Le carnaval de Dunkerque fait son grand retour après la Covid

Après trois éditions perturbées par la Covid, le carnaval de Dunkerque a entamé dimanche son grand retour (Photo, AFP).
Après trois éditions perturbées par la Covid, le carnaval de Dunkerque a entamé dimanche son grand retour (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 09 janvier 2023

Le carnaval de Dunkerque fait son grand retour après la Covid

  • Le carnaval de Dunkerque, l'un des principaux de France, a entamé dimanche son grand retour, avec un millier de fêtards déguisés
  • L'édition 2020 du carnaval a été interrompue en cours de route par le confinement, l'édition 2021 annulée et l'édition 2022 suspendue en raison de la pandémie

CAPPELLE-LA-GRANDE: Après trois éditions perturbées par la Covid, le carnaval de Dunkerque, l'un des principaux de France, a entamé dimanche son grand retour, avec un millier de fêtards déguisés défilant pour la première bande de la saison carnavalesque qui se poursuit jusqu'à mi-avril.

"C'est du bonheur, ca nous a tellement manqué", lance Sébastien Demoulin, cuisinier de 42 ans, en fourrure, chapeau à gigantesques plumes de faisan et maquillage noir pailleté dans les rues de Cappelle-la-Grande (Nord), dans la périphérie de Dunkerque, où se déroulait dimanche la fête inaugurale.

"On ressort les cletches (costumes, NDLR) et c'est reparti! Le carnaval c'est la vie..."

Comme le veut la tradition des Flandres, habitants comme visiteurs d'un jour sont déguisés. Les masquelours (personnes déguisées) se retrouvent chez des particuliers ou des institutions ouvrant leurs portes pour l'occasion, et défilent dans la rue en "bande", en lignes bras-dessus-bras-dessous derrière le tambour-major et la clique (l'orchestre) qui entonnent les airs traditionnels repris par la foule.

"Ca manquait tellement le carnaval! Hier soir je me disais, il faut que ça reparte, sinon je vais péter un cable", assure Christian Deroo, boucher retraité, arborant une veste composée de 1.500 bouchons plastiques assortie de collants oranges et de vertigineuses sandales à talons.

"C'est les retrouvailles", a déclaré à l'AFP le maire socialiste de Cappelle-la-Grande, Julien Gokel.

"On sent un besoin de cohésion, et de sortir d'un quotidien morose pour vivre une fraternité qui dépasse tous les clivages sociaux", a-t-il ajouté, saluant une affluence "plutôt élevée" avant de rejoindre la bande en kilt et veston de tartan écossais, son costume habituel de carnavaleux.

Les animations, comme le concert des Prouts, groupe star du carnaval, et une épreuve qualificative du championnat du monde du cri de la mouette, ont fait le plein malgré deux matches de Coupe de France dimanche dans le Dunkerquois, opposant des équipes locales à des clubs de Ligue 1.

Pour le chanteur des Prouts, Christophe Paulino, qui s'est produit sur scène pour la première fois depuis trois ans samedi soir, "ça fait du bien, cette communion dans la joie!".

L'édition 2020 du carnaval a été interrompue en cours de route par le confinement, l'édition 2021 annulée toujours à cause de la Covid19, et l'édition 2022 suspendue par les maires en raison d'une flambée de la pandémie.

Quelques bandes s'étaient malgré tout improvisées, l'occasion de retrouver "le côté créatif, spontané et participatif de carnaval", a souligné M. Paulino.

L'évènement phare du carnaval est le jet de harengs prévu à Dunkerque le 19 février, et qui rassemble habituellement des dizaines de milliers de carnavaleux devant la mairie de la ville portuaire.


Taïwan fête la fin du Nouvel an lunaire dans une débauche de pétards

Des travailleurs transportent un palanquin, lors des célébrations du festival Bombing Master Han Dan, le dernier jour de la nouvelle année lunaire du dragon, dans le comté de Miaoli, au centre de Taïwan, le 24 février 2024. Les gens croient que Maître Han Dan est un dieu taoïste qui représente la richesse. (Photo par Sam Yeh AFP)
Des travailleurs transportent un palanquin, lors des célébrations du festival Bombing Master Han Dan, le dernier jour de la nouvelle année lunaire du dragon, dans le comté de Miaoli, au centre de Taïwan, le 24 février 2024. Les gens croient que Maître Han Dan est un dieu taoïste qui représente la richesse. (Photo par Sam Yeh AFP)
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  • Cette tradition consistant à lancer des pétards sur une divinité - et sur ceux qui le portent au risque de les blesser - a commencé après une épidémie de peste, explique Chen Chien-long, responsable du comité organisateur
  • Les festivités qui ont généralement lieu le 15e jour du Nouvel An lunaire, sont tombées cette année samedi soir et ont attiré des centaines de spectateurs qui se tenaient à bonne distance

MIAOLI, Taïwan : Quatre hommes hissent sur leurs épaules un palanquin où trône une divinité porteuse de bonne fortune et traversent un nuage d'explosions de pétards, une tradition ancienne pour marquer la fin des célébrations du Nouvel an lunaire à Taïwan.

«Le bombardement de Maître Han Dan» est pratiqué depuis plus d'un siècle dans la localité de Zhunan, dans le nord-ouest de l'île.

Cette tradition consistant à lancer des pétards sur une divinité - et sur ceux qui le portent au risque de les blesser - a commencé après une épidémie de peste, explique Chen Chien-long, responsable du comité organisateur.

«Maître Han Dan est descendu du ciel et a dit aux gens : +Vous devez bombarder la peste avec des pétards+».

«Les pétards ont également apporté de la chaleur à Maître Han Dan, qui avait peur du froid», raconte M. Chen.

Maître Han Dan est un dieu de la bonne fortune, et l'explosion d'artifices est aussi considérée un bon présage.

«Plus nous le bombardons de pétards, plus nous serons prospères», indique M. Chen.

Les festivités qui ont généralement lieu le 15e jour du Nouvel An lunaire, sont tombées cette année samedi soir et ont attiré des centaines de spectateurs qui se tenaient à bonne distance.

Se bouchant les oreilles pour se protéger des fortes explosions des pétards, ils s'efforçaient de filmer la scène avec leurs smartphones.

Des responsables vêtus de jaune – portant des chapeaux, des gants et des masques pour se protéger - ont allumé les pétards et les ont lancé sur le passage du cortège.

Au centre, quatre hommes vêtus de simples shorts rouges portaient un palanquin dans lequel trônait Maître Han Dan, orné de quelques feuiles de palme vertes. Les  porteurs brandissaient également un balai pour chasser les mauvais esprits.

Pour se préparer à devenir l'un des porteurs de palanquin, Chao Jen-hao dit avoir suivi un régime végétarien et avoir évité tout péché pendant trois jours.

«Porter le palanquin pour moi, c'est montrer mon dévouement», a-t-il déclaré, insistant qu'il qu'«il n'y a aucune douleur» lorsque les explosions de pétards frôlent sa peau tatouée. «Tant que mon cœur est avec Maître Han Dan, tout ira bien», affirme le jeune homme de 28 ans.

Mais Lien Chong-liang, 63 ans – qui occupe cet emploi depuis 15 ans – explique que marcher dans le cortège, est comme «se retrouver dans une fusillade». Mais «je n'ai aucune crainte», assure-t-il. «Il y aura bien sûr quelques blessures corporelles, c'est normal. Ce n'est pas grave pour moi».


Malgré les guerres, le 11-Septembre et le Covid, le plus vieux saloon de New York a 170 ans

Peu de choses ont changé depuis 170 ans que le McSorley's OLD Ale House sert ses clients dans l'East Village de Manhattan. La propriétaire de l'établissement new-yorkais, Teresa Maher, explique que le secret est simple : "faire couler l'ale et garder la porte ouverte". (Photo de Charly Triballeau AFP)
Peu de choses ont changé depuis 170 ans que le McSorley's OLD Ale House sert ses clients dans l'East Village de Manhattan. La propriétaire de l'établissement new-yorkais, Teresa Maher, explique que le secret est simple : "faire couler l'ale et garder la porte ouverte". (Photo de Charly Triballeau AFP)
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  • Le lieu est rustique et le décor a à peine bougé depuis le début du XXe siècle. Le plancher est hors d'âge et couvert de sciure de bois
  • L'un de ses plus anciens clients est un pompier à la retraite de 93 ans, Mike Rousso, dont le casque numéro 6 est accroché au mur du bar

NEW YORK : Il a connu la Guerre de sécession, deux conflits mondiaux, le 11-Septembre et le Covid-19: le plus ancien saloon de New York tient debout depuis 170 ans en servant quelques bières et des burgers, un morceau d'histoire de la mégapole américaine.

Le secret du McSorley's Old Ale House niché depuis 1854 dans l'East Village de Manhattan? «Faire couler la bière et laisser la porte ouverte», résume sa patronne Teresa Maher qui a succédé en 1994 à son père Matthew Maher, gérant de cette institution new-yorkaise de 1977 à sa mort en 2020.

«C'est un petit lieu très connu», lance-t-elle à l'AFP en tirant ses deux seules pressions, une blonde et une brune, uniques boissons alcoolisées de ce pub américano-irlandais à la façade noire et verte qui a ouvert sept ans avant le déclenchement de la Guerre de sécession (1861-1865) et n'a été dirigé que par trois familles.

«Après 170 ans, beaucoup de gens viennent voir si on est toujours là», s'amuse Mme Maher dont la devise sur le site internet du pub est: «Nous étions là avant votre naissance».

McSorley's Old Ale House vient de fêter son 170e anniversaire avec des gâteaux et des chansons, célébrant aussi comme nombre de bars, restaurants, cafés new-yorkais le fait d'avoir tenu malgré la pandémie de Covid-19 dont la ville se relève.

En 2020, la municipalité avait imposé des règles sanitaires draconiennes forçant les établissements à vendre à emporter ou à servir sur des terrasses montées à la hâte sur les trottoirs.

Un commerce de bouche sur 25 a disparu, notamment en raison de la hausse vertigineuse des prix des baux commerciaux après la pandémie, selon un rapport de 2022.

- «Soyez gentils ou partez» -

«On est propriétaire des murs ce qui nous met pour l'instant à l'abri», espère Mme Maher qui applique à ses clients un autre commandement historique en Amérique: «Be good or be gone» («Soyez gentils ou partez»).

Aujourd'hui impensable, une autre ancienne devise du saloon vantait jusqu'en 1970 «la bonne bière, les oignons et... pas de femmes», avant que McSorley's Old Ale House ne soit légalement contraint d'accepter les deux sexes.

Le lieu est rustique et le décor a à peine bougé depuis le début du XXe siècle. Le plancher est hors d'âge et couvert de sciure de bois.

La carte des plats et des boissons se limite à des burgers/frites, hot dogs, quelques sandwiches dont le réputé au pâté de foie, deux bières et trois sodas.

Les prix sont très inférieurs à n'importe quel estaminet new-yorkais.

Ce qui explique que des consommateurs réguliers, curieux et touristes continuent de pousser les portes battantes du saloon.

- Dinde en 1917 -

L'un de ses plus anciens clients est un pompier à la retraite de 93 ans, Mike Rousso, dont le casque numéro 6 est accroché au mur du bar.

McSorley's Old Ale House est d'ailleurs fier de ses liens étroits avec les corps des pompiers, policiers et militaires new-yorkais.

Avec ses moments d'Histoire.

En 1917, avant d'être déployés en Europe durant la Première guerre mondiale, des hommes du 69e régiment d'infanterie de New York étaient partis avec de la dinde préparée par leurs familles dans les cuisines du restaurant.

Et le pub n'est qu'à trois kilomètres du site du World Trade Center dont les deux tours jumelles furent détruites par des avions précipités par le groupe jihadiste Al-Qaïda le 11 septembre 2001, faisant près de 3.000 morts.

«C'est dément ici pour la commémoration du 11-Septembre», confie l'un des habitués, Phil Lavigne, policier à la retraite.

Et la relève est déjà assurée: Sebastian Maher, 19 ans, «regarde comment fait (sa) mère et veu(t) bien sûr un jour diriger» McSorley's Old Ale House.

 


Oujda accueille la première édition du Salon international de la calligraphie arabe

La ville d'Oujda, écrin de la culture et de l'art au Maroc, a ouvert ses portes à la première édition du Salon international de la calligraphie arabe (Photo, AFP).
La ville d'Oujda, écrin de la culture et de l'art au Maroc, a ouvert ses portes à la première édition du Salon international de la calligraphie arabe (Photo, AFP).
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  • L'événement rassemble plus de 100 calligraphes et ornemanistes de renom, marocains comme étrangers
  • Ce rendez-vous culturel est également ponctué de colloques internationaux et d'ateliers artistiques

CASABLANCA: La ville d'Oujda, écrin de la culture et de l'art au Maroc, a ouvert ses portes à la première édition du Salon international de la calligraphie arabe, un événement d'envergure inauguré sous l'égide du Centre Thanoon pour l'art de la calligraphie arabe et de l'ornementation.

Ce salon, qui s'étale jusqu'au 26 février, se veut un carrefour d'échanges culturels et artistiques, mettant à l'honneur l'un des arts les plus raffinés de la tradition arabo-musulmane.

L'événement, qui rassemble plus de 100 calligraphes et ornemanistes de renom, marocains comme étrangers, témoigne de l'engagement du Maroc à promouvoir la calligraphie arabe, cet art ancestral qui transcende les frontières.

La collaboration avec la Direction régionale de la Culture, ainsi que divers partenaires institutionnels et privés, souligne l'importance accordée à la valorisation et à la préservation de cet héritage culturel. Le salon offre aux visiteurs une immersion dans l'univers de la calligraphie à travers une exposition riche et variée, dévoilant les multiples facettes et styles de cet art.

Colloques

Ce rendez-vous culturel est également ponctué de colloques internationaux, d'ateliers artistiques et de rencontres, favorisant le dialogue entre les artistes et les passionnés de calligraphie. Mohamed Amine Bouhid, président du Centre Thanoon, met l'accent sur l'objectif du salon : faire rayonner la calligraphie marocaine et contribuer à son enseignement auprès des nouvelles générations. L'ambition est de perpétuer la noblesse de cet art et d'en assurer la transmission.

En conclusion, ce premier salon ne constitue pas seulement une célébration de la calligraphie arabe et de l’ornementation, mais aussi une promesse d'avenir pour cet art. Par l'organisation de cet événement, Oujda se positionne comme un phare culturel, illuminant le chemin pour une reconnaissance plus large de la calligraphie arabe.

Le salon marque un pas vers la consolidation des liens entre les artistes, les experts et les amateurs, et ouvre des perspectives pour l'intégration de cet art dans le patrimoine culturel mondial, affirmant ainsi l'engagement du Maroc en faveur de la diversité culturelle et de la richesse artistique.