L'Iran annonce de nouvelles sanctions contre l'UE et le Royaume-Uni

L'Iran a annoncé mercredi de nouvelles sanctions contre 25 individus et entités de l'Union européenne et neuf du Royaume-Uni (Photo, AFP)
L'Iran a annoncé mercredi de nouvelles sanctions contre 25 individus et entités de l'Union européenne et neuf du Royaume-Uni (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 25 janvier 2023

L'Iran annonce de nouvelles sanctions contre l'UE et le Royaume-Uni

  • L'Iran avait averti mardi qu'il allait prendre des mesures réciproques en réponse aux nouvelles sanctions décidées la veille à Bruxelles et Londres
  • Figurent sur la nouvelle liste des sanctions iraniennes huit Français parmi lesquels la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, le philosophe Bernard-Henri Levy et l'ex-élu Gilbert Mitterrand,

TÉHÉRAN: L'Iran a annoncé mercredi de nouvelles sanctions contre 25 individus et entités de l'Union européenne et neuf du Royaume-Uni en réaction aux sanctions imposées par ces derniers lundi.

Téhéran reproche à ces personnes et entités de "soutenir le terrorisme et des groupes terroristes (...), d'encourager la violence contre le peuple iranien" ou de "disséminer de fausses informations sur l'Iran", a expliqué le ministère iranien des Affaires étrangères.

L'Iran avait averti mardi qu'il allait prendre des mesures réciproques en réponse aux nouvelles sanctions décidées la veille à Bruxelles et Londres plus de quatre mois après le début de la contestation provoqué par la mort de Mahsa Amini.

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont ajouté 37 personnes ou entités iraniennes sur la liste de leurs sanctions pour violation des droits humains. Les Britanniques ont ajouté eux cinq personnes et deux entités sur leur liste.

Figurent sur la nouvelle liste des sanctions iraniennes huit Français parmi lesquels la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, le philosophe Bernard-Henri Levy et l'ex-élu Gilbert Mitterrand, fils de l'ancien président François Mitterrand.

Sont également ciblés trois responsables de Charlie Hebdo, le magazine déjà placé, comme entité, dans la précédente liste des sanctions. Le journal satirique a provoqué début janvier la colère de Téhéran en publiant des caricatures du Guide suprême Ali Khamenei.

Radio J, basée en France, et le groupe European Friends of Israel (EFI) font partie des trois entités visées.

La liste comporte également le nom de six eurodéputés, de deux anciens élus du Parlement européen, ainsi que l'extrémiste de droite suédo-danois Rasmus Paludan, qui a brûlé samedi un exemplaire du Coran en Suède, provoquant de vives protestations à Ankara et dans plusieurs capitales du monde musulman.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.