Le patrimoine de douze pays arabes exposé à Bayt al-Arab au Caire

La première exposition arabe pour les familles productrices, qui se poursuit jusqu’au 11 janvier dans la capitale égyptienne, propose des espaces d’échanges de savoir-faire entre artisans, producteurs et exposants. (Photo fournie)
La première exposition arabe pour les familles productrices, qui se poursuit jusqu’au 11 janvier dans la capitale égyptienne, propose des espaces d’échanges de savoir-faire entre artisans, producteurs et exposants. (Photo fournie)
La première exposition arabe pour les familles productrices, qui se poursuit jusqu’au 11 janvier dans la capitale égyptienne, propose des espaces d’échanges de savoir-faire entre artisans, producteurs et exposants. (Photo fournie)
La première exposition arabe pour les familles productrices, qui se poursuit jusqu’au 11 janvier dans la capitale égyptienne, propose des espaces d’échanges de savoir-faire entre artisans, producteurs et exposants. (Photo fournie)
La première exposition arabe pour les familles productrices, qui se poursuit jusqu’au 11 janvier dans la capitale égyptienne, propose des espaces d’échanges de savoir-faire entre artisans, producteurs et exposants. (Photo fournie)
La première exposition arabe pour les familles productrices, qui se poursuit jusqu’au 11 janvier dans la capitale égyptienne, propose des espaces d’échanges de savoir-faire entre artisans, producteurs et exposants. (Photo fournie)
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Publié le Dimanche 08 janvier 2023

Le patrimoine de douze pays arabes exposé à Bayt al-Arab au Caire

  • Cette exposition est l’occasion idéale de découvrir la richesse des cultures de ces pays en matière d’artisanat afin de protéger ces industries de l’extinction
  • Le nombre de participants à l’exposition est d’environ 150 – dont 70 Égyptiens et 80 en provenance d’autres pays arabes

LE CAIRE: La première exposition arabe pour les familles productrices, Bayt al-Arab (Maison des Arabes) a ouvert ses portes au Caire en présence d’Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, et de plusieurs responsables égyptiens et arabes, dont une délégation saoudienne de haut niveau.

Les produits exposés reflètent l’identité des douze pays arabes participants.

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Cette exposition est l’occasion idéale de découvrir la richesse des cultures de ces pays en matière d’artisanat afin de protéger ces industries de l’extinction.

Le nombre de participants à l’exposition est d’environ 150 – dont 70 Égyptiens et 80 en provenance d’autres pays arabes.

L’exposition, qui se poursuit jusqu’au 11 janvier, propose des espaces d’échanges de savoir-faire entre artisans, producteurs et exposants.

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Saeed al-Zahrani, chef de la délégation saoudienne, a partagé un certain nombre d’exploits avec le public lors de la cérémonie d’ouverture, affirmant que la participation de la Banque de développement social vise à soutenir et à autonomiser les micro-entreprises pour les entreprises familiales, qui sont considérées comme un pilier fondamental de l’initiative Vision 2030 du Royaume.

Au pavillon saoudien, les visiteurs ont été attirés par les produits du patrimoine de diverses régions du Royaume, comme le tissage Al-Sadu, Al-Qat Al-Asiri et la fabrication d’Al-Masleh, en plus des produits de nombreuses entreprises familiales saoudiennes présentés dans le cadre de l’initiative Tagseed (incarnation), qui est commercialisée pour des projets à domicile dans toutes les expositions internationales et locales.

Nevin al-Kilani, ministre égyptienne de la Culture, soutient que la participation de dizaines de familles d’Égypte et du monde arabe était «la meilleure preuve de la volonté de l’Égypte de soutenir le patrimoine à la fois local et régional».

Raef al-Khouli, un responsable impliqué dans l’organisation de l’exposition, déclare à Arab News: «L’exposition de la Maison arabe dans le Palais du dôme est une merveilleuse occasion puisqu’il existe de nombreux objets d’artisanat venant de tous les pays arabes et qui sont vendus à des prix très raisonnables. En effet, tous ceux qui sont présents sont propriétaires de l’artisanat et ne sont pas des commerçants.»

À l’entrée, dit M. Al-Khouli, les visiteurs peuvent enregistrer leurs noms et numéros de téléphone. Ils recevront une entrée gratuite, en prenant un bus spécialement réservé pour l’exposition.

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M. Al-Khouli ajoute: «Au pavillon saoudien, il y a une magnifique médaille que les visiteurs peuvent acheter. C’est une médaille commémorative pour la porte de la Kaaba et celle de la mosquée du Prophète.»

«En marge, il y a un grand théâtre et des spectacles artistiques y sont organisés tout au long de la journée», insiste M. Al-Khouli, ajoutant que les familles qui visitent pourraient également y emmener des enfants, puisqu’il y a une aire de jeux et de nombreuses activités de dessin et de coloriage.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le président syrien n'entend pas intervenir au Liban (sources proches)

Le président syrien Ahmed al-Chareh. (REUTERS)
Le président syrien Ahmed al-Chareh. (REUTERS)
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  • Le président syrien Ahmad al-Chareh a démenti toute intention d’intervention au Liban, qualifiant ces rumeurs d’infondées
  • Damas affirme privilégier la coordination avec Beyrouth et la stabilité du Liban, dans un contexte régional tendu lié au Hezbollah et au conflit israélo-libanais

DAMAS: Le président syrien Ahmad al-Chareh a déclaré à des visiteurs que Damas n’avait aucune intention d’intervenir au Liban, démentant des rumeurs à ce sujet, ont indiqué vendredi à l'AFP deux personnes ayant assisté à l'entretien.

L’un des participants, qui a requis l’anonymat, a affirmé que le dirigeant syrien avait dit à une délégation de près de 70 notables et dignitaires de la province de Damas, en visite jeudi au palais présidentiel, que "ce qui se dit au sujet d'une intervention de la Syrie au Liban n’est qu'une rumeur".

L'autre personne a confirmé ces propos.

Le communiqué officiel publié à l'issue de cette visite, centrée autour de questions locales de développement, n'a fait aucune mention des propos d'Ahmad al-Chareh sur le Liban.

Le président américain Donald Trump avait affirmé lors d'une interview le 7 juin à NBC que le président syrien était prêt à aider à affaiblir le Hezbollah, contre lequel Israël mène une campagne de frappes aériennes et une offensive terrestre.

Dans une interview télévisée jeudi, le porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur, Noureddine al-Baba, a déclaré que Damas se tient aux côtés du président libanais Joseph Aoun pour " préserver la sécurité du Liban et la souveraineté de l’Etat libanais".

"La coordination avec (...) le Liban est le fondement de tout rôle que la Syrie peut jouer dans la résolution des dossiers libanais", a-t-il ajouté.

Réagissant aux propos de Donald Trump, Noureddine al-Baba a déclaré que "les parties syrienne et libanaise sont les mieux placées pour (les) interpréter et se mettre d’accord sur une formule qui serve les deux pays dans le cadre d'une vision arabe commune".

Selon un diplomate qui a requis l'anonymat, la Syrie est sous pression des Etats-Unis depuis le début de la guerre entre Israël et le Liban le 2 mars pour intervenir contre la formation pro-iranienne dans le pays voisin, avec lequel elle partage une longue frontière terrestre.

La Syrie est dirigée depuis fin 2024 par des autorités islamistes hostiles au Hezbollah, qui était l'allié du président renversé Bachar al-Assad.

M. Chareh a dit vouloir ouvrir une nouvelle page avec le Liban.

Le président syrien Hafez al-Assad, père de Bachar al-Assad, était intervenu au Liban en pleine guerre civile en 1976 et ses troupes ne s'en étaient définitivement retirées que près de 30 ans plus tard.


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
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  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
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  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.