Foot: Dani Alves placé en détention provisoire pour agression sexuelle

Des fourgons de la police régionale catalane quittent le palais de justice de la Ciutat de la Justicia à Barcelone le 20 janvier 2023 (Photo, AFP).
Des fourgons de la police régionale catalane quittent le palais de justice de la Ciutat de la Justicia à Barcelone le 20 janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 21 janvier 2023

Foot: Dani Alves placé en détention provisoire pour agression sexuelle

  • Selon une source proche du dossier, la jeune femme accuse l'international brésilien de 39 ans de «viol»
  • Dans un message vidéo transmis à la chaîne espagnole Antena 3 et diffusé le 5 janvier, le joueur a nié catégoriquement les faits

BARCELONE: Une juge espagnole a ordonné vendredi le placement en détention provisoire du footballeur brésilien Dani Alves pour l'agression sexuelle présumée d'une jeune femme dans une discothèque de Barcelone fin décembre, des faits qu'il nie catégoriquement.

"Le tribunal d'instruction numéro 15 de Barcelone a entendu aujourd'hui le footballeur Dani Alves, accusé par une femme d'un délit présumé d'agression sexuelle pour des faits qui seraient intervenus dans une discothèque de Barcelone en décembre", a indiqué le Tribunal supérieur de justice de Catalogne dans un communiqué succinct.

"La magistrate a décidé le placement en détention provisoire" du joueur, comme l'avait demandé plus tôt le parquet, a ajouté l'instance.

Selon une source proche du dossier, la jeune femme accuse l'international brésilien de 39 ans de "viol", qualification pénale faisant partie des agressions sexuelles dans le code pénal espagnol. La jeune femme a réitéré ses accusations vendredi devant la magistrate, toujours selon cette source.

Les faits se seraient déroulés dans les toilettes d'une discothèque à la mode de Barcelone dans la nuit du 30 au 31 décembre, selon les médias.

Convoqué vendredi matin dans un commissariat de Barcelone, le footballeur avait été "placé en garde à vue" avant d'être transféré vers le tribunal de Barcelone pour être présenté devant cette juge, avait indiqué à l'AFP la police régionale catalane.

Le tribunal avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour agression sexuelle le 10 janvier, après le dépôt d'une plainte par la jeune femme huit jours plus tôt.

D'après la source proche du dossier, le placement en détention provisoire de Dani Alves a été décidé en raison du risque de "fuite" du joueur brésilien, et de l'absence de traité d'extradition entre le Brésil et l'Espagne.

Le joueur nie les faits

Dans un message vidéo transmis à la chaîne espagnole Antena 3 et diffusé le 5 janvier, le joueur a nié catégoriquement les faits.

"J'aimerais tout d'abord démentir. J'étais là, dans cet endroit, je passais une bonne soirée avec d'autres personnes, mais sans envahir l'espace des autres", avait-il affirmé. "Je ne sais pas qui est cette jeune femme, je ne la connais pas", avait-il encore assuré.

"Le 30, il est allé dîner avec ses amis, pour déconnecter un peu, il en avait bien besoin. Il est sorti danser et profiter de la musique comme il sait le faire. Et c'est tout. Il n'a rien fait de mal", a affirmé pour sa part son épouse espagnole, Joana Sanz, dans une interview diffusée le 9 janvier sur la même chaîne, qualifiant cette information de "sans queue ni tête".

Ex-joueur du FC Barcelone, de la Juventus et du Paris Saint-Germain, footballeur le plus titré au monde (43 trophées), Alves avait passé quelques jours de vacances à Barcelone fin décembre après avoir participé au Mondial au Qatar avec la sélection brésilienne et avant de retrouver son actuel club des Pumas de Mexico.

Au Qatar, le défenseur de 39 ans est devenu le Brésilien le plus âgé jamais aligné en Coupe du monde.

Après des débuts à 18 ans avec l'équipe première de l'Esporte Clube Bahia au Brésil, Alves a été rapidement repéré par les clubs espagnols.

Arrivé au Séville FC en 2002, il rejoint six ans plus tard le club qui verra ses plus grands succès: le FC Barcelone, avec lequel il remporte 23 titres de 2008 à 2016 dont trois Ligues des champions, six Liga et quatre Coupes du Roi.

Il quitte ensuite le Camp Nou pour Turin et la Juventus où il ne restera qu'une saison, le temps de glaner un Scudetto et une Coupe d'Italie.

Alves est ensuite parti au PSG, où il a retrouvé son compatriote Neymar. Se plaisant peu à Paris, il est reparti au Brésil en 2019 avant de faire un bref retour de six mois au Barça. Il a également été sacré champion olympique avec le Brésil aux JO de Tokyo-2020.

Très présent sur les réseaux sociaux, Alves y a interpellé en 2019 le président brésilien Jair Bolsonaro pour ses propos homophobes, misogynes et racistes, avant finalement de lui apporter son soutien lors de la présidentielle de 2022.

Les Pumas (Mexique) mettent fin au contrat de Dani Alves

"Avec cette décision, le club réitère son engagement à ne tolérer aucun acte d'aucun membre de notre institution, qui que ce soit, à porter atteinte à l'esprit universitaire et à ses valeurs", a détaillé le président du club de l'Université nationale du Mexique (UNAM), Leopoldo Silva.

"Le club de l'Université national est une institution qui promeut le respect, le comportement intègre, digne et professionnel de ses joueurs et joueuses, sur et en dehors du terrain", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse convoquée le jour-même, sans répondre aux questions des journalistes.


Le président iranien estime que la reprise des hostilités avec les Etats-Unis n'est pas dans l'intérêt de son pays

Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
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  • Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA
  • L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense"

BICHEK: Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie.

"Nous continuons de nous efforcer de trouver un chemin d'accord et de compréhension, et nous pensons que continuer la guerre n'est pas dans notre intérêt, ni dans l'intérêt de la région", a expliqué le président iranien lors d'une réunion avec le Premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghistan.

"Nous pensons que la solution aux problèmes existants réside dans le dialogue et la compréhension, et toutes les capacités doivent être mobilisées pour éviter l'extension de l'insécurité et du conflit", a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence iranienne.

Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA. L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense".

Le conflit est entré dans son septième mois et les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent.

Ces dernières semaines ont été marquées par une accalmie au Moyen-Orient, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Des dizaines de dirigeants, dont le dirigeant chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif, doivent participer lundi et mardi au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette année dans la capitale kirghize, Bichkek.

 


Crise migratoire à Ceuta : Sánchez réfute toute implication marocaine

Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines
  • "Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines"

MADRID: Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.

"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.