Chine: croissance attendue parmi les plus faibles depuis 40 ans

Cette photo prise le 13 janvier 2023 montre une vue aérienne de grues et de conteneurs d'expédition au port de Lianyungang, dans la province chinoise du Jiangsu (est). (AFP).
Cette photo prise le 13 janvier 2023 montre une vue aérienne de grues et de conteneurs d'expédition au port de Lianyungang, dans la province chinoise du Jiangsu (est). (AFP).
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Publié le Dimanche 15 janvier 2023

Chine: croissance attendue parmi les plus faibles depuis 40 ans

  • L'an dernier, le PIB de la Chine avait progressé de plus de 8%. Pékin s'était fixé pour 2022 une croissance d'environ 5,5%
  • Mais cet objectif a été mis à mal par la stricte politique sanitaire dite du «zéro Covid», qui a été durant l'essentiel de l'année un frein à l'activité et à la consommation

PEKIN : La Chine annoncera mardi sa croissance pour 2022, qui devrait être l'une des plus faibles en quatre décennies, en raison des crises sanitaire et immobilière qui pénalisent lourdement l'activité.

Un groupe de 10 experts interrogés par l'AFP table en moyenne sur une hausse de 2,7% sur un an du produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale.

Il s'agirait de son rythme le plus lent depuis la contraction de 1976 (-1,6%), si l'on exclut 2020, première année de la pandémie (+2,3%).

L'an dernier, le PIB de la Chine avait progressé de plus de 8%. Pékin s'était fixé pour 2022 une croissance d'environ 5,5%.

Mais cet objectif a été mis à mal par la stricte politique sanitaire dite du "zéro Covid", qui a été durant l'essentiel de l'année un frein à l'activité et à la consommation.

Cette stratégie coûteuse reposait sur des tests de dépistage généralisés et quasi obligatoires pour la population, ainsi que le placement en quarantaine des personnes testées positives.

Ces mesures entraînaient fréquemment la fermeture d'usines et d'entreprises, ce qui a pesé sur l'activité, les déplacements et les chaînes d'approvisionnement, mais aussi découragé la consommation.

Face à l'exaspération de la population, la Chine a levé en décembre sans préavis ces restrictions. L'activité peine malgré tout à redémarrer depuis, en raison d'une explosion du nombre de malades du Covid.

Moteurs en panne

La Chine dévoilera également mardi son chiffre de la croissance pour le dernier trimestre 2022, avec une série d'autres indicateurs.

Il sera "à n'en pas douter" inférieur à celui du troisième trimestre (+3,9%) en raison de la "propagation rapide du virus" en décembre, après la levée des restrictions sanitaires, prévient Teeuwe Mevissen, analyste chez RaboBank.

D'autant que les "trois moteurs de l'économie chinoise" étaient à la peine au quatrième trimestre, souligne à l'AFP l'économiste Zhang Ming, de l'Académie chinoise des sciences sociales à Pékin.

Les exportations de la Chine ont connu en décembre leur plus gros plongeon depuis le début de la pandémie (-9,9% sur un an), tandis que la consommation a été dans le rouge en novembre et les investissements se sont tassés.

Par ailleurs, "les problèmes de l'immobilier continuent de peser sur la croissance", souligne M. Mevissen.

Ce secteur, qui représente avec la construction plus du quart du PIB du pays, est en souffrance depuis des mesures adoptées par Pékin en 2020 pour réduire l'endettement.

Ce durcissement réglementaire avait marqué le début des soucis financiers d'Evergrande, l'ex numéro un chinois de l'immobilier aujourd'hui étranglé par une ardoise abyssale.

Les ventes immobilières s'affichent depuis en repli dans de nombreuses villes et beaucoup de promoteurs luttent pour leur survie.

«Le pire est derrière»

Pour relancer un secteur essentiel de l'économie, le pouvoir semble adopter ces dernières semaines une approche plus conciliante. Des mesures de soutien au crédit pour les promoteurs ont notamment été annoncées.

Après trois ans de restrictions sanitaires, "la réouverture en Chine est en cours", relève l'analyste Jing Liu, de la banque HSBC.

"Mais cette phase de transition sera tortueuse" avec un risque de nouveaux rebonds épidémiques, prévient Mme Liu, n'excluant pas "à court terme" un nouveau ralentissement de la croissance.

"2023 sera l'année du retour aux certitudes" après des confinements inopinés durant l'épidémie qui ont déstabilisé l'économie, estime l'économiste indépendant Larry Yang.

Cette année, la Chine devrait voir son PIB rebondir à 4,3%, selon des prévisions de la Banque mondiale toutefois revues à la baisse le mois dernier.

Le groupe d'experts interrogés par l'AFP table pour sa part sur 5%.

Désormais, "le pire est derrière" nous, veut croire M. Yang.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.