Gabon: décès du chef de la diplomatie après un malaise cardiaque en Conseil des ministres

Michael Moussa Adamo, ministre des Affaires étrangères du Gabon, assiste à un débat ministériel du Conseil de sécurité de l'ONU sur la paix et la sécurité internationales, les conflits et la sécurité alimentaire au siège de l'ONU, le 19 mai 2022 (Photo, AFP).
Michael Moussa Adamo, ministre des Affaires étrangères du Gabon, assiste à un débat ministériel du Conseil de sécurité de l'ONU sur la paix et la sécurité internationales, les conflits et la sécurité alimentaire au siège de l'ONU, le 19 mai 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 20 janvier 2023

Gabon: décès du chef de la diplomatie après un malaise cardiaque en Conseil des ministres

  • Né le 10 janvier 1961 à Makokou, dans le nord-est, Michael Moussa Adamo a débuté sa carrière en 1981 comme présentateur à la télévision nationale
  • Le Gabon est entré dans une année électorale avec à l'été 2023 des élections présidentielle, législatives et locales

LIBREVILLE: Le chef de la diplomatie gabonaise, Michael Moussa Adamo, est décédé vendredi à Libreville des suites d'un malaise cardiaque alors qu'il attendait d'entrer en Conseil des ministres, ont annoncé le gouvernement et une source de la présidence à l'AFP.

Ce très proche du président Ali Bongo Ondimba depuis plus de 30 ans "a été victime d'un malaise cardiaque" et, "malgré les efforts des spécialistes", n'a pu être réanimé, selon un bref communiqué du gouvernement.

M. Moussa Adamo, 62 ans, "s'était assis dans salle d'attente" juste avant le début du Conseil des ministres, "en présence de certains de ses collègues du gouvernement, et a commencé à se sentir mal", a précisé à l'AFP une source proche du palais présidentiel.

Transporté d'urgence "inconscient" dans un hôpital militaire et placé en réanimation, il a succombé peu après midi, selon cette source qui a requis l'anonymat.

"Il était un très grand diplomate, un véritable homme d'Etat. Pour moi, il était d'abord un ami, loyal et fidèle, sur lequel j'ai toujours pu compter. C'est une perte immense pour le Gabon", a réagi sur Twitter le président Bongo.

Né le 10 janvier 1961 à Makokou, dans le nord-est, Michael Moussa Adamo a débuté sa carrière en 1981 comme présentateur à la télévision nationale.

Titulaire d'une maîtrise en relations internationales et communication à l’Université de Boston, il avait été nommé en 2000 directeur de cabinet du ministre de la Défense, l'actuel chef de l'Etat.

Lorsque ce dernier est élu président au décès de son père Omar Bongo Ondimba en 2009, après plus de 41 ans au pouvoir, M. Moussa Adamo devient pendant plusieurs années son conseiller spécial et confident au palais présidentiel.

Après 10 années comme ambassadeur du Gabon aux Etats-Unis (2011-2020), il devient ministre de la Défense en juillet 2020 puis des Affaires étrangères en mars 2022.

Michael Moussa Adamo venait d'être reconduit à son poste de chef de la diplomatie le 9 janvier quand M. Bongo a nommé un nouveau Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, dans un des fréquents remaniements ministériels survenus ces dernières années dans ce petit Etat d'Afrique centrale riche de son pétrole.

"L'équipe médicale du palais présidentiel l'a pris en charge immédiatement après son malaise, il a dû être transporté inconscient en ambulance à l'hôpital militaire Omar Bongo Ondimba où il a été placé en réanimation mais, malgré les efforts des spécialistes, le décès a été constaté à 12h12", a détaillé la source présidentielle.

Le Gabon est entré dans une année électorale avec à l'été 2023 des élections présidentielle, législatives et locales.

Ali Bongo, victime en octobre 2018 d'un AVC qui l'avait tenu de longs mois éloigné de la scène politique, n'a pas encore fait acte de candidature pour un troisième mandat mais cela ne fait guère de doute, son tout-puissant Parti Démocratique Gabonais (PDG) ayant annoncé à de nombreuses reprises qu'il était son "candidat naturel".


Territoires palestiniens occupés: la CIJ rendra un avis le 19 juillet

Des manifestants pro-palestiniens tiennent des pancartes alors qu’ils manifestent devant la Cour internationale de justice (CIJ) lors d’une audience sur la demande de cessez-le-feu de l’Afrique du Sud à Gaza, à La Haye, le 24 mai 2024 (AFP)
Des manifestants pro-palestiniens tiennent des pancartes alors qu’ils manifestent devant la Cour internationale de justice (CIJ) lors d’une audience sur la demande de cessez-le-feu de l’Afrique du Sud à Gaza, à La Haye, le 24 mai 2024 (AFP)
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  • La Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye, prononcera son "avis consultatif" 19 juillet à 15H00 (13H00 GMT), a-t-elle précisé dans un communiqué.
  • La plupart des intervenants ont appelé, lors d'audiences en février, à ce qu'Israël mette fin à l'occupation qui a suivi la guerre des Six Jours.

La HAYE : La plus haute juridiction de l'ONU a annoncé vendredi qu'elle rendrait dans une semaine un avis sur les conséquences légales de l'occupation de territoires palestiniens depuis 1967, une affaire sans précédent dans laquelle 52 pays ont été appelés à témoigner.

La Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye, prononcera son "avis consultatif" 19 juillet à 15H00 (13H00 GMT), a-t-elle précisé dans un communiqué. S'il n'est pas contraignant, il pourrait accroître la pression juridique internationale croissante sur Israël au regard de la guerre à Gaza.

Le conflit a commencé par une attaque du mouvement islamistes palestinien Hamas contre le sud d'Israël le 7 octobre dernier, qui a fait 1.195 morts, essentiellement civils, selon un bilan de l'AFP basé sur des chiffres israéliens.

En riposte à l'attaque du 7 octobre, Israël a promis de détruire le Hamas et lancé une offensive qui a fait jusqu'à présent 38.345 morts, en majorité des civils, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

Le 31 décembre 2022, l'Assemblée générale des Nations unies avait adopté une résolution demandant à la CIJ un "avis consultatif" sur les "conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d'Israël dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est".

La plupart des intervenants ont appelé, lors d'audiences en février, à ce qu'Israël mette fin à l'occupation qui a suivi la guerre des Six Jours.

Israël ne participe pas aux audiences mais a soumis une contribution écrite qualifiant les questions posées au tribunal de "préjudiciables" et "tendancieuses".

Ces audiences sont distinctes d'une affaire portée auprès de la CIJ par l'Afrique du Sud, qui accuse Israël de commettre des actes génocidaires à Gaza. En janvier, la cour a appelé Israël à prévenir tout éventuel acte de génocide dans ce petit territoire palestinien. En mai, elle a ordonné à Israël de stopper son offensive militaire à Rafah.


Le ministre japonais des Affaires étrangères évite de commenter les menaces israéliennes au Liban

Le ministre japonais des Affaires étrangères, Kamikawa Yoko, prend la parole lors d’une conférence de presse le 12 juillet 2024. (ANJ)
Le ministre japonais des Affaires étrangères, Kamikawa Yoko, prend la parole lors d’une conférence de presse le 12 juillet 2024. (ANJ)
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  • Nous avons fait pression sur Israël et le Hezbollah sur la nécessité d’éviter une nouvelle escalade », a déclaré Kamikawa
  • Le ministre Kamikawa a déclaré que le Japon « continuera de déployer des efforts diplomatiques constants et actifs »

TOKYO : Le ministre japonais des Affaires étrangères, Kamikawa Yoko, a refusé vendredi de répondre aux menaces d’Israël selon lesquelles le Liban pourrait voir une destruction comme celle observée à Gaza.

Lorsqu’on lui a demandé, lors d’une conférence de presse, si elle pensait qu’Israël pourrait ramener le Liban à l’âge de pierre — une menace proférée par le ministre de la Défense d’Israël —, Kamikawa a éludé la question en répondant : « Nous surveillons de près l’escalade des tensions entre Israël et le Hezbollah avec inquiétude. Nous avons exercé des pressions auprès d’Israël et du Hezbollah sur la nécessité d’éviter une nouvelle escalade du conflit dans la région. »

Le ministre Kamikawa a déclaré que le Japon « continuera de déployer des efforts diplomatiques constants et actifs » pour aider à réduire les tensions dans la région et à empêcher sa propagation dans la région.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Importante victoire pour l'ex-PM Khan : la Cour suprême du Pakistan décide que le parti est éligible pour les sièges réservés.

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  • Les 70 sièges réservés attribués aux partis de la coalition au pouvoir dirigée par le Premier ministre Sharif ont été refusés au PTI de M. Khan.
  • Selon la Cour suprême, le PTI était et reste un parti politique et peut prétendre à des sièges réservés aux femmes et aux minorités.

ISLAMABAD : La Cour suprême du Pakistan a rendu vendredi un verdict historique selon lequel le parti Pakistan Tehreek-e-Insaf de l'ancien Premier ministre emprisonné Imran Khan pouvait prétendre à des sièges réservés au Parlement, ce qui accroît la pression sur la fragile coalition au pouvoir du Premier ministre Shehbaz Sharif.

Bien que ces indépendants aient remporté le plus grand nombre de sièges (93), la commission électorale a décidé qu'ils n'obtiendraient pas leur part des 70 sièges réservés aux femmes et aux minorités, car ces sièges sont réservés aux partis politiques. Les sièges ont alors été attribués à d'autres partis, principalement ceux de la coalition au pouvoir de M. Sharif.

Les 70 sièges réservés au Pakistan - 60 pour les femmes et 10 pour les non-musulmans - sont attribués aux partis proportionnellement au nombre de sièges remportés lors des élections générales. Ces sièges complètent les 336 sièges de l'Assemblée nationale. La majorité simple au parlement pakistanais est de 169 sièges sur 336.

En mars, l'ECP et la Haute Cour de Peshawar, dans des décisions distinctes, ont déclaré que les indépendants n'étaient pas éligibles pour les sièges réservés, ce qui a porté un coup aux perspectives de gouvernement du PTI et s'est avéré être un revers majeur pour Khan, qui est en prison depuis le mois d'août dernier. Les verdicts ont ensuite été annulés par la Cour suprême qui, depuis le mois dernier, examine une série de pétitions sur la question.

Vendredi, la Cour suprême a annulé le verdict de la Haute Cour de Peshawar et a déclaré que l'ordre de l'ECP déclarant le PTI inéligible pour les sièges réservés était "ultra vires de la constitution, sans autorité légale et sans effet juridique".

"Le président de la Cour suprême, Qazi Faez Isa, a déclaré que le PTI aura droit aux sièges réservés aux femmes et aux ministères au Parlement, alors qu'il lisait le verdict concernant l'une des pétitions déposées par le bloc soutenu par le PTI, qui demandait à l'ECP de recalculer le nombre de sièges réservés auxquels le parti de M. Khan avait droit.

Syed Shibli Faraz, du PTI, actuellement chef de l'opposition au Sénat, a déclaré qu'il s'agissait d'un jour "historique" dans la politique pakistanaise.

"Je tiens à féliciter chaleureusement le public pakistanais et son leader Imran Khan", a déclaré M. Faraz à la presse après l'annonce de la décision de justice.

Sans les 70 sièges réservés, le gouvernement risque de perdre sa majorité des deux tiers à l'Assemblée nationale, sans laquelle il ne peut pas faire adopter d'amendements constitutionnels.

Le verdict renforce également la position politique des partisans de M. Khan, dont le cri de ralliement est que la commission électorale et le gouvernement intérimaire pro-militaire qui a supervisé les élections se sont livrés à des fraudes électorales pour le priver d'une victoire. L'ECP nie ces accusations.

"LE PTI ÉTAIT ET RESTE UN PARTI

Tous les candidats du PTI, le parti de M. Khan, ont été contraints de participer aux élections de février en tant qu'indépendants après que l'ECP a retiré au parti son symbole électoral, la batte de cricket, au motif qu'il n'avait pas organisé d'élections internes, une condition préalable à la participation de tout parti aux élections.

Après les élections, les candidats soutenus par le PTI ont été contraints d'adhérer au Sunni Ittehad Council (SIC) pour obtenir une part des 70 sièges réservés, les indépendants n'étant pas éligibles pour les sièges supplémentaires.

"Il est déclaré que le fait de ne pas refuser un symbole électoral n'affecte en rien le droit d'un parti politique à participer à une élection", indique l'ordonnance du tribunal dans l'une des pétitions du PTI, soutenue par huit juges et combattue par cinq des 13 membres de la cour plénière. "Le Pakistan Tehreek-i-Insaf (PTI) était et reste un parti.

L’ordre stipulait que les membres élus du PTI ne pouvaient pas être déclarés indépendants ou candidats du SIC et donnait au PTI 15 jours pour soumettre sa liste de candidats ayant droit à des sièges réservés à la commission électorale.

Lors d’une conférence de presse, le ministre des Affaires juridiques, Azam Nazeer Tarar, a déclaré que le gouvernement attendrait le jugement détaillé pour décider de sa ligne de conduite, mais a souligné que les pétitions avaient été déposées par la SIC, mais que la Cour avait donné un « redressement » au PTI, qui n’a pas déposé les moyens.

« Beaucoup de confusion et de questions sont nées de ce jugement », a-t-il déclaré aux journalistes. « On a créé une situation où il y a peu de clarté. »

Dans une déclaration envoyée aux médias, le PTI a déclaré que 86 candidats réélus soutenus par le PTI à l’Assemblée nationale et 107 à l’Assemblée du Pendjab, 91 à l’Assemblée de Khyber Pakhtunkhwa et 9 à l’Assemblée du Sindh « ont le droit d’être comptés aux fins de l’élection aux sièges réservés sur la base de la représentation proportionnelle. » Il est prévu que le PTI pourrait obtenir jusqu’à 23 sièges réservés après le jugement de vendredi.

Le PM Sharif a formé une coalition faible avec d’autres partis après que les élections générales du 8 février ont produit un parlement suspendu.

Les 79 sièges du parti PML-N de Sharif et les 54 sièges du PPP réunis forment une majorité simple au Parlement pour former un gouvernement au centre et sont également regroupés dans des partis plus petits de la coalition.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com