Maroc et Israël veulent élargir leur coopération dans la «guerre électronique»

Le chef d'état-major de l'armée marocaine, le général de corps d'armée Belkhir el-Farouk (à gauche), assiste à la conférence internationale sur l'innovation militaire à la base du centre d'entraînement à la guerre urbaine de Tze'elim (UWTC), dans le sud d'Israël, le 15 septembre 2022. (Photo, AFP).
Le chef d'état-major de l'armée marocaine, le général de corps d'armée Belkhir el-Farouk (à gauche), assiste à la conférence internationale sur l'innovation militaire à la base du centre d'entraînement à la guerre urbaine de Tze'elim (UWTC), dans le sud d'Israël, le 15 septembre 2022. (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 18 janvier 2023

Maroc et Israël veulent élargir leur coopération dans la «guerre électronique»

  • Cette annonce fait suite à la première réunion du comité de suivi de la coopération de défense maroco-israélienne
  • Sa visite historique avait été suivie en juillet par celle de l'ex-patron de l'armée Aviv Kochavi

RABAT: Le Maroc et Israël ont convenu de renforcer leur coopération militaire en l'élargissant au renseignement et à la cybersécurité, lors d'une réunion bilatérale de défense mardi à Rabat, selon l'armée marocaine.

Les deux pays "se sont accordés à renforcer davantage cette coopération et à l'élargir à d'autres domaines, notamment le renseignement, la défense aérienne et la guerre électronique", a indiqué l'état-major des Forces armées royales (FAR) dans un communiqué.

Cette annonce fait suite à la première réunion du comité de suivi de la coopération de défense maroco-israélienne qui s'est déroulée lundi et mardi dans la capitale marocaine, dans le cadre du rapprochement militaire entre les deux pays.

La rencontre a été coprésidée par l'inspecteur général des FAR, Belkhir El Farouk, et le directeur du bureau des affaires politico-militaires du ministère de la Défense israélien, Dror Shalom.

Les deux parties ont également examiné différents volets de leur coopération, dont "la logistique, la formation et les entraînements ainsi que l'acquisition et la modernisation des équipements", détaille le communiqué.

Une coopération "porteuse d'intérêts mutuels et basée sur la confiance et le soutien réciproque", s'est félicité Belkhir El Farouk, le numéro deux de l'armée marocaine.

En novembre 2021, l'ex-ministre israélien de la Défense Benny Gantz avait signé à Rabat un protocole d'accord encadrant les relations sécuritaires avec le Maroc.

Sa visite historique avait été suivie en juillet par celle de l'ex-patron de l'armée Aviv Kochavi, la première par un chef d'état-major d'Israël dans le royaume chérifien.

Le rapprochement entre le Maroc et Israël s'est accéléré depuis la normalisation diplomatique opérée en décembre 2020 dans le cadre des accords d'Abraham, un processus entre l'Etat hébreu et plusieurs pays arabes, soutenu par Washington.

Ce rapprochement est vu d'un mauvais œil par l'Algérie voisine, un fervent soutien des Palestiniens, exacerbant les tensions déjà vives entre les deux pays en raison de profonds désaccords au sujet du Sahara occidental.

Un conflit au Sahara occidental oppose le Maroc, qui contrôle 80% du territoire, aux indépendantistes du front Polisario soutenus par l'Algérie.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.