Olivier Faure tente de recoller les morceaux du PS et reçoit son rival

Le premier secrétaire sortant (à droite) a convié à 14H00 au siège du parti le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol (à gauche), ainsi qu'Hélène Geoffroy (Photo, AFP).
Le premier secrétaire sortant (à droite) a convié à 14H00 au siège du parti le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol (à gauche), ainsi qu'Hélène Geoffroy (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 24 janvier 2023

Olivier Faure tente de recoller les morceaux du PS et reçoit son rival

  • Disant vouloir mettre fin à «un feuilleton affligeant», Olivier Faure a indiqué avoir proposé à Nicolas-Mayer Rossignol et Hélène Geoffroy une «direction collégiale»
  • Les deux hommes ont aussi indiqué que le premier secrétaire avait proposé à M. Mayer-Rossignol la tête de liste aux européennes de 2024

IVRY-SUR-SEINE: Un dialogue fragile s'esquisse au milieu du chaos qui fait vaciller le PS depuis son élection interne: Olivier Faure, qui revendique sa reconduction à la tête du Parti socialiste, s'est entretenu lundi avec son rival Nicolas Mayer-Rossignol, qui continue de contester le résultat.

Alors qu'un congrès à Marseille doit entériner en fin de semaine les résultats du vote militant du 19 janvier, le premier secrétaire sortant a convié à 14H00 au siège du parti le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, ainsi qu'Hélène Geoffroy, qui n'avait pu se maintenir au second tour et avait appelé à soutenir l'élu normand.

L'un et l'autre contestaient, à leur arrivée à Ivry, que le parti de François Mitterrand, Lionel Jospin et François Hollande ait aujourd'hui un chef élu, après un scrutin marqué par des accusations multiples de fraude de part et d'autre.

En sortant, après deux heures et demie d'une réunion qualifiée de "sérieuse", tous deux ont dit espérer trouver un accord d'ici au congrès de Marseille.

Disant vouloir mettre fin à "un feuilleton affligeant", Olivier Faure a indiqué avoir proposé à Nicolas-Mayer Rossignol et Hélène Geoffroy une "direction collégiale" mais pas "trois ou quatre premiers secrétaires" comme eux le souhaiteraient sous la forme d'un "directoire".

«Égalité de responsabilité»

Les deux hommes ont aussi indiqué que le premier secrétaire avait proposé à M. Mayer-Rossignol la tête de liste aux européennes de 2024, refusée par ce dernier.

Les trois participants doivent se revoir avant le congrès après avoir consulté leurs soutiens.

"J’ai bon espoir que chacun revienne à la raison et à quelque chose de positif et de collectif", a déclaré M. Mayer-Rossignol.

Un nouveau décompte dimanche a donné 51,09% des voix au sortant contre 48,91% à son rival. Mais Nicolas Mayer-Rossignol réclame la poursuite du recomptage et dénonce des "fraudes dignes d'un autre temps", ce que dément Olivier Faure.

"Mon sujet, ce n'est pas de gagner ou de perdre. Quel que soit le score final, 49, 50, 51... ce qu’on voit c'est que le PS est (...) coupé en deux, donc il faut arriver à le rassembler", a poursuivi M. Mayer-Rossignol jeudi soir sur franceinfo, demandant une "direction collégiale à égalité de responsabilité".

L'ex-président socialiste François Hollande a lui jugé que "lorsqu’il y a contestation, il faut recommencer l’élection", lors d'un entretien à France 3 Pays de la Loire.

Déjà fragilisé par l'échec historique de sa candidate à la présidentielle Anne Hidalgo (1,7%), le PS s'enfonce dans la crise depuis jeudi.

Olivier Faure assure que sa ligne de rassemblement de la gauche avec la Nupes, nouée en mai avec LFI, EELV et le PCF, est désormais majoritaire. "Chacun doit admettre qu’une ligne s’est dégagée et qu’il n’est donc pas question de sortir du rassemblement de la gauche et des écologistes", a-t-il défendu dans le JDD.

Mais "une direction sortante qui fait jeu égal avec un collectif que nous avons monté il y a quatre mois, c'est pas une victoire pour la direction sortante", a souligné M. Mayer-Rossignol.

Le maire de Rouen, plus critique sur l'alliance Nupes et notamment avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, veut modifier cette union, pour que le PS soit "allié, mais pas aligné".

Tapis vert

"Olivier Faure n'a jamais été aussi affaibli", affirme un soutien de l'élu normand, promettant "une forte opposition contre lui au sein du PS, car nous ne partirons pas".

L'entourage d'Olivier Faure veut croire que le rassemblement est possible. Mais, constate un député, "il faut que ceux qui ont perdu, même d'une courte tête, reconnaissent leur défaite et trouvent un accord politique".

Pour lui, "Nicolas Mayer-Rossignol est aussi en train de perdre des plumes et de s'abîmer" dans cette bataille.

"Il n'y a pas de chemin de victoire au tapis vert pour Nicolas Mayer-Rossignol", car "pas un scénario" ne lui donne la victoire, affirme Christophe Clergeau, un proche d'Olivier Faure, même si on supprime les votes de la section de Liévin (Pas-de-Calais), particulièrement ciblée par le maire de Rouen pour ses "irrégularités".

Il souligne qu'Olivier Faure a proposé "une direction ouverte aux différentes sensibilités du parti", en proposant par exemple que Nicolas Mayer-Rossignol soit "associé aux orientations stratégiques, notamment pour les européennes".


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".


Canicule: vigilance orange levée dans les six derniers départements concernés

Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
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  • Les six derniers départements en vigilance orange canicule repassent au jaune, mettant fin au 5e épisode caniculaire depuis mai
  • Encore chaud mercredi, le temps se rafraîchira nettement jeudi avec pluies et orages

PARIS: Les six derniers départements en vigilance orange canicule (Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Gard, Var et Vaucluse) sont redescendus en jaune mardi matin, a indiqué Météo-France dans son bulletin de 06H00, marquant ainsi la fin du cinquième épisode caniculaire depuis mai.

"Sur la plupart des départements de la région PACA, sur la Corse ainsi que sur les départements rhodaniens, les conditions caniculaires caractérisées par la vigilance orange +Canicule+ auront duré environ trois semaines", précise l'institut météorologique.

"Cet après-midi de mardi sera encore chaude avec souvent de 34 à 37°C avant une nuit de mardi à mercredi plus fraîche que la précédente hors zones littorales", indique Météo-France dans son dernier point.

"L'après-midi de mercredi sera encore chaude avant une nette baisse des températures jeudi s'accompagnant d'une dégradation pluvieuse et orageuse", prévoit encore l'organisme.