Les Houthis enlèvent un membre d'une tribu pour avoir critiqué la corruption

Des enfants assistent à une classe dans une tente d'un camp pour les personnes déplacées dans le district de Khokha, dans la province occidentale d’Al-Hodeïda, au Yémen (Photo, AFP/Archives).
Des enfants assistent à une classe dans une tente d'un camp pour les personnes déplacées dans le district de Khokha, dans la province occidentale d’Al-Hodeïda, au Yémen (Photo, AFP/Archives).
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Publié le Dimanche 15 janvier 2023

Les Houthis enlèvent un membre d'une tribu pour avoir critiqué la corruption

  • Mohammed Salah al-Houthi a accusé la milice de manquer à ses obligations envers le peuple yéménite
  • Ce groupe ne tolérerait pas la critique, affirme un analyste

AL-MUKALLÂ: Les Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont enlevé un membre fervent d’une tribu dans le cadre de leur attaque contre les influenceurs sur Internet et d'autres personnes qui accusent la milice de corruption et de laisser la population mourir de faim.

Les Houthis auraient enlevé Mohammed Salah al-Houthi chez lui, dans le quartier de Khawlan à Sanaa, quelques jours seulement après qu'il est apparu sur des enregistrements condamnant les chefs de la milice pour s'être enrichis et n'avoir pas lutté contre la pauvreté et la famine.

Le brigadier général Mohammed al-Kumaim, analyste militaire yéménite, a déclaré samedi à Arab News que les Houthis ont arrêté Al-Houthi ce week-end assiégeant sa maison à Dar al-Charef après qu'il a refusé de se rendre. Dans la fusillade qui a suivi, le commandant de l'opération, Abdel Hamed al-Houthi — le cousin de Mohammed Salah — a été tué.

Al-Kumaim a signalé que les Houthis n'ont organisé l'opération qu'après avoir obtenu un engagement signé par les membres des tribus locales, déclarant Al-Houthi hors-la-loi pour ses critiques.

«Nous avons dit depuis un certain temps que ce groupe ne tolérerait pas la critique. Ils vous emprisonneraient pour avoir prononcé les mots ‘J'ai faim’», a-t-il expliqué.

On connait peu de choses sur Al-Houthi, à part qu’il est un employé du gouvernement ayant acquis une certaine notoriété après être apparu dans plusieurs vidéos déclarant sa défection du groupe et dénonçant sa mauvaise gestion et son incapacité à soulager les souffrances de la population.

«Je proclame au monde entier ma défection de ce groupe terroriste nazi. Je ne suis pas honoré d'être en leur compagnie», a-t-il déclaré dans un clip.

«Je vous confirme que des enfants meurent de faim. Les gens se précipitent pour consommer de la nourriture dans les poubelles», a-t-il indiqué dans un autre clip.

Les Houthis ont intensifié leurs arrestations d'opposants, dont beaucoup d'influenceurs sur les médias sociaux qui critiquent la milice pour ne pas avoir payé les travailleurs de la fonction publique et lutté contre la corruption.

Quatre influenceurs de médias sociaux ont été jugés à Sanaa la semaine dernière, accusés par les Houthis de diffuser de fausses informations, d'inciter la population contre la milice et de ruiner l'image des dirigeants. 

Les quatre YouTubers, qui ont des millions de followers sur les médias sociaux et étaient auparavant connus pour leur soutien à la milice, ont été détenus à diverses occasions depuis la mi-décembre.

Al-Kumaim a affirmé que les Houthis avaient intensifié leurs attaques contre les influenceurs car ils les considéraient comme une menace pour leurs efforts visant à gagner le cœur et l'esprit de millions de Yéménites.

«Ces voix, comme celle d'Al-Mumari, ont d'abord exposé au public que les Houthis sont une bande de criminels frauduleux, puis ont agité la rue contre eux.» 

«Ces individus réfutent leur affirmation selon laquelle ils sont une organisation décente qui adhère au Coran, aux principes et à la moralité», a soutenu Al-Kumaim, en faisant référence au YouTuber yéménite qui a été enlevé par les Houthis à la fin du mois dernier.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.