Le sommet du G20 préparera le terrain pour la reprise mondiale post Covid-19

Projection lors du sommet virtuel du G20 à Riyad (Photo, Fayez NURELDINE/AFP).
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Publié le Samedi 21 novembre 2020

Le sommet du G20 préparera le terrain pour la reprise mondiale post Covid-19

  • « Le monde entier attend de voir quels sujets seront abordés lors du sommet et quand les activités économiques seront relancées »
  • Des photos individuelles des dirigeants du G20 réunis avec le roi Salman au centre

RIYAD : Le sommet de deux jours des dirigeants du G20, qui se tient à Riyad sous la présidence de l'Arabie saoudite, devrait jeter les bases d'une reprise plus inclusive, plus résistante et plus durable, de la crise du coronavirus (Covid-19).

Ce sommet de haut niveau réunit les plus grandes économies du monde, qui représentent environ 85 % du PIB mondial, dans le but de traiter des problèmes mondiaux d'ordre socio-économique les plus complexes.

Les pays membres assument en alternance la présidence du G20, et c'est le Royaume qui tient les rênes cette année pour la première fois. En général, chaque présidence est clôturée chaque année par le sommet des dirigeants du G20, un rassemblement puissant de chefs d'État qui a eu lieu pour la première fois en 2008. La présidence de cette année a choisi comme thème « Réaliser les opportunités du 21e  siècle pour tous ».

Le Dr Majid ben Abdullah Al-Qasabi, ministre saoudien du Commerce et ministre des Médias par intérim, a déclaré qu'en raison de la pandémie de Covid-19, le sommet de 2020 est devenu une réunion où toutes les nations sont représentées.

G20 FAITS MARQUANTS

Le G20 est constitué de 19 pays, ainsi que de l'UE.

Les États membres sont l'Afrique du Sud, l'Allemagne, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les États-Unis, la France, l'Inde, l'Indonésie, l'Italie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni, la Russie et la Turquie.

En 2020, les pays invités sont l'Espagne, la Jordanie, Singapour et la Suisse.

Lors d'une conférence de presse, le ministre a déclaré que « le monde entier attend de voir quels sujets seront abordés lors du sommet et quand les activités économiques seront relancées».

Par ailleurs, il a rappelé que l'Arabie Saoudite était le seul pays arabe membre du G20 et a ajouté que « le Royaume a inscrit son nom sur la carte des pays les plus influents du monde ».

Selon le sherpa saoudien du G20, le Dr Fahad Al-Mubarak, le sommet du G20 sera différent cette année et comptera parmi les sommets les plus importants à ce jour; « dans la mesure où cette année a été chargée d'événements et de réalisations, nous espérons donc que la réunion sera fructueuse ».

Il a souligné que plus de 100 réunions ont réussi à rassembler les députés et les ministres, en dépit de circonstances exceptionnelles. « Nous n'avons pas laissé la Covid-19 nous empêcher d'exécuter tous les points de l'ordre du jour que nous avions prévus et annoncés le 1er décembre. Nous sommes donc parvenus à les exécuter dans tous les secteurs, de la finance au commerce, et du tourisme au numérique.

« Nous avons été capables d'exécuter un programme complet ainsi que de nouvelles politiques et initiatives d'action pour combattre les effets de la Covid-19 », a-t-il ajouté.

Selon le Dr Al-Mubarak, les initiatives les plus importantes à discuter et à approuver lors du sommet sont divisées en deux volets.

« Le premier volet porte sur la mise en œuvre des résolutions et des engagements pris par les pays lors du sommet tenu en mars dernier au sujet des vaccins, et qui a été présidé par le roi Salman. Il traite également de la pandémie de Covid-19, mais aussi de toute autre pandémie éventuelle, des moyens de mieux se préparer à y faire face et de réduire ses conséquences économiques et sanitaires sur la vie des populations ».

« Le programme de la présidence du G20 a également maintenu la mise en œuvre des programmes de base tout en intégrant des thèmes visant à renforcer le système de santé et l'éducation dans les pays. En outre, des initiatives ont été lancées dans les secteurs du tourisme et des transports, que la pandémie Covid-19 a le plus affectés cette année », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Manche: accord Royaume-Uni/France pour freiner l'immigration clandestine

La ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel s'est félicitée de l'accord en déclarant qu'il permettrait aux deux pays de « partager la mission de rendre impossibles les traversées de la Manche » (Photo, AFP)
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  • L'accord prévoit le doublement des patrouilles françaises à partir du 1er décembre
  • En septembre, les autorités françaises ont précisé avoir intercepté plus de 1.300 personnes qui tentaient de rejoindre le Royaume-Uni

LONDRES : Des patrouilles supplémentaires et des nouveaux moyens technologiques seront déployés le long des plages françaises dans le cadre d'un nouvel accord entre Paris et Londres visant à mettre un terme à l'immigration clandestine par la Manche, a annoncé samedi la ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel.

L'accord prévoit le doublement des patrouilles françaises à partir du 1er décembre, qui seront appuyées de drones et de radars permettant de repérer ceux qui tentent la traversée, a-t-elle déclaré sur la chaîne britannique BBC.

Mme Patel s'est félicitée de l'accord en déclarant qu'il permettrait aux deux pays de « partager la mission de rendre impossibles les traversées de la Manche ».

Ces derniers mois, de plus en plus de migrants ont tenté de rejoindre la Grande-Bretagne par cette voie dangereuse et très fréquentée. Quatre décès ont été recensés en 2019, et sept depuis le début de l'année.

Le dossier a été source de tension, le Royaume-Uni accusant la France de ne pas s'impliquer suffisamment pour empêcher les traversées.

En septembre, les autorités françaises ont précisé avoir intercepté plus de 1.300 personnes qui tentaient de rejoindre le Royaume-Uni, dont une poignée avaient essayé de traverser la Manche à la nage sur une trentaine de kilomètres.

Entre le 1er janvier et le 31 août, environ 6.200 migrants avaient tenté leur chance, à l'aide de canots pneumatiques, de paddles, kayaks, voire de gilets de sauvetage.

Le nord de la France attire depuis longtemps les candidats à l'immigration clandestine vers la Grande-Bretagne, à bord d'embarcations ou de l'un des dizaines de milliers de véhicules traversant quotidiennement la Manche sur des ferries et des trains.


Présidentielle: nouvel échec pour Trump devant un tribunal de Pennsylvanie

Le président américain Donald Trump à l'aéroport international de Harrisburg à Middletown, en Pennsylvanie, le 26 septembre 2020 (Photo, AFP)
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  • Le président élu Joe Biden a remporté la victoire en Pennsylvanie avec une différence de 81.000 voix
  • Le président américain continue néanmoins de rejeter sans preuves la victoire de Joe Biden

WASHINGTON : La Cour suprême de l'Etat de Pennsylvanie a rejeté samedi une nouvelle plainte de la campagne de Donald Trump dénonçant des irrégularités lors du scrutin présidentiel, réduisant ainsi presqu'à néant la possibilité d'une modification des résultats.

La plainte déposée par les républicains réclamait soit l'invalidation des votes par la poste, soit l'annulation de l'ensemble du vote pour laisser aux législateurs de l'Etat le choix de décider du vainqueur.

Le président élu Joe Biden a remporté la victoire en Pennsylvanie avec une différence de 81.000 voix. 

La cour a rejeté ces deux demandes, qualifiant la deuxième de « surprenante » et estimant qu'elle visait à « déposséder de leurs votes les 6,9 millions de personnes ayant voté en Pennsylvanie ».

La plainte contestait aussi la loi adoptée en 2019 instaurant le vote par correspondance en Pennsylvanie, affirmant qu'elle était anticonstitutionnelle.

Dans leur verdict, les juges ont fait valoir que la contestation de cette loi intervenait trop tard, soit plus d'un an après son adoption, et à un moment où le résultat de l'élection « devenait selon toute apparence évident ».

La Pennsylvanie a certifié la victoire de Joe Biden le 24 novembre, mais cette dernière plainte visait également à contester cette décision.

Vendredi, une cour d'appel avait rejeté une autre plainte de la campagne Trump affirmant que l'élection n'avait pas été équitable, et a refusé de bloquer la certification de la victoire de Joe Biden toujours en Pennsylvanie.

La campagne de Donald Trump a essuyé une vingtaine de défaites judiciaires dans tout le pays.

Jeudi, le président sortant a dit qu'il quitterait « bien sûr » la Maison Blanche si la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle était officiellement confirmée, tout en répétant qu'il pourrait ne pas reconnaître sa propre défaite.

Le président américain continue néanmoins de rejeter sans preuves la victoire de Joe Biden.


Nicola Sturgeon n'a «jamais été aussi certain » de réaliser l'indépendance de l'Ecosse

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a affirmé samedi qu'elle « n'a jamais été aussi certaine » que la province britannique allait obtenir son indépendance (Photo, AFP)
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  • Même si « notre objectif principal doit rester l'élimination du Covid-19 de notre territoire, l’Ecosse doit se tenir prête pour ce qui vient après »
  • Un tel scrutin a déjà été organisé en 2014 et les Ecossais ont voté à 55% pour rester au sein du Royaume-Uni

GLASGOW : La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a affirmé samedi qu'elle « n'a jamais été aussi certaine » que la province britannique allait obtenir son indépendance, au moment où le Brexit s'apprête à devenir réalité au 1er janvier. 

« L'Ecosse est désormais une nation sur le point d'entrer dans l'histoire. L'indépendance est clairement en vue: avec un objectif commun, de l'humilité et beaucoup de travail, je n'ai jamais été aussi certaine que nous la réaliserons », a déclaré Mme Sturgeon à l'ouverture du congrès - virtuel à cause du nouveau coronavirus - du Parti indépendantiste écossais (SNP), qu'elle dirige.

Même si « notre objectif principal doit rester l'élimination du Covid-19 de notre territoire, l’Ecosse doit se tenir prête pour ce qui vient après », a-t-elle ajouté depuis son domicile à Glasgow.  

Les velléités d'indépendance reviennent en force après la gestion très critiquée de l'épidémie de nouveau coronavirus par Londres. 

C'est désormais une « opinion soutenue et majoritaire dans l'opinion publique », selon la dirigeante indépendantiste, qu'un sondage réalisé début octobre par Ipsos Mori créditait d'un « très fort » soutien du public, satisfait à 72% de sa gestion de la pandémie. 

Sa formation apparaît donc en position de force à l'approche des élections locales de mai prochain. Le SNP pourrait rafler de nombreux sièges au parlement décentralisé d'Holyrood, chargé de prendre ses propres décisions en matière d'éducation, de santé et de transport. 

Mme Sturgeon avait promis en septembre de fixer avant ce scrutin les termes et la date d'un second référendum sur l'indépendance de la province britannique, malgré le refus de Londres. 

Un tel scrutin a déjà été organisé en 2014 et les Ecossais ont voté à 55% pour rester au sein du Royaume-Uni. Depuis, le Premier ministre britannique Boris Johnson a exclu à plusieurs reprises de permettre à l'Ecosse d'organiser un nouveau référendum, arguant qu'il s'agissait d'un vote qui arrivait « une fois par génération ». 

Mais Nicola Sturgeon fait valoir que le Brexit a changé la donne pour les Ecossais. La province britannique a en effet massivement voté en 2016 contre la sortie de l'Union européenne.

Entré officiellement en vigueur le 31 janvier dernier, le Brexit va devenir réalité au 1er janvier, à l'issue de la période de transition. Alors que l'échéance approche, Londres et Bruxelles poursuivent leurs négociations pour tenter de conclure un accord de libre-échange malgré de persistantes divergences. 

« Le peuple écossais a le droit de choisir son avenir », a déclaré la Première ministre écossaise. « La question qui se pose à tous pour les élections de mai est la suivante: qui devrait prendre les décisions qui façonnent notre avenir ? » 

Elle a enjoint à ses troupes de « démontrer avec sang-froid et patience que l’Ecosse est prête à prendre sa place dans la grande famille des nations indépendantes ».