Royaume-Uni: Échec d'une mission spatiale historique

La mission, baptisée «Start Me Up» en référence au tube des Rolling Stones, est assurée par la société Virgin Orbit du milliardaire britannique Richard Branson, spécialisée dans les lancements spatiaux pour petits satellites (Photo, AFP).
La mission, baptisée «Start Me Up» en référence au tube des Rolling Stones, est assurée par la société Virgin Orbit du milliardaire britannique Richard Branson, spécialisée dans les lancements spatiaux pour petits satellites (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 10 janvier 2023

Royaume-Uni: Échec d'une mission spatiale historique

  • «Il semble que nous ayons une anomalie qui nous empêche d'atteindre l'orbite», a tweeté Virgin Orbit, l'entreprise organisatrice de cette mission
  • Le Boeing 747 de Virgin Orbit transportant la fusée de 21 mètres avait décollé lundi soir à 22h02 GMT depuis le Spaceport des Cornouailles

LONDRES: Une tentative pour lancer la première fusée dans l'espace depuis le sol britannique s'est soldée par un échec dans la nuit de lundi à mardi, une "anomalie" ayant empêché sa mise en orbite.

"Il semble que nous ayons une anomalie qui nous empêche d'atteindre l'orbite", a tweeté Virgin Orbit, l'entreprise organisatrice de cette mission qui devait catapulter le Royaume-Uni dans le club "exclusif" des pays capables d'envoyer des engins dans l'espace.

Le Boeing 747 de Virgin Orbit transportant la fusée de 21 mètres avait décollé lundi soir à 22h02 GMT depuis le Spaceport des Cornouailles, un consortium qui comprend Virgin Orbit et l'Agence spatiale britannique, à l'aéroport de Newquay dans le sud-ouest de l'Angleterre. Le but de la mission était de lancer dans l'espace neuf satellites, ce qui aurait été une grande première au Royaume-Uni.

La fusée s'est ensuite détachée de l'avion et ses moteurs se sont allumés à une hauteur de 35 000 pieds au-dessus de l'océan Atlantique, au sud de l'Irlande, vers 23h15 GMT. Mais l'"anomalie" de nature non précisée l'a empêché d'atteindre l'orbite voulue.

Des centaines de personnes avaient assisté au départ de la mission, baptisée "Start Me Up" en référence au tube des Rolling Stones, et assurée par la société Virgin Orbit du milliardaire britannique Richard Branson, spécialisée dans les lancements spatiaux pour petits satellites.

En cas de réussite, le Royaume-Uni serait devenu le neuvième pays du monde à être capable de mettre des satellites en orbite.

"Rejoindre ce club très exclusif de pays de lancements est tellement important car cela nous donne notre propre accès à l'espace, cet accès souverain à l'espace que nous n'avons jamais eu auparavant au Royaume-Uni", avait souligné avant le lancement sur la BBC Melissa Thorpe, directrice du Spaceport Cornwall.

Elle avait rappelé que l'Europe avait perdu son accès au lanceur russe Soyouz depuis l'invasion de l'Ukraine, compromettant son accès à l'espace.

Neuf satellites

La fusée de 21 mètres, baptisée LauncherOne, était fixée sous l'aile d'un Boeing 747 modifié appelé "Cosmic Girl". Une fois l'altitude adéquate atteinte, l'avion a lâché la fusée qui a alors démarré son propre moteur pour se propulser. L'avion est ensuite retourné au Spaceport des Cornouailles.

Lancer une fusée depuis un avion est plus simple qu'un décollage vertical car théoriquement une simple piste d'aviation suffit, au lieu d'une coûteuse rampe de lancement spatiale.

Dans le passé, Virgin Orbit, qui offre un service de lancements spatiaux rapide et adaptable pour des satellites entre 300 et 500 kg, a déjà mis en orbite d'autres fusées lancées depuis des avions.

Fondée en 2017 par Richard Branson, la société avait réussi pour la première fois en janvier 2021 à mettre une fusée dans l'espace via cette méthode, depuis un Boeing 747 parti du désert californien.

Pour le lancement britannique, neuf satellites devaient être mis en orbite avec des objectifs variés, "de l'observation de la Terre à la surveillance de la pêche illégale en passant par la construction de satellites et de produits pour les fabriquer dans l'espace", avait expliqué Melissa Thorpe.

Jusqu'à présent, les satellites britanniques doivent être lancés dans l'espace depuis l'étranger, mais le pays cherche à soutenir son industrie aérospatiale après que son rôle au sein des projets européens a été remis en question par le Brexit.

Outre le Spaceport des Cornouailles, le Royaume-Uni souhaite ouvrir une base spatiale à Sutherland, dans le nord de l'Ecosse, et une autre sur une île des Shetland. Selon un communiqué du gouvernement écossais début janvier, des lancements sont prévus depuis ces deux bases "dans les prochains mois".


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com