une visite d'Etat en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d'un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense.

La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants.

Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Au premier jour de la visite lundi, Emmanuel Macron a rappelé cette "relation singulière", l'accueil à Marseille (sud de la France) des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première guerre mondiale, la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie, l'influence du chanteur Charles Aznavour dans les deux pays.

La chanson française était d'ailleurs à l'honneur au dîner d'Etat : Emmanuel Macron a entonné la "Bohême" de Charles Aznavour avec le président arménien Vahagn Khatchatourian au piano et le Premier ministre Nikol Pachinian à la batterie. Son homologue a aussi interprété les "Feuilles mortes" d'Yves Montand.

"La Russie pas là"

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a raconté le président français.

Au plus fort de la guerre autour de l'enclave séparatiste du Karabakh en 2023, la Russie qui compte encore 4.000 soldats en Arménie, "n'était pas là, pas plus qu'elle n'est là pour le Venezuela quand il a des problèmes (...) ou le régime malien lorsqu'il est bousculé par les terroristes", a-t-il lancé.

Le président a aussi salué le choix de l'Arménie et de son Premier ministre, Nikol Pachinian, de "se tourner vers l'Europe", malgré les avertissements à peine voilés de la Russie.

Une aspiration consacrée par la tenue lundi du sommet de la Communauté politique européenne, avec une quarantaine de dirigeants de toute l'Europe, et du premier sommet UE-Arménie mardi à Erevan.

"Le choix que vous avez fait de l'indépendance pleine et entière, de la paix, de la stabilité dans cette région, le choix de l'Europe et de la prospérité sont ceux que nous soutenons (...). Nous voulons être de cette aventure", a lancé M. Macron lors du dîner en son honneur au palais présidentiel.

Le rapprochement avec l'UE reste toutefois entravé par les liens forts unissant Erevan et Moscou, tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective, alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024.

L'Arménie, enclavée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, avec laquelle la frontière est toujours fermée, mise sur la paix pour développer ses connexions terrestres, énergétiques et commerciales et sortir de son isolement.

Efforts de défense 

"Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie", souligne l'Elysée.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat.

La coopération de défense inclut déjà un volet aérien avec la commande de trois radars français et la formation par la France de soldats arméniens. L'Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024.

Des contrats vont également être signés dans le domaine des transports, a indiqué l'Elysée, évoquant des "prospects potentiels pour Airbus" ainsi que "l'engagement de l'Etat français" dans la construction d'un tunnel sur l'axe routier arménien nord-sud.

Le président s'inclinera dans la matinée au Mémorial commémorant les massacres d'Arméniens à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et va conclure un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France.

Le président Macron et le Premier ministre Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyr du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.


Macron dénonce les frappes iraniennes «inacceptables» contre les Emirats

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
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  • "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables"
  • Il a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.

"Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Emirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.

Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables.

Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 4, 2026

Seine-saint-Denis: un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute

 Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
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  • L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier
  • L'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute

BOBIGNY: Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien.

L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier.

Il a été déclaré mort par le Samu (service d'aide médicale d'urgence) peu après 15H30. Des policiers avaient tenté de le ranimer avant l'arrivée de pompiers, selon la même source policière.

Selon cette source, l'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute.