Davos: des progrès «extraordinaires» ont été réalisés dans le domaine de l’exploration spatiale

Le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher, lors du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse.. (Capture d'écran)
Le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher, lors du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse.. (Capture d'écran)
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Publié le Jeudi 19 janvier 2023

Davos: des progrès «extraordinaires» ont été réalisés dans le domaine de l’exploration spatiale

  • Le directeur de l’Agence spatiale européenne a indiqué que le télescope spatial James Webb permettait «de remonter aux origines mêmes de l’univers»
  • L’ESA envisage d’installer une nouvelle station spatiale en orbite autour de la Lune avant d’y atterrir

DUBAÏ: La technologie spatiale est utilisée pour explorer et expliquer la création de l’univers, a déclaré le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher, lors du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse.

Lors d’une table ronde sur la manière dont la technologie spatiale aide l’humanité à comprendre ses origines, M. Aschbacher a indiqué jeudi que le télescope spatial James Webb permettait par exemple «de remonter aux origines mêmes de l’univers».

«Nous ne pouvons pas nous rapprocher davantage de la découverte de la création de l’univers, ou de ce à quoi il ressemblait au tout début et, par conséquent, de la compréhension de nos origines», a-t-il ajouté.

M. Aschbacher a montré une image des «Piliers de la création», révélant de vastes colonnes de gaz et de poussières interstellaires dans une nébuleuse lointaine.

La photo, prise par la Nasa, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne (ASC) à l’aide du télescope spatial James Webb, montre que «l’espace est international et que les agences peuvent coopérer pour atteindre des objectifs communs», a-t-il souligné.

Selon M. Aschbacher, le financement record pour l’ESA montre que les ministres des gouvernements de l’Union européenne reconnaissent que l’exploration spatiale est une activité stratégique pour laquelle les investissements sont cruciaux.

Les programmes prévoient des voyages vers la Station spatiale internationale (ISS), où l’ESA coopère avec la Nasa et d’autres agences spatiales partenaires, ainsi que des missions vers la Lune et Mars.

Concernant l’exploration de la Lune, Matthias Maurer, un astronaute de l’ESA, a expliqué: «Nous avons besoin de fusées plus puissantes et d’une meilleure technologie.»

L’ESA envisage d’installer une nouvelle station spatiale en orbite autour de la Lune avant d’y atterrir, a-t-il mentionné.

La station spatiale, connue sous le nom de «Lunar Gateway», fournira également des informations sur les futurs voyages vers Mars.

«En théorie, il est possible de se rendre sur Mars aujourd’hui avec la technologie dont nous disposons», a-t-il affirmé. Toutefois, il sera important de «maîtriser la mission lunaire» avant d’atteindre la planète lointaine, a déclaré M. Maurer.

M. Aschbacher a expliqué qu’avec le futur Argonaut, également connu sous le nom de «camion spatial», les astronautes pourront transporter davantage d’équipements sur la Lune afin d’y établir une base.

«Le vaisseau spatial Argonaut peut transporter 1,5 tonne de masse sur la Lune, qui peut être constituée d’équipements, d’expériences, de générateurs d’énergie, en bref tout ce qui est nécessaire pour établir une base», a-t-il noté.

Argonaut devrait être prêt à être lancé à la fin de l’année 2030, a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.