GENÈVE: Téhéran utilise les condamnations à la peine de mort contre des manifestants pour effrayer la population iranienne et faire taire la contestation, ce qui confine au "meurtre d'Etat", a affirmé mardi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk.
"L'utilisation comme arme des procédures criminelles pour punir les personnes qui exercent leurs droits élémentaires, comme ceux qui participent aux manifestations ou les organisent, confine au meurtre d'Etat", critique Volker Türk dans un communiqué.
Téhéran a déjà exécuté quatre personnes accusées d'avoir pris part aux manifestations qui secouent le pays depuis quatre mois et la mort d'une jeune femme accusée de mal porter le voile par la police des moeurs.
Deux autres exécutions sont imminentes - celle de Mohammad Boroughani, 19 ans, et celle de Mohammad Ghobadlou, 22 ans - et au moins 17 autres auraient été condamnées à mort, a souligné le Haut-Commissariat dans un communiqué.







