Après l'attaque contre deux églises, Algésiras défend la coexistence entre les communautés

Des amis de la victime se rassemblent près de l'église où un sacristain a été tué la veille sur la place Alta à Algésiras, dans le sud de l'Espagne, le 26 janvier 2023 (Photo, AFP)
Des amis de la victime se rassemblent près de l'église où un sacristain a été tué la veille sur la place Alta à Algésiras, dans le sud de l'Espagne, le 26 janvier 2023 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 26 janvier 2023

Après l'attaque contre deux églises, Algésiras défend la coexistence entre les communautés

  • Saïda Laroussi, installée depuis près de trente ans à Algésiras, ville connue pour ses nombreux ferrys partant vers le Maroc, craint que les musulmans ne soient stigmatisés après cette attaque
  • Des centaines de personnes sont venues se recueillir jeudi sur la place devant cette église pour rendre hommage au sacristain

ALGECIRAS: A quelques kilomètres des côtes marocaines, Algésiras défend la coexistence entre ses communautés et espère qu'elle ne sera pas remise en péril par l'attaque meurtrière de mercredi soir contre deux églises.

"Nous avons toujours été bien ici. Nous avons vu ce genre de choses ailleurs, mais à Algésiras, c'est la première fois", se désole Rosa Amado, retraitée de 73 ans, venue rendre hommage à Diego Valencia, le sacristain tué dans l'attaque, qu'elle voyait tous les dimanches à l'église Nuestra Señora de La Palma.

Sous un beau soleil d'hiver, des centaines de personnes sont venues, comme elle, se recueillir jeudi sur la place devant cette église pour rendre hommage au sacristain et exprimer leur rejet d'un acte qu'elles n'auraient jamais cru voir dans leur ville.

Le prêtre d'une autre église, située à quelques centaines de mètres, a été gravement blessé dans cette attaque à la machette perpétrée par un jeune Marocain de 25 ans, mais il est désormais hors de danger.

"Dans ces moments-là, tu crois être dans un film", car "quand cela t’arrive, tu n'y crois pas", a confié à l'AFP Juan José Marina, prêtre de Nuestra Señora de La Palma, qui n'était pas à Algésiras au moment de l'attaque.

"Si je suis vivant, c'est parce que Diego est mort", a-t-il ajouté, ému et les yeux gonflés par une nuit sans sommeil.

Jamais eu de "divisions" 

Il espère désormais que cette attaque, qui a entraîné l'ouverture d'une enquête pour terrorisme, ne mettra pas en danger l'entente qui règne entre les communautés religieuses.

"J'essaie par tous les moyens de faire en sorte que cela ne soit pas utilisé pour faire ressortir les divisions qui sont fréquentes (ailleurs), car ici, il n'y en a jamais eu", insiste-t-il devant l'église, dont les portes sont fermées.

L'auteur présumé de l'attaque "a invoqué le nom de Dieu pour le mal", dénonce-t-il.

Nombre d'habitants de confession musulmane sont également venus rendre hommage au sacristain tué.

Parmi eux, Saïda Laroussi, installée depuis près de trente ans à Algésiras, ville connue pour ses nombreux ferrys partant vers le Maroc, et qui craint que les musulmans ne soient stigmatisés après cette attaque.

"Ce jeune ne devait tuer personne, car l'Islam, c'est la paix. Nous sommes ici pour dire aux habitants que nous sommes avec eux, que nous sommes contre cela", insiste cette professeure d'arabe de 50 ans aux cheveux recouverts d'un voile beige.

"Honte" 

Femme au foyer de 67 ans, Carmen bat en brèche l'image de bonne entente et préfère ne pas donner son nom de famille quand elle dénonce l'absence d'intégration de familles musulmanes dans son quartier. "Nous sommes tous sous le choc, mais on le voyait venir" affirme-t-elle.

Un discours contre lequel veut lutter Hicham Ayoubi, venu exprimer sa "honte" d'une attaque commise par un jeune homme né au Maroc comme lui.

"Nous avons très peur que cela ait un impact sur notre intégration dans la ville, parce que nous nous sentons espagnols, nous nous sentons d'Algésiras et nous ne voulons pas que cela arrive de nouveau", assure ce chauffeur routier de 41 ans, arrivé de Tanger il y a 22 ans.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.