Microsoft en perte de vitesse, même dans le cloud

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Publié le Mercredi 25 janvier 2023

Microsoft en perte de vitesse, même dans le cloud

  • Le groupe de Redmond (nord-ouest des Etats-Unis) a vu sa croissance décélérer et ses profits diminuer lors du dernier trimestre 2022
  • Microsoft s'attend à une demande plus faible que l'année dernière pour ses activités liées aux ordinateurs personnels, comme son système d'exploitation Windows

SAN FRANCISCO: Microsoft, qui a lancé un plan de licenciement massif, a fait des prévisions financières décevantes mardi, signe que la conjecture économique finit par rattraper même les géants du cloud.

Le groupe de Redmond (nord-ouest des Etats-Unis) a vu sa croissance décélérer et ses profits diminuer lors du dernier trimestre 2022.

D'octobre à décembre, il a réalisé un chiffre d'affaires de 52,7 milliards de dollars, soit +2% sur un an, alors que c'est un habitué des croissances à deux chiffres.

Son bénéfice net est ressorti à 16,4 milliards, en baisse de 12% sur un an, d'après son communiqué de résultats publié mardi.

A leur publication, ces chiffres ont d'abord rassuré le marché, qui s'attendait à pire. Microsoft prenait environ 4% à Wall Street lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse.

Mais le titre perdait 1,31% après la conférence téléphonique aux analystes, où l'entreprise a indiqué tabler sur des revenus compris entre 50,5 et 51,5 milliards de dollars pour le trimestre en cours, moins qu'escompté par le marché.

Microsoft s'attend à une demande plus faible que l'année dernière pour ses activités liées aux ordinateurs personnels, comme son système d'exploitation Windows.

Surtout, la croissance de l'informatique à distance (cloud) devrait continuer à ralentir, notamment celle de la plateforme Azure.

Pendant le trimestre dernier, l'activité "intelligent cloud", qui rassemble ses serveurs et services d'analyses de données, a rapporté 21,5 milliards de dollars au deuxième trimestre de son exercice décalé (+18% sur un an).

Azure a porté l'activité, mais avec une croissance plus faible que d'habitude, à 31%.

Economies et investissements 

"Certains contrats de cloud pourraient être revus à la baisse au moment où les entreprises réévaluent leurs projets de centres de données" à cause de leurs difficultés budgétaires, remarque Dan Ives, de Wedbush.

Mais selon cet analyste, l'appétit du gouvernement et de l'armée pour ces infrastructures ne se dément pas, et de nombreuses sociétés n'ont pas encore effectué leur transition numérique.

"Nous pensons que la transition vers le cloud (des entreprises et organisations) reste inférieure à 50% et représente donc une opportunité massive pour Microsoft" malgré la mauvaise conjoncture économique, précise-t-il.

L'entreprise a annoncé la semaine dernière le licenciement d'ici fin mars de près de 5% de ses effectifs, soit environ 10.000 employés, pour faire face à l'incertitude économique et aux changements de priorités de ses clients.

Un "choix difficile", a expliqué le patron Satya Nadella dans une lettre aux employés, mais nécessaire "dans un secteur qui ne pardonne pas à ceux qui ne s'adaptent pas aux changements de plateforme".

Le groupe a aussi indiqué lundi qu'il allait investir "plusieurs milliards de dollars" pour élargir son partenariat avec le spécialiste de l'intelligence artificielle (IA) OpenAI, créateur notamment du robot conversationnel ChatGPT, qui suscite enthousiasme et effroi jusque chez le géant Google.

Microsoft va "transformer les modèles d'IA les plus avancés en une nouvelle plateforme informatique", a promis le patron Satya Nadella, cité dans le communiqué de résultats mardi.

Il espère aussi finaliser d'ici la fin de l'année le rachat du géant des jeux vidéo Activision Blizzard, malgré les obstacles posés par régulateurs américains et européens.

L'autorité américaine de la concurrence (FTC) a lancé en décembre des poursuites pour bloquer l'acquisition à 69 milliards de dollars de l'éditeur de titres comme "Call of Duty" et "Candy Crush".

L'Union européenne a de son côté ouvert une enquête pour savoir si la transaction rendrait les jeux d'Activision exclusifs à la Xbox, la console de jeux commercialisée par Microsoft.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.