Plusieurs explosions entendues dans le centre de Kaboul, 8 morts

Une série de fortes explosions ont secoué le centre de Kaboul samedi, y compris plusieurs ayant retenti de façon rapprochée à la manière de roquettes. (AFP).
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Publié le Samedi 21 novembre 2020

Plusieurs explosions entendues dans le centre de Kaboul, 8 morts

  • Les explosions surviennent avant les rencontres prévues samedi à Doha, capitale du Qatar, entre le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo et les négociateurs des talibans et du gouvernement afghan, qu'il doit voir séparément
  • Au moins trois morts ont été signalés et les explosions se sont produites dans des zones densément peuplées de la capitale afghane, notamment à proximité de la Zone verte centrale et dans un quartier du nord

Au moins huit personnes ont été tuées samedi par des roquettes qui se sont abattues sur le centre de Kaboul, près de la Zone verte où se trouvent ambassades et compagnies internationales, ont indiqué des sources gouvernementales.

"Vers 8h40 ce matin, les terroristes ont tiré 23 roquettes sur la ville de Kaboul. Selon les informations initiales, huit personnes ont été tuées et 31 autres blessées", a déclaré le porte-parole du ministre de l'Interieur Tariq Arian.

Le porte-parole de la police de la capitale afghane, Ferdaws Faramarz, a confirmé ces détails et ce bilan.

Les explosions se sont produites dans des zones densément peuplées, notamment à proximité de la Zone verte centrale et dans un quartier du nord. 

L'une des roquettes a également atteri sur le centre médical Sana, un hôpital de la capitale.

"Le choc a brisé des fenêtres et tables, et endommagé le mur. J'ai appelé au secours (...) pour évacuer les enfants qui se trouvaient dans l'hôpital", a raconté à l'AFP Mariam Rahimi, 26 ans, une infirmière présente lors de l'explosion. 

"J'ai été propulsée contre le mur par le choc. J'ai encore peur et mal à la tête", a-t-elle ajouté. 

L'ambassade iranienne a annoncé sur Twitter que son bâtiment principal avait été endommagé par les fragments de roquette, mais qu'aucun de ses employés n'a été blessé. 

Aucune revendication n'a pour l'heure été émise, mais des responsables du gouvernement afghan ont accusé les talibans.

Zabihullah Mujahid, porte-parole des insurgés, a cependant déclaré que l'attaque n'avait "rien à voir" avec le groupe.

"Nous ne tirons pas à l'aveugle sur des lieux publics", a-t-il ajouté.

Ross Wilson, le chargé d'affaires américain à Kaboul, a quant à lui condamné l'attaque sur Twitter.

"Les Etats-Unis vont continuer à travailler avec nos partenaires afghans pour éviter ce type d'attaques", a-t-il écrit. 

Des alarmes ont retenti du côté des ambassades et des entreprises dans et autour de la Zone verte, un quartier fortifié qui abrite des dizaines de compagnies internationales et leurs employés.

Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs déclaré que deux petites explosions de "bombe collante" avaient été signalées plus tôt samedi matin, dont une qui a frappé une voiture de police, tuant un policier et en blessant trois autres.

L'attaque survient avant les rencontres prévues samedi à Doha, capitale du Qatar, entre le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo et les négociateurs des talibans et du gouvernement afghan, qu'il doit voir séparément.

Une vague de violence secoue l'Afghanistan depuis des mois.

Retrait américain 

Les talibans se sont engagés à ne pas attaquer les zones urbaines aux termes d'un accord de retrait de l'armée américaine, mais les autorités de Kaboul ont accusé les insurgés ou leurs épigones d'autres attaques récentes dans la capitale.

Plus tôt dans la semaine, le Pentagone a annoncé le retrait prochain de quelque 2.000 soldats d'Afghanistan, accélérant ainsi le calendrier établi lors d'un accord signé en février à Doha entre Washington et les talibans qui entérinait le retrait complet des troupes à la mi-2021.

Le président Donald Trump a promis à plusieurs reprises de mettre fin aux "guerres sans fin", y compris en Afghanistan, la plus longue intervention de l'histoire américaine, lancée après les attentats du 11 septembre 2001.

Le président élu Joe Biden, sur un rare terrain d'entente avec Donald Trump, souhaite également mettre fin à la guerre en Afghanistan.

Les négociateurs des talibans et du gouvernement afghan ont lancé des pourparlers de paix à la mi-septembre, au Qatar, mais les progrès ont été lents.

Des responsables ont toutefois déclaré à l'AFP vendredi qu'une percée devrait être annoncée dans les prochains jours.

Au cours des six derniers mois, les talibans ont mené 53 attentats-suicides et déclenché 1.250 explosions, qui ont fait 1.210 morts et 2.500 blessés parmi les civils, a déclaré cette semaine le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Tariq Arian.


Manche: accord Royaume-Uni/France pour freiner l'immigration clandestine

La ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel s'est félicitée de l'accord en déclarant qu'il permettrait aux deux pays de « partager la mission de rendre impossibles les traversées de la Manche » (Photo, AFP)
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  • L'accord prévoit le doublement des patrouilles françaises à partir du 1er décembre
  • En septembre, les autorités françaises ont précisé avoir intercepté plus de 1.300 personnes qui tentaient de rejoindre le Royaume-Uni

LONDRES : Des patrouilles supplémentaires et des nouveaux moyens technologiques seront déployés le long des plages françaises dans le cadre d'un nouvel accord entre Paris et Londres visant à mettre un terme à l'immigration clandestine par la Manche, a annoncé samedi la ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel.

L'accord prévoit le doublement des patrouilles françaises à partir du 1er décembre, qui seront appuyées de drones et de radars permettant de repérer ceux qui tentent la traversée, a-t-elle déclaré sur la chaîne britannique BBC.

Mme Patel s'est félicitée de l'accord en déclarant qu'il permettrait aux deux pays de « partager la mission de rendre impossibles les traversées de la Manche ».

Ces derniers mois, de plus en plus de migrants ont tenté de rejoindre la Grande-Bretagne par cette voie dangereuse et très fréquentée. Quatre décès ont été recensés en 2019, et sept depuis le début de l'année.

Le dossier a été source de tension, le Royaume-Uni accusant la France de ne pas s'impliquer suffisamment pour empêcher les traversées.

En septembre, les autorités françaises ont précisé avoir intercepté plus de 1.300 personnes qui tentaient de rejoindre le Royaume-Uni, dont une poignée avaient essayé de traverser la Manche à la nage sur une trentaine de kilomètres.

Entre le 1er janvier et le 31 août, environ 6.200 migrants avaient tenté leur chance, à l'aide de canots pneumatiques, de paddles, kayaks, voire de gilets de sauvetage.

Le nord de la France attire depuis longtemps les candidats à l'immigration clandestine vers la Grande-Bretagne, à bord d'embarcations ou de l'un des dizaines de milliers de véhicules traversant quotidiennement la Manche sur des ferries et des trains.


Présidentielle: nouvel échec pour Trump devant un tribunal de Pennsylvanie

Le président américain Donald Trump à l'aéroport international de Harrisburg à Middletown, en Pennsylvanie, le 26 septembre 2020 (Photo, AFP)
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  • Le président élu Joe Biden a remporté la victoire en Pennsylvanie avec une différence de 81.000 voix
  • Le président américain continue néanmoins de rejeter sans preuves la victoire de Joe Biden

WASHINGTON : La Cour suprême de l'Etat de Pennsylvanie a rejeté samedi une nouvelle plainte de la campagne de Donald Trump dénonçant des irrégularités lors du scrutin présidentiel, réduisant ainsi presqu'à néant la possibilité d'une modification des résultats.

La plainte déposée par les républicains réclamait soit l'invalidation des votes par la poste, soit l'annulation de l'ensemble du vote pour laisser aux législateurs de l'Etat le choix de décider du vainqueur.

Le président élu Joe Biden a remporté la victoire en Pennsylvanie avec une différence de 81.000 voix. 

La cour a rejeté ces deux demandes, qualifiant la deuxième de « surprenante » et estimant qu'elle visait à « déposséder de leurs votes les 6,9 millions de personnes ayant voté en Pennsylvanie ».

La plainte contestait aussi la loi adoptée en 2019 instaurant le vote par correspondance en Pennsylvanie, affirmant qu'elle était anticonstitutionnelle.

Dans leur verdict, les juges ont fait valoir que la contestation de cette loi intervenait trop tard, soit plus d'un an après son adoption, et à un moment où le résultat de l'élection « devenait selon toute apparence évident ».

La Pennsylvanie a certifié la victoire de Joe Biden le 24 novembre, mais cette dernière plainte visait également à contester cette décision.

Vendredi, une cour d'appel avait rejeté une autre plainte de la campagne Trump affirmant que l'élection n'avait pas été équitable, et a refusé de bloquer la certification de la victoire de Joe Biden toujours en Pennsylvanie.

La campagne de Donald Trump a essuyé une vingtaine de défaites judiciaires dans tout le pays.

Jeudi, le président sortant a dit qu'il quitterait « bien sûr » la Maison Blanche si la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle était officiellement confirmée, tout en répétant qu'il pourrait ne pas reconnaître sa propre défaite.

Le président américain continue néanmoins de rejeter sans preuves la victoire de Joe Biden.


Nicola Sturgeon n'a «jamais été aussi certain » de réaliser l'indépendance de l'Ecosse

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a affirmé samedi qu'elle « n'a jamais été aussi certaine » que la province britannique allait obtenir son indépendance (Photo, AFP)
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  • Même si « notre objectif principal doit rester l'élimination du Covid-19 de notre territoire, l’Ecosse doit se tenir prête pour ce qui vient après »
  • Un tel scrutin a déjà été organisé en 2014 et les Ecossais ont voté à 55% pour rester au sein du Royaume-Uni

GLASGOW : La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a affirmé samedi qu'elle « n'a jamais été aussi certaine » que la province britannique allait obtenir son indépendance, au moment où le Brexit s'apprête à devenir réalité au 1er janvier. 

« L'Ecosse est désormais une nation sur le point d'entrer dans l'histoire. L'indépendance est clairement en vue: avec un objectif commun, de l'humilité et beaucoup de travail, je n'ai jamais été aussi certaine que nous la réaliserons », a déclaré Mme Sturgeon à l'ouverture du congrès - virtuel à cause du nouveau coronavirus - du Parti indépendantiste écossais (SNP), qu'elle dirige.

Même si « notre objectif principal doit rester l'élimination du Covid-19 de notre territoire, l’Ecosse doit se tenir prête pour ce qui vient après », a-t-elle ajouté depuis son domicile à Glasgow.  

Les velléités d'indépendance reviennent en force après la gestion très critiquée de l'épidémie de nouveau coronavirus par Londres. 

C'est désormais une « opinion soutenue et majoritaire dans l'opinion publique », selon la dirigeante indépendantiste, qu'un sondage réalisé début octobre par Ipsos Mori créditait d'un « très fort » soutien du public, satisfait à 72% de sa gestion de la pandémie. 

Sa formation apparaît donc en position de force à l'approche des élections locales de mai prochain. Le SNP pourrait rafler de nombreux sièges au parlement décentralisé d'Holyrood, chargé de prendre ses propres décisions en matière d'éducation, de santé et de transport. 

Mme Sturgeon avait promis en septembre de fixer avant ce scrutin les termes et la date d'un second référendum sur l'indépendance de la province britannique, malgré le refus de Londres. 

Un tel scrutin a déjà été organisé en 2014 et les Ecossais ont voté à 55% pour rester au sein du Royaume-Uni. Depuis, le Premier ministre britannique Boris Johnson a exclu à plusieurs reprises de permettre à l'Ecosse d'organiser un nouveau référendum, arguant qu'il s'agissait d'un vote qui arrivait « une fois par génération ». 

Mais Nicola Sturgeon fait valoir que le Brexit a changé la donne pour les Ecossais. La province britannique a en effet massivement voté en 2016 contre la sortie de l'Union européenne.

Entré officiellement en vigueur le 31 janvier dernier, le Brexit va devenir réalité au 1er janvier, à l'issue de la période de transition. Alors que l'échéance approche, Londres et Bruxelles poursuivent leurs négociations pour tenter de conclure un accord de libre-échange malgré de persistantes divergences. 

« Le peuple écossais a le droit de choisir son avenir », a déclaré la Première ministre écossaise. « La question qui se pose à tous pour les élections de mai est la suivante: qui devrait prendre les décisions qui façonnent notre avenir ? » 

Elle a enjoint à ses troupes de « démontrer avec sang-froid et patience que l’Ecosse est prête à prendre sa place dans la grande famille des nations indépendantes ».