Maroc: Des défenseurs des droits humains saluent le vote du Parlement européen

Khadija Ryadi, Fouad Abdelmomni et Abderrazak Boughanbour, membres du comité national de soutien aux prisonniers politiques, tiennent une conférence de presse à l'Association marocaine des droits de l'homme à Rabat le 26 janvier 2023 (Photo, AFP).
Khadija Ryadi, Fouad Abdelmomni et Abderrazak Boughanbour, membres du comité national de soutien aux prisonniers politiques, tiennent une conférence de presse à l'Association marocaine des droits de l'homme à Rabat le 26 janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 27 janvier 2023

Maroc: Des défenseurs des droits humains saluent le vote du Parlement européen

  • Des défenseurs marocains des droits humains ont exhorté jeudi les autorités à reconnaître «l'échec de la répression» à l'encontre des voix critiques
  • L'INASDO a réitéré jeudi son appel à la «libération immédiate de tous les détenus d'opinion»

RABAT: Des défenseurs marocains des droits humains ont exhorté jeudi les autorités à reconnaître "l'échec de la répression" à l'encontre des voix critiques, en saluant la résolution du Parlement européen s'inquiétant de la dégradation de la liberté de la presse au Maroc.

Dans un texte adopté jeudi dernier à une large majorité, le Parlement européen a demandé "instamment" aux autorités marocaines de "respecter la liberté d'expression et la liberté des médias" et de "garantir aux journalistes incarcérés (...) un procès équitable".

"La réponse requise (à la résolution) est de reconnaître l'échec des politiques répressives contre les opinions critiques", a plaidé Khadija Ryadi, militante des droits humains, lors d'une conférence de presse organisée à Rabat par l'Instance nationale de soutien aux détenus d'opinion (INASDO).

Les eurodéputés ont insisté en particulier sur le cas d'Omar Radi. Ce journaliste indépendant de 36 ans, connu pour ses positions critiques envers le pouvoir, a été arrêté en 2020 et condamné en mars à six ans de prison ferme pour "viol" et "espionnage", accusations qu'il a toujours niées.

Plusieurs autres journalistes indépendants et opposants – dont l'ex-patron de presse Taoufik Bouachrine, l'éditorialiste Soulaimane Raissouni et l'ex-bâtonnier Mohamed Ziane – ont été condamnés et emprisonnés ces dernières années pour des accusations à caractère sexuelle.

Selon Mme Ryadi, le vote du Parlement européen consacre "l'échec de la stratégie répressive consistant à fabriquer des accusations sexuelles contre les journalistes et les critiques".

"Nous sommes conscients que la libération des détenus d'opinion n'aura pas lieu grâce au Parlement européen mais grâce au militantisme du mouvement de défense des droits humains au Maroc. Mais ce genre de résolutions nous donne de la force et fait entendre notre voix à l'étranger", a-t-elle souligné.

"Cette résolution est une décision importante, eu égard à la régression que nous subissons en matière de droits humains au Maroc", a renchéri Khouloud Moukhtari, l'épouse de Soulaimane Raissouni, lors de la même conférence de presse.

L'INASDO a réitéré jeudi son appel à la "libération immédiate de tous les détenus d'opinion".

Ses positions tranchent avec le discours quasi unanime de la classe politique marocaine et des médias locaux qui fulminent depuis une semaine contre le Parlement européen, accusé d'"ingérence inacceptable" dans les affaires du Maroc.

Les autorités marocaines assurent que la justice est indépendante et que les condamnations de journalistes "n'ont rien à voir" avec leur travail journalistique.


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.