Le Parlement libanais ne parvient pas à élire un président pour la 11e fois consécutive

Le Parlement libanais a échoué dans une onzième tentative d’élire un nouveau président. (Fichier/AFP)
Le Parlement libanais a échoué dans une onzième tentative d’élire un nouveau président. (Fichier/AFP)
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Publié le Jeudi 19 janvier 2023

Le Parlement libanais ne parvient pas à élire un président pour la 11e fois consécutive

  • Le député Michel Moawad a reçu le plus de voix, soit 34, et 37 députés ont déposé des bulletins blancs, selon l'Agence de presse libanaise
  • La livre libanaise a atteint jeudi un nouveau record de 50 000 livres pour un dollar, ont indiqué des changeurs à Reuters

BEYROUTH: Jeudi, le Parlement libanais n'a pas réussi à élire un nouveau président pour la onzième fois consécutive, prolongeant un vide institutionnel au milieu de l'une des pires crises économiques auxquelles le pays est confronté.

Le député Michel Moawad a reçu le plus de voix, soit 34, tandis que 37 députés déposaient des bulletins blancs, selon l'Agence de presse libanaise.

Issam Khalifé a obtenu sept voix, tandis que Ziad Baroud n'en a obtenu que deux et Edward Honein une seule.

Un gouvernement intérimaire est en fonction, après que l'ancien président Michel Aoun est arrivé fin octobre 2022 à la fin de son mandat, bloquant une série de réformes économiques visant à mettre fin aux dépenses inutiles, et à lutter contre la corruption endémique.

En avril 2022, les autorités libanaises ont conclu un accord de principe avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un plan de relance conditionné à une série de réformes économiques et de mesures anticorruption.

Cependant, l'organisation internationale a critiqué la lenteur des mesures du Liban pour répondre à ces demandes.

Par ailleurs, la livre libanaise a atteint jeudi un nouveau record de 50 000 livres pour un dollar américain, ont indiqué des changeurs à Reuters, avec pour conséquence une perte de valeur de plus de 95% depuis l'implosion du système financier du pays en 2019.

La livre a été alignée sur le dollar à un taux de 1 507 en 1993, ce qui a duré jusqu'en 2019, lorsque des décennies de dépenses démesurées, de mauvaise gestion et de corruption ont déclenché une crise financière.

Les banques libanaises à court de liquidités continuent d'imposer des limites strictes aux retraits de devises étrangères depuis octobre 2019, immobilisant l'épargne de millions de personnes.

Alors que l'économie continue de s'effondrer sans aucune réforme, certains déposants ont pris d'assaut les branches des banques et récupéré par la force leur épargne piégée.

(Avec agences)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.