L’enseignement suspendu pour les réfugiés syriens dans les écoles publiques du Liban

Des réfugiés syriens suivent un cours dans une école du Mont-Liban. Le ministère libanais de l’Éducation a décidé mardi de suspendre les cours de l’après-midi suivis par les réfugiés syriens dans les écoles publiques libanaises. (Reuters)
Des réfugiés syriens suivent un cours dans une école du Mont-Liban. Le ministère libanais de l’Éducation a décidé mardi de suspendre les cours de l’après-midi suivis par les réfugiés syriens dans les écoles publiques libanaises. (Reuters)
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Publié le Mercredi 11 janvier 2023

L’enseignement suspendu pour les réfugiés syriens dans les écoles publiques du Liban

  • La décision de mettre fin à l’enseignement pour les élèves syriens a été annoncée par Imad Achkar, directeur général de l’éducation
  • «Nous souffrons depuis trois ans à cause des fausses promesses et des avantages si faibles», déclare Ali al-Dehni, professeur de lycée

BEYROUTH: Le ministère de l’Éducation a décidé mardi de suspendre les cours qui ont lieu l’après-midi pour les réfugiés syriens dans les écoles publiques du Liban après que les enseignants ont mis fin aux cours du matin que suivaient les élèves libanais dans ces établissements.

Albert Chamoun, conseiller au sein du ministère, déclare à Arab News que la décision a été prise «parce que l’autorité administrative et éducative ne peut pas suspendre les cours du matin qui sont suivis par les étudiants libanais tout en maintenant les horaires de l’après-midi pour les réfugiés syriens».

«Les pays donateurs ne paieront pas les salaires des enseignants. Le ministère avait obtenu des incitations en dollars l’année dernière pour les enseignants grâce à des comptes précédents, mais il n’a pas réussi à en obtenir cette année», ajoute-t-il.

«Les enseignants ont rejeté la proposition du ministre de l’Éducation de recevoir 5 dollars (1 dollar = 0,93 euro) pour chaque journée de travail, ce qui reviendrait à 70 dollars par mois, mais ils font pression pour recevoir 100 dollars. C’est pour cette raison que la situation actuelle est désastreuse.»

La décision de mettre fin à l’enseignement pour les élèves syriens a été annoncée par Imad Achkar, directeur général de l’éducation, qui soutient qu’«elle a été prise conformément au principe d’égalité».

Ce dernier précise: «Nous accueillons tout le monde et nos cœurs sont ouverts à tous, mais il est inacceptable que des enfants non libanais reçoivent une éducation alors que nos enfants libanais en sont privés.»

«Par conséquent, nous annonçons la suspension des cours de l’après-midi pour les non-Libanais en attendant une solution au problème des cours du matin.»

Les administrateurs et les enseignants des élèves syriens reçoivent leurs salaires en dollars des donateurs selon des accords préalables.

Les enseignants des écoles publiques ont organisé des manifestations à travers le Liban lundi dernier. Des centaines d’enseignants ont abandonné les cours après leur arrivée à l’école et ils ont signé le registre de présence.

Ils ont organisé des sit-in dans les cours d’école, malgré les pressions exercées par les partis politiques, dont le Hezbollah, pour qu’ils travaillent.

Les enseignants ont également fait fi des recommandations de leurs syndicats et ils ont décidé de manifester dans les rues contre leurs conditions de travail.

«Nous souffrons depuis trois ans à cause des fausses promesses et des avantages si faibles», déclare Ali al-Dehni, professeur de lycée.

«L’enseignement est une bataille difficile et nous dépensons notre propre argent pour nous procurer du carburant afin que nous puissions nous rendre dans les écoles et remplir notre devoir d’éducation.»

Pendant ce temps, le ministre de la Santé par intérim, Firass Abiad, annonce que «les subventions ont été complètement levées sur le lait infantile, faute d’un plan capable de contrôler la contrebande et la vente sur le marché».

M. Abiad affirme que «la quantité subventionnée est suffisante pour deux pays et nous achetons probablement une quantité suffisante pour les deux», faisant clairement allusion à la question de la contrebande en Syrie.

Le lait infantile était le seul type de lait toujours subventionné.

Joe Salloum, président de l’ordre des pharmaciens, déclare que le lait manque dans les pharmacies depuis une semaine et qu’il est disponible sur le marché noir.

Par ailleurs, des dizaines de proches des victimes de l’explosion du port de Beyrouth se sont rassemblés devant le Palais de justice pour protester contre le blocage de l’enquête.

L’enquête sur le crime, qui a eu lieu il y a plus de deux ans, a en effet été suspendue pendant près de douze mois après les plaintes déposées contre le juge d’instruction Tarek Bitar.

Des échauffourées ont eu lieu entre les manifestants et les forces de sécurité déployées pour protéger le Palais de justice, faisant plusieurs blessés.

La manifestation coïncide avec le fait que des enquêteurs européens soient arrivés à Beyrouth pour interroger Riad Salamé, le gouverneur de la Banque centrale du Liban, et une réunion du Conseil supérieur de la magistrature destinée à demander la nomination de juges à la Cour de cassation.

«Nous en avons assez d’entendre des mots creux et d’attendre une solution. Les manifestations pacifiques ne sont plus utiles», soutient William Noun, porte-parole des familles touchées par l’explosion du port.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.